(La pêche d'accord, le massacre pas question : les verts
sont des menteurs !)


Tous les trois
ans les retenues de Verbois et de Chancy-Pougny sont vidées et curées par des
chasses dans le but déliminer les limons déposés par lArve.
Ces opérations nont rien décologique. Au contraire, elles conduisent au massacre et à la disparition de la faune piscicole du Rhône.
Le
gouvernement précédent, sous limpulsion du Conseiller dEtat Claude Haegi,
sétait penché très sérieusement sur les graves atteintes écologiques
provoquées par
les vidanges triennales sur la biocénose et plus
particulièrement sur le milieu piscicole.
Monsieur
Claude Haegi a mis en
uvre des actions et des mesures actives visant à protéger les espèces notamment
en participant en personne à lopération de sauvetage des poissons avant la
vidange du barrage de Verbois du mois de mai 1997.
Avec laide du
Conseiller dEtat Gérard Ramseyer, qui a aussi participé en personne au
sauvetage des poissons, et de lexcellent travail de leurs services
concernés, additionné à lengagement et
au bénévolat des pêcheurs genevois,
monsieur Claude Haegi à permis la réalisation de cette première mondiale
destinée à épargner les poissons des dégâts dus à la vidange de la retenue du
barrage de Verbois.
Ce qui est
dautant plus remarquable cest que seulement 3 mois étaient à la disposition des
intervenants pour faire les études de faisabilité, concevoir les radeaux,
concevoir les appareils de répulsion phoniques, prendre en comptes les
différents aspects de la sécurité, de lhydraulique et des fixations des
radeaux sous le Pont Butin, obtenir toutes les autorisations légales, etc..
Pour finir par sauver des milliers de poissons indigènes.
Monsieur
Claude Haegi à tracé le chemin, comme dans dautres domaines (contrats rivières
avec la France), nous ne pouvons que grandement le remercier pour son
engagement pour Genève et la région lémanique.

Malheureusement,
depuis son entrée en fonction, le nouveau Conseiller dEtat écologiste Robert
Cramer, ne tient pas son rôle et ses promesses èlectorales écologistes.
Il a fait main basse sur les études initiées par son prédécesseur ainsi que sur les fonds destinés au programme "Dix ans pour sauver nos rivières" et sur le travail des pêcheurs qui le lui reprochent, comme d'ailleurs ses manquement à ses promesses électorales.
Comme
mesures de rétorsion, monsieur Robert Cramer refuse toute consultation ou
représentation des pêcheurs dans les commissions officielles auquelles ils ont
légitimement le droit d'être représentés, il les prive d'expression et leur
interdit de toute gestion ou action bénévole de
leur part, tout en leur imposant un règlement de pêche draconnien et dissuasif.
Les pêcheurs
estiment que les verts genevois ne font aucun effort écologique pour le Rhône
genevois et les espèces piscicoles qui le peuplent.
Ils lont
maintes fois répété et aujourdhui, avec la vidange du 26 mai 2000, ils en
obtiennent
encore une fois la confirmation de leurs craintes.
Ce non-respect
du milieu piscicole heurte les pêcheurs dautant plus que les verts mentent à
la population genevoise car ils ne respectent pas leurs promesses électorales comme
leur affiche ci-dessus le confirme, car ils cautionnent les massacres des
poissons passés tout comme le futur massacre annoncé
du 26 mai 2000.
La population genevoise est leurrée par les verts dont les actions écologistes sont de plus en plus rares, faussées ou guidées par des impératifs financiers ou privés.
Ces
actions sont largement placées au second plan de leurs intérêts, puisquils consacrent tous
leurs efforts exclusivement à une politique de parti, au point quils en oublient les engagements
écologistes quils ont pris envers la population.
Le prétexte de
la loi sur la protection des rives du Rhône, brandie par un de leurs chefs de
file, ne saurait être admis car les
poissons ne se promènent pas au bord du Rhône mais vivent dans celui-ci. Donc
pour eux, cette loi est totalement inutile.
Les pêcheurs
nadmettent pas que le Conseiller dEtat écologiste délivre aux SIG
lautorisation de procéder aux vidanges
désatreuses et irréversibles pour le milieu sans
quils ne soient contraints à prendre des mesures visant à protéger les espèces conformément aux lois
fédérales et cantonales.
De même sa conscience écologiste devrait lui dicter dintervenir en faveur du milieu piscicole.
Pourtant, monsieur Robert Cramer a décidé de ne rien faire
lors de la vidange du 26 mai 2000 sous
prétexte quil était trop tard pour intervenir.
Cette excuse ne saurait être admise car il connaît parfaitement la problématique des vidanges ainsi que les opérations mises en oeuvre par le gouvernement précédent.
Depuis fin 1997 il est le conseiller dEtat en charge du département de lIntérieur, de lagriculture et de lénergie.
Il avait donc tout loisir pour préparer la vidange du mois de mai 2000 afin den limiter le massacre.
Les Genevois doivent être informés que dans ce cas d'espèce, monsieur Robert Cramer ne respecte pas lesprit du développement durable qui consiste à nous permettre de subvenir à nos besoins sans compromettre les besoins des générations futures. Quallons-nous laisser à nos enfants ?
Nous comprenons parfaitement la nécessité dutiliser lénergie hydraulique, ce que nous ne pouvons admettre cest que depuis la construction du barrage de Verbois, (pendant la guerre 39-45) rien na été tenté par les utilisateurs de la force hydraulique pour minimiser les impacts négatifs et catastrophiques de leur exploitation sur le milieu piscicole.
La vidange de Verbois telle que pratiquée dès le 30 mai 1997 a prouvé notamment deux choses :
1) Elle peut être faite tous les 4 ans au lieu de trois ans et ainsi permettre une éventuelle reproduction naturelle des espèces.
2) Des mesures actives de protection contre leurs dégâts sur le milieu et la faune piscicole peuvent facilement être mises en uvre, à faibles coûts et elles sont efficaces.
Par conséquent, les SIG sont entièrement responsables du massacre de la faune piscicole.
En ce qui concerne la vidange du 26 mai 2000, le Conseiller dEtat Robert Cramer est co-responsable avec les SIG du futur massacre annoncé car il en a délivré lautorisation sans la lier à des mesures de compensations contraignantes pour les SIG visant à minimiser les impacts négatifs de la vidange.
Cette année les SIG, sous la pression des pêcheurs, tentent maladroitement de justifier leur vidange par lentremise dune plaquette quils ont émise et dans laquelle il est fait mention de suivis et de rapports que nous navons jamais vus. (Personne ne sait où nous pouvons les obtenir)
Il est aussi fait mention de « zones refuge actuelles et projetées » dont lefficacité ne peut en aucun cas être considérée comme bonne car elles ne sont pas accompagnées par une signalisation routière claire et précise pour que les poissons puissent les atteindre facilement et en temps voulu ! .
Plus sérieusement, seules deux zones sont susceptibles de recevoir temporairement des poissons à labri des vidanges :
a) lembouchure de lAllondon
b) Lembouchure de la Laire
Seuls les quelques poissons qui seraient dans le périmètre immédiat de ces deux embouchures au début de la vidange pourraient en profiter. Cela est totalement insignifiant en comparaison de la population piscicole du Rhône genevois qui est massacrée.
Les SIG tentent maladroitement de faire croire à la population quils ont largement contribué au maintien des espèces par l' aménagement de ces deux zones de quelques mètres carés et que tous les poissons du Rhône sy réfugieront.
Les SIG doivent assumer les dégâts dus à leur exploitation et informer correctement la population genevoise des conséquences de leurs actions sur la faune piscicole.
Ils doivent préciser les mesures quils considèrent suffisantes et quils entendent mettre en oeuvre afin de respecter lesprit du développement durable et de laisser à nos enfants un Rhône habité par la plus grande variété despèces possibles, en qualité et en quantité suffisante pour permettre le maintien dune reproduction naturelle et non un repeuplement par avalaison (descente du lac Léman) ou artificiel.
FGSP mai 2000