La situation d’exploitation va changer et passer de 520 m3/s à 620  m3/s, dans un but de productivité (augmentation de 20% de la puissance d’origine), ce qui va provoquer des atteintes irréversibles sur milieu aquatique. La FGSP lutte depuis 10 ans pour obtenir des SIG qu’ils minimisent les impacts négatifs sur la faune, la flore, le milieu aquatique et ses habitants, dus à leur exploitation de la force hydraulique.

 

Aujourd’hui encore, des procédures sont en cours jusqu’au Tribunal fédéral.

 

En ce qui concerne les vidanges des retenues des barrages de Verbois et de Chancy-Pougny, nous expliquons brièvement ci dessous les techniques utilisées et leurs impacts désastreux directs sur la faune piscicole du Rhône à partir de Genève.

 

 

Conditions actuelles hydrauliques « normales » d’exploitation. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le cumul des vidanges triennales, pratiquées depuis des décennies, ainsi qu’une gestion déplorable des espèces piscicoles du Rhône genevois faite par l’Etat, ont conduit à la disparition de certaines espèces, et à menacer, voir potentiellement menacer, toutes les espèces piscicoles qui peuplaient abondamment le Rhône genevois il y a seulement une à deux décennies.

 

 

 

Par le passé, les vidanges ont été faites de façon brutale, (ouverture simultanée de toutes les vannes) ce qui avait pour conséquences notamment une mortalité « visible » des poissons.

 

Les SIG ont adopté depuis quelques années une nouvelle technique qui consiste à abaisser le niveau des retenues par sur-verse (ouverture des vannes du haut des barrages) afin de tenter de « contrôler » le taux des matières en suspension qui  sont charriées et de tenter de les garder à un niveau acceptable pour la faune piscicole. 

 

Le dessin ci-dessous montre comment les poissons qui n’ont pas « transité » par le haut des barrages sont piégés au fond des retenues.

 

N’importe quel gamin a expérimenté que si l’on a des poissons dans un bocal, les poissons se regroupent au fond du bocal par instinct à l’instant ou l’on commence  à le vider lentement.

 

Si l’on transpose cette image au niveau des retenues des barrages, le résultat sera exactement le même mais à plus grande échelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Alors pourquoi y-a t’il moins de mortalité visible ?.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Simplement parce que les poissons sont « comprimés et broyés » dans le lit  du fleuve par les boues et les limons qui ont une forte densité et qu’ils sont ensuite expulsés par des chasses lors de l’ouverture des vannes de fonds des barrages. Ces chasses sont uniques en Europe, voir au monde car il est utilisé pour cela le plus grand bassin de rétention d’Europe, le lac Léman, d’où l’on lâche brutalement un débit d’eau de 620m3/s qui va, tel un décapeur, chasser les limons et nettoyer le lit du fleuve.

 

Dans ces conditions, le milieu et la faune piscicole n’ont aucune chance de s’en sortir indemne !