Une rivière prenant sa source sur le Mont-de-Sion et se jetant dans le Rhône 
à l'extrémité sud-ouest du canton de Genève
 
                                  La Laire

Des rivières vivantes

 « Les arbres, les arbrisseaux, les plantes sont la parure et le vêtement de la terre. Rien n'est si triste que l'aspect d'une campagne nue et pelée, qui n ' étale aux yeux que des pierres, du limon et des sables; mais vivifiée par la nature et revêtue de sa robe de noces, au milieu du cours des eaux et du chant des oiseaux, la terre offre à l 'homme, dans l'harmonie des trois règnes, un spectacle plein de vie, d'intérêt et de charme, le seul spectacle au monde dont ses yeux et son coeur ne se lassent jamais. »

Ce texte, extrait des "Rêveries du promeneur solitaire", a été écrit en 1776. Lorsqu'il écrivait ces lignes, Jean-Jacques Rousseau ne pouvait pas imaginer la profonde modification que subirait notre environnement avec la révolution industrielle du XIXe siècle, accentuée par la formidable expansion des activités humaines au XXe.

De tous les milieux naturels affectés, les milieux aquatiques avec les rivières en tête, ont payé un lourd tribu à ce développement spectaculaire: correction, endiguement voire tout simplement mise sous tuyau, tel a été trop souvent le sort réservé à nos cours d'eau. Lorsque, à ces altérations, s'ajoute une pollution domestique ou industrielle, que des pompages assoiffent le cours d'eau en été, nous disposons de tous les ingrédients pour transformer progressivement une rivière en égout.

Heureusement, la situation n'est pas aussi désespérée pour la Laire !

Autre citoyen genevois, le peintre et philosophe Robert Hainard affirme que l' « On n'est pas riche de ce qu'on prend mais de ce qu'on laisse. »

Avec le programme de renaturation des cours d'eau du canton, nous avons pour ambition de laisser à la prochaine génération des cours revitalisés, réhabilités. C'est avec détermination que nous développons, avec nos voisins et amis du Genevois, un contrat de rivière transfrontalier regroupant une dizaine de cours d'eau, dont bien évidemment la Laire. Ce contrat aboutira prochainement à des plans d'action, puis à des réalisations qui permettront, je l'espère vivement, à la Laire de retrouver l'éclat d'antan qu'elle n'aurait jamais dû perdre.

Robert Cramer
Président du Département de l'intérieur, de l'agriculture, de l'environnement et de "énergie

Sommaire

-  éditorial
-  origine de la rivière
-  richesses naturelles
-  découverte du site
-  carte géographique
-  promenade
-  généralités
-  une rivière en danger
-  préhistoire et histoire
-  état actuel
-  qualité globale
-  altération et assainissement
-  actions et mesures de revalorisation proposées
-  glossaire
      les mots suivis d'un astérisque (*) renvoient au glossaire

Les sources.

Origine de la rivière

La Laire prend naissance sur le relief du Mont-de-Sion, au Thouvet, à 853 m d'altitude. Nommée Aire de Viry en France, elle traverse la commune de Viry sur une distance d'environ 7 km.
Ce cours d'eau longe ensuite la frontière sur 6 km pour finalement se jeter dans le Rhône, en Suisse, sur la commune de Chancy, à 333 m d'altitude.

Paysage
La Laire crée son cordon de verdure, s'étendant par endroits en une large forêt, sur les pentes douces du Mont-de-Sion.

Avec ses milieux naturels variés, le vallon de la Laire est l'une des cinq zones alluviales* d'importance nationale du
canton de Genève. Il doit son extraordinaire richesse biologique à l'alternance de sécheresse, d'inondations, d'érosions et de dépôts d'alluvions.

Richesses naturelles

Crapaud commun (buto-buto)

Par sa situation et son orientation Est-Ouest, la largeur de ses flancs et son lit* de glariers*, la richesse des biotopes* du vallon est étonnante.

Les caractéristiques du vallon de la Laire ne sont pas sans rappeler celles d'un autre fameux vallon du canton, celui de l'Allondon. Cependant, une pression humaine moins importante favorise le développement d'une flore très variée. Tant du côté français que du côté suisse, la diversité de la faune et de la flore est digne d'intérêt et de protection.

Cette richesse faunistique est manifeste pour les vertébrés les plus menacés en Suisse, à savoir les batraciens et les reptiles.

Site protégé dès 1980, la Confédération s'est engagée en 1982 à appliquer la recommandation (R82) du Conseil de l'Europe. Dans ce but fut écrite l'Ordonnance fédérale sur la protection des zones alluviales, entrée en vigueur en 1992 1.

1 Les cantons sont chargés de délimiter les zones alluviales. de créer des zones tampons. de rétablir dans la mesure du possible la dynamique naturelle et de veiller au développement de la faune et de la flore caractéristique de ces milieux.

La Faune

Oiseaux
Il nous sera possible d'observer, entre autres espèces, le martin-pêcheur, le cincle plongeur, le pic-vert, la buse variable, le faucon crécerelle, l'épervier d'Europe et la chouette chevêche.

Mammifères
Peut-être aurons-nous la chance d'apercevoir l'avance prudente d'un cerf, la surveillance furtive d'un renard ou la course rapide d'un blaireau venu boire non loin d'un lièvre. Mais on peut aussi bien se laisser surprendre par les grognements d'une famille de sangliers, que par la grâce d'une course d'hermines ou de belettes.

Insectes
Certaines espèces de lépidoptères*, présentes généralement plus au Sud (Drôme, Basses- Alpes,) remontent lors d'années particulièrement chaudes le long de la vallée du Rhône et débouchent dans notre région par le Fort-l'Ecluse. Parmi les plus spectaculaires: le flambé (Iphiclides podalirius L.), le grand porte-queue (Papillon machaon L.) et un nocturne: le sphinx de l'argousier (Hyles hippophaes (Esper)). Citons encore un orthoptère* présent sur les bords du Rhône, dans le vallon de l'Allondon et celui de la Laire : la mante religieuse (Mantis religiosa L.).

Murin de Daubenton. Maintenant que I'usage des insecticides a fortement diminué. les chauves-souris réapparaissent en nombre à la nuit tombante.

Batraciens
La diversité des milieux permet aux batraciens de se développer dans les meilleures conditions.
Très rare dans le canton, caché dans la végétation au pied de petites falaises, l'alyte ou crapaud accoucheur tente de se dissimuler des nombreux prédateurs. Il vit  dans de petites falaises de terre où il peut creuser des abris et trouver des points d'eau dans lesquels ses énormes têtards se développeront. Tout aussi rares sont le triton alpestre, le triton crêté et la salamandre tachetée. Le sonneur a ventre jaune, le crapaud commun, la grenouille rousse et la grenouille agile se trouvent en abondance dans les lieux boisés, les grenouilles vertes et les grenouilles rieuses peuplent les berges du cours d'eau, plongeant bruyamment à la moindre alerte.

Reptiles
La couleuvre vipérine est le serpent le plus rare de Suisse et le canton de Genève a la chance d'accueillir quelques-unes des dernières populations. Son régime alimentaire exclusivement piscivore la confine aux milieux humides poissonneux où elle côtoie la couleuvre à collier qui se nourrit, elle, de batraciens. Sa coloration peut la faire confondre avec une vipère, mais la forme ronde de sa pupille ne laisse pas de doute.. c'est une inoffensive couleuvre.

La couleuvre verte-et-jaune, élégante et rapide, la couleuvre d'Esculape, camouflée dans les arbres, la coronelle lisse,. silencieuse dans les bois, et la vipère aspic complètent la liste des espèces de serpents du vallon, qui profitent des milieux secs et des murs exposés au soleil.

 

 

La gorge bleue du mâle du lézard vert contraste avec la végétation. Il hésite entre le désir de montrer ses couleurs éclatantes à sa belle et la peur de sortir de sa cachette. L'instinct de séduction est généralement le plus fort et on peut ainsi l'observer facilement sur une souche ou une pierre.

Lézard vert

Les murs de pierres et les gabions* sont le royaume du lézard des mu- railles, petit lézard brun, qui chas- se activement insectes et mollusques. En plus des nombreux prédateurs habituels (rapaces,. fouines, renards, hérissons, ...), les reptiles, qui doivent se chauffer au soleil pour êtres actifs, subissent le dérangement fréquent des chiens errants. Cette pression accrue fait diminuer les populations.

Poissons
La Laire possède une faune ichtyologique* intéressante, mise en relief notamment dans une étude effectuée en 1988. Celle-ci conclut que, des neuf espèces recensées, cinq peuplent régulièrement la rivière: la truite fario (Salmo trutta farjo L.), le chevaine (Leucjscus cephalus L.), le vairon (Phoxjnus phoxjnus L.), la loche franche (Noemachejlus barbatulus L.), le blageon (Leucjcus souffja Risso) . En décembre, les grosses truites (jusqu'à plusieurs kilos) du Rhône remontent la Laire pour déposer leurs oeufs sur les bancs de graviers propres.

le poisson-chat (Ameiurus nebulosus (le Sueur»), également présent, est une espèce nord-américaine qui est considérée comme indésirable car elle modifie l'équilibre de la faune indigène. Enfin, le blageon (Leuciscus souffia Risso) est une espèce rare et fortement menacée sur le plan suisse; dans le canton, la seule rivière qui en est aussi peuplée est la Seymaz.

La flore

Gesse printanière (Lathyrus vernus Wimmer).

 

Comme pour le vallon de l'Allondon, la situation particulière de la Laire, à proximité du Fort-l'Ecluse, a favorisé l'implantation de certaines espèces venues du sud, parmi lesquelles beaucoup d'espèces rares ou menacées sur le plan suisse.

Dans la région des Raclerets poussent, entre autres, quelques plantes rares telles que: la dent-de-chien (Erythronium dens canis L.) qui n'apparaît en Suisse qu'au Tessin, l'isopyre faux-pigamon (lsopyrum thalictroides L.) seule présence en Suisse, la linaigrette à larges feuilles (Eriophorum latifolium Hoppe) seul lieu de pousse dans le canton.

27 sortes d'orchidées ont été répertoriées dans la partie française sur les 56 que compte la Haute-Savoie, dont les ophrys mouche (Ophrys muscifera Hudson) et bourdon (Ophrys fuciflora (F. W. Schmidt) Moench).

 

Raisin-de-renard (Paris quadrifolia L.)

Arbres
Le chêne est présent presque partout (principalement le chêne pédonculé) à proximité des aulnes. Du côté de Vers-Vaux (le long du Rhône) les bois de chênaies à charme ont conservé un aspect souvent très homogène en raison de l'exploitation en taillis pratiquée naguère. Des formations à pin sylvestre côtoient la partie boisée au sud-est. En amont des Raclerets, l'embuissonnement plus avancé recouvre la limite avec des glariers* colonisés. la viorne lantane (Viburnum lantana l.), le gracieux amélanchier ovale poussent dans ces lieux. En aval, les épines-vinettes (Berberis vulgaris l.) la coronille (Coronilla emerus L.) s'ajoutent à cette diversité végétale, mais dès que l'on quitte la rivière même, la végétation change. Les pins et les genévriers qui coiffent la crête que le chemin creux vient de longer, tout comme les bouquets de bouleaux, de peupliers et le parterre herbeux encore bien développé par endroits, nous rappellent que la forêt a reconquis un terrain autrefois défriché. le paysage est le fruit d'une évolution dont on peut retracer l'histoire.

 

Le village de Chancy vu du coteau de Néry.

Découverte du site
Le vallon se situe dans une région de collines aux courbes sinueuses, au pied du Mont-de-Sion.

Accès à la promenade
La promenade proposée a plusieurs variantes (voir la carte du site et les descriptions de promenades aux pages suivantes).

Promenade

Avusy (A) - Moulin de la Grave (B) (20 min.)
En voiture: parking [P] à l'entrée du village, le long de la route juste après l'église. en bus: [TPG] ligne L, arrêt Avusy Village (terminus). Suivre la petite route du Moulin-de-Ia-Grave: 1 km plus bas la route se sépare en deux chemins. Prendre à droite pour rejoindre la Laire.

Moulin de la Grave (B) - Passerelle du terrain militaire (C) (15 min.)
Au sous-bois bordant la Laire, emprunter le sentier sur la droite. Ce chemin remonte ensuite vers les champs (« Champs Coquets ») et longe la lisière du bois. Le sentier rejoint un chemin agricole qui descend dans le bois puis, quelques mètres plus bas, repart sur la gauche en direction du cours d'eau. En surplomb de la Laire, le chemin se rapproche du terrain de tir des Raclerets (des coups de feu sont assez fréquents). Vous êtes à la croisée des chemins (point C).

Passerelle du terrain militaire (C) - plaine de Chancy (F) (5 min.)
Suivre sur la droite le chemin forestier en optant pour la gauche aux bifurcations, jusqu'au panneau d'information pédestre (point F).

Passerelle du terrain militaire (C) - route de Valleiry (D) (15 min.)
Rive droite, prendre le prochain sentier sur la gauche et rejoindre la rivière. Les accès se ramifient pour accéder à des emplacements sauvages de barbecue. La berge devenant inaccessible, remonter le long d'un champ et longer le sous-bois. Le chemin oblique bientôt à angle droit sur la gauche: s'engager dans le sentier serpentant entre ce sous-bois et une haie de charmilles (attention aux falaises - 3 m de haut - qui bordent le chemin) puis déboucher, par la forêt, sur la route de Valleiry. 

Attention: si vous désirez passer sur la rive gauche (qui n'est pas décrite dans ces promenades), vous devez vous informer à l'avance auprès de l'arsenal cantonal, (tél. 022/327 71 34) pour connaître les jours de tirs prévus. Sur cette rive, à la hauteur des Raclerets, les passages sont en effet réglementés. En cas de tir, ne pas traverser la rivière.

Pont route de Valleiry (D) - Chancy (E) (20 min.)
En prenant à droite la route de Valleiry, remonter jusqu'au village de Chancy. Ce tronçon d'environ 1 km est risqué car la route étroite est empruntée par de nombreux véhicules (marcher en retrait sur la bordure d'herbe). Au village, prendre sur la gauche le chemin de la Ruette pour rejoindre l'arrêt de bus K et le parking de la Mairie, ou poursuivre la route de Valleiry jusqu'au chemin des Raclerets (point E).

Chancy (E) -Chemin de Néry (F) (15 min.)
Au centre de Chancy, partant de la route de Valleiry, s'engager par le chemin des Raclerets sur la petite route agricole en direction de la Laire jusqu'au panneau pédestre de signalisation (point F).

La Laire en amont des Raclerets

Chemin de Néry (F) -Avusy (A) (40 min.)
Au panneau de signalisation pédestre Site protégé, continuer la route vers le bas sur quelques mètres. Arrivé à l'intersection, prendre à gauche ainsi qu'aux deux bifurcations suivantes pour se retrouver sur un chemin herbeux qui remonte sur les vignes dominant Chancy. Très joli point de vue. A droite emprunter le sentier ombragé, nommé chemin de Néry, qui se faufile entre deux propriétés. Celui-ci devient petite route jusqu'au lieu-dit « Champlong ». Aux premières maisons, s'engager toujours sur la droite et rejoindre la route d'Avusy où se trouve le terminus de la ligne L, un café-restaurant et le parking près de l'église.

Chancy (E) - Avusy (A) (25 min.)
Il est possible de rallier les deux villages d'une manière plus rapide. A l'entrée du village de Chancy, quitter la route principale (route de Bellegarde) pour s'engager dans le chemin du Champlong. Cette petite route se dirige vers les coteaux dominants Chancy et remonte sous les arbres jusqu'au sommet des vignes. Arrivé à Champlong, obliquer sur la droite pour rejoindre Avusy (point A).

Bois-gentil (Daphne mezereum L.)

Généralités

Statut* du cours d'eau
Privé sur le cours français. Cantonal sur tout son cours suisse

Communes concernées du bassin* versant
France: Viry, Chênex, Vers, Valleiry et, pour une petite part, Présilly et Feigères.
Suisse: Soral, Avusy, Chancy.

Surface du bassin* versant
46,2 km2 dont 38,9 km2 de bassin sur le versant français.

Longueur du cours
Des sources à son embouchure dans le Rhône, environ 15 km, dont 7,1 km de cours sur France, 6,1 km de frontière commune franco-suisse et 1,8 km sur Suisse. Avec une dénivellation totale de 520 m, ce qui représente une pente moyenne de 3, 5 %.

Débit moyen*
Débit moyen pluriannuel: 340 l/s
Débit médian* inconnu.

Débit de crue*
Le débit de crue n'est pas connu sur ce cours d'eau

Débit d'étiage* (Q347)
A l'amont: Q347 estimé à 2 l/s
Tronçon intermédiaire:Q347 estimé à sec
Depuis le Moulin de Veigy: Q347 estimé à 30 l/s

Régime*
Le régime est de type pluvial.

Affluents* principaux
France: les ruisseaux des Foges (qui reçoivent les ruisseaux des Coppets et de Chênex), de la Tuilière et de la Repentance.
Suisse: le ruisseau des Fourches.

Hydrogéologie
La source du Moulin de Veigy à Sézegnin constitue la seule source d'eau naturelle d'importance du canton. Elle constitue la décharge de la nappe superficielle avec des débits réguliers de l'ordre de 1000 litres/minute.

En période d'étiage* de la Laire, cette source constitue l'unique apport d'eau de la rivière dans son cours aval. A noter, qu'en période sèche l'eau de la rivière, au niveau du pont de Soral, s'infiltre dans ses alluvions*; ceux-ci reposent sur une couche géologique dite « l'alluvion ancienne » (plusieurs milliers d'années), siège de la nappe d'eau profonde utilisée pour l'eau de boisson. Il est probable que la rivière alimente cette nappe profonde.

Géologie
La Laire est un excellent terrain d'observation pour l'étude des dépôts quaternaires du bassin genevois. Les séries glaciaires, subdivisées en plusieurs unités, ont été décrites et interprétées dans de nombreux travaux géologiques de recherche1. Les falaises de Rougemont sont à ce titre un exemple de site érosif permettant de disposer d'une coupe à travers les unités lithostratigraphiques supérieures (complexe morainique supérieur).
1 Entre autres, Paréjas. E (1938) et Maystre. D & Vergain. J. (1992.)

 

Une rivière en danger

Pendant l'été, il arrive souvent que la Laire soit asséchée en amont du Moulin de Veigy (Suisse). Son débit sur l'ensemble des tronçons est généralement faible et sa qualité est menacée par les dysfonctionnements de l'assainissement

En période d'étiage, la sécheresse aggrave les problèmes de débit et de dilution de la pollution ce qui provoquait, il y a peu, de véritables hécatombes pour la faune piscicole.

Depuis quelques années, le service des forêts, de la protection de la nature et du paysage (SFPNP) est régulièrement obligé, dès le début de l'été, de procéder à des pêches électriques de récupération des poissons afin de les déplacer sur la partie aval du cours d'eau, où il y a suffisamment d'eau pour eux.

 Altérations (écume et algues).

Préhistoire

Le vallon a été créé lors du retrait du glacier du Rhône, il y a environ 12000 ans; parallèle au Mont-de-sion qui n'est autre, lui-même, que les restes d'une immense moraine frontale formée par le verrou du Salève et du Vuache.

Histoire

de la région...
Sur les pentes adjacentes au Rhône, l'examen du terrain a révélé une tuilerie, des traces d'occupation romaine, des retranchements où l'on peut imaginer les légionnaires de César surveillant les Helvètes en quête d'un gué en 58 avant J.-C. L'annexion du canton de Genève à la Confédération suisse est rappelée par une borne sculptée et millésimée en 1816, dressée en aval du Longet. Il est à noter la découverte importante d'un cimetière1 burgonde, au lieu-dit « Sur le Moulin », qui fut utilisé de la fin du IVe siècle jusqu'au début du VIIIe siècle. Mais des fouilles plus profondes dans les sédiments ont également révélé des restes de mammouths.

du cours d'eau...
Au début du XIXe siècle, trois moulins fonctionnaient sur le territoire de la commune. En 1851, ceux d'Avusy réclamaient un pont qui leur serait utile, en remplacement d'une passerelle régulièrement emportée par les crues. En 1872, c'est toujours une passerelle qui servait aux piétons. Les chars passaient à gué. Pour ce qui est de cette passerelle, elle sera une fois de plus emportée par une crue en 1911, date à laquelle fut construit le pont actuel2. En 1981 : renforcement des berges dans les courbes sous Soral.

et du bassin versant*
Sur Suisse, avant les années 1960, il n'y avait pas d'assainissement centralisé. les effluents des habitations étaient évacués, après traitement, par des fosses dans les réseaux de collecte (souvent des drainages, en zone suburbaine), lesquels se déversaient dans les cours d'eau.
1 et 2.Tiré de la brochure « Avusy -Porlmil d'une commune genevoise " de R.-F. Rudin. Ed. Mairie d'Avusy.

Etat actuel

État du lit et des berges
Sur France comme sur Suisse, la rivière a conservé un caractère naturel; toutefois un approfondissement important du lit est constaté. Il occasionne des glissements de terrain et des érosions de berges ponctuels. En outre, la molasse est apparente à de nombreux endroits au fond du lit.
La Laire est un affluent important du Rhône, en particulier pour la reproduction de la truite de rivière. A cet effet, le seuil situé à 280 rn en amont de l'embouchure, qui était difficilement franchissable, a été réaménagé en 1995 de la manière la plus naturelle possible afin de faciliter la migration des poissons.

Occupation des sols
France: une grande partie du bassin versant de la Laire est consacrée au milieu naturel et à l'agriculture: 25 % en bois et zones humides, bois de la Rippe, bois d'Humilly et les bois communaux de Viry et de Valleiry; 54% en terres agricoles; 21% en tissus urbains et industriels.

La Laire en hiver

Suisse: 90 % des terres sont destinées à la production agricole, 6% pour les bois et zones humides et 4% pour les tissus urbains et industriels.

Activités agricoles
France: la majeure partie des terres agricoles est occupée par des céréales et des cultures fourragères. Ces terres sont en partie drainées et/ou irriguées pour accroître les rendements.
Suisse: 15 exploitations agricoles présentes: la viticulture est caractéristique du bassin de l'aval de la Laire.

Activités industrielles
En France comme en Suisse, les activités industrielles et tertiaires sont très limitées. On peut citer, du côté français, la zone industrielle de Viry qui comprend un centre de démolition de véhicules et d'autres industries de moyenne dimension.

Bassin versant* et paysage
France: le bassin versant a un caractère rural et vallonné. Quelques villages sont proches du cours d'eau: Viry et sa zone industrielle, Veigy, Malagny.
Suisse: pentes marneuses et sèches où vignobles et bois se côtoient.
Sézegnin s'accroche aux flancs du vallon, mais les lieux ont gardé un caractère naturel, malgré l'implantation d'une zone de tirs militaires sur la partie basse du cours.

Crues*
Il n'existe pas de problème de débordement connu sur la Laire. Néanmoins, l'augmentation de la fréquence et de l'ampleur des crues provoquent une dégradation préoccupante du lit et des berges du cours d'eau. Une étude sommaire de ces phénomènes est en cours.

Qualité globale

Qualité* physico-chimique des eaux
En Suisse, la qualité des eaux est jugée en fonction des objectifs* fixes dans l'ordonnance fédérale* (OOEU) : ces objectifs sont respectés dans plus de 10 échantillons sur 12.

Secteur                                      DBO5*        COD*        NH4+*        NO3-*
Rougemont (frontière)                     oui            non            oui            oui    
Sézegnin                                      non            non            oui            oui       
Moulin de la Grave                          oui             non            oui            oui   
Embouchure Rhône                        oui             non            oui            non   

Pollution chimique indice de pollution chimique IPC*:

Secteur                                            Pollution         Paramètre déclassant
Rougemont (frontière)                            faible                       COD*                
Sézegnin                                              faible                       COD*                
Moulin de la Grave                                 faible                       COD*                
Embouchure Rhône                               faible                       COD*                

Chouette hulotte

Qualité biologique* globale

Secteur                                                Qualité  
Rougemont (frontière)                              bonne   
Sézegnin                                              mauvaise
Moulin de la Grave                                 médiocre
Embouchure Rhône                                 bonne    

Causes de l'altération de la qualité
Pollution diffuse* agricole et rejets d'eaux usées non épurées

Qualité sanitaire*
Médiocre.

Qualité piscicole
La diversité piscicole de la Laire est intéressante, au vu du nombre d'espèces présentes dont certaines sont sensibles à la pollution, mais la situation est précaire du fait des débits très faibles, voire parfois nuls à certains endroits.
Les populations de salmonidés sont cependant réduites, ce dont témoigne le rendement de la pêche assez bas car la surface productive du cours d'eau est souvent restreinte. Cela est à mettre en relation avec l'érosion provoquée à la suite des crues; la glaise apparaît en de nombreux points au fond de la rivière, la rendant ainsi stérile du point de vue biologique.

Loche franche.

Chevaine.

Blageon (env. '4 cm)

 

Les gabions

PRINCIPAUX REJETS ET SOURCES D'ALTÉRATION DU COURS D'EAU
Malgré l'existence d'un réseau d'assainissement et de fosses septiques, un nombre important de rejets polluants subsistent.
Enfin, il existe le long de ce cours d'eau de petites décharges sauvages qui constituent une nuisance visuelle, altèrent la qualité des paysages et, surtout, provoquent une pollution directe de l'eau par infiltration.

Pollution d'origine agricole et maraîchère
France: on déplore quelques rejets d'origine animale sous forme de purin (la plaine de Viry) et des élevages très présents sur ce bassin.
Suisse: apport diffus* de phosphore et d'azote possibles par les affluents*.

Déversoirs* d'orage
France: néant
Suisse: néant

RISQUES
Risques naturels
Suisse: érosion latérale active au lieu-dit « en Rougemont ».
Solifluxion* dans la région de Sézegnin.

Glissements de terrain ponctuels, des lieux-dits « la Tuilière» aux Raclerets.

Risques artificiels
France: anciennes décharges de détritus divers dans la falaise de Rougemont.
Suisse: rejets des eaux pluviales* des réseaux séparatifs* de: Sézegnin, Avusy, Athenaz et Chancy partiellement.

Occupation des sols, blé et vignes

ETAT DE L'ASSAINISSEMENT
Le réseau d'égouts
France: à Viry 70 % des maisons et industries sont branchées sur un réseau séparatif*, à
Chênex et Vers: 0% (toutes les maisons sont encore munies de fosses septiques).
Suisse: réseau séparatif (*voir réseau secondaire) existant dans les zones de construction.

Stations* d'épuration (STEP)
France: 2 STEP - celle du hameau de la Côte
                        - celle du lotissement de la Rippe
Suisse: néant
Remarque: 1845 habitants genevois sont raccordés sur la STEP de Chancy ainsi que certains habitants de Viry et des hameaux voisins.

Assainissement individuel et collectif privé
(*voir réseau privé)
France:
sur Viry 30 %, Chênex et Vers: 100 % des habitations et industries sont munies d'installations privées.

Suisse: on compte environ 40 habitants qui ne sont pas raccordés sur le réseau collectif d'assainissement, mais disposent d'une installation individuelle de traitement des eaux.

Résumé des actions
et mesures de revalorisation proposées

Actions permanentes
En France comme en Suisse:
-  Entretien des équipements de collecte des eaux.
-  Nettoyage et entretien du cours d'eau et de ses affluents* .
-  Entretien, réhabilitation et gestion des équipements en assainissement individuel.
-  Suivi, en France, des pompages agricoles à but d'irrigation (le seul prélèvement connu sur ce bassin est le lac à but d'irrigation agricole situé sur la commune de Chênex - France).
-  Contrôle des installations de stockage de produits pouvant altérer les eaux.

Autres opérations en cours
-  Recherche des causes de pollutions dénoncées et prise de mesures subséquentes pour les faire supprimer.
-  Etablissement d'un plan du cours d'eau avec indication de tous les exutoires de canalisation. Le document sera largement diffusé aux intéressés concernés (mairies, services publics, associations de protection de l'environnement, etc.) et permettra, le cas échéant, de signaler rapidement au service des contrôles de pollution, les lieux des cas de pollution constatés.

Plan d'action
A la suite de la signature en décembre 1997 du Protocole d'accord transfrontalier pour la revalorisation des rivières du Genevois par les instances franco-suisses, la Communauté de Communes du Genevois (France) et l'Etat de Genève ont convenu de réaliser un contrat de rivières transfrontalier pour la revitalisation de ces rivières. La Laire est englobée dans ce contrat rivière.
Une étude diagnostic est en cours qui doit décrire la situation du cours d'eau sur le plan de la qualité des eaux, de l'état du lit et des berges, des mesures des débits, et enfin de l'hydrologie. Cette étude devrait déboucher sur des réalisations ayant pour objectifs :

I. d'améliorer les qualités biologique, physico-chimique et bactériologique de l'eau
2. de rétablir un lit propice à la vie piscicole
3. de maintenir les zones d'intérêt biologique sur France et sur Suisse.


Questions transfrontalières
Les questions transfrontalières sont traitées dans le cadre du groupe de travail Qualité des eaux des rivières du Genevois du comité régional franco-genevois et de la commission internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL).

Gléchome faux lierre (Glechoma hederacea).

Cette fiche-rivière a été élaborée
par le Département de l'intérieur,
de I'agriculture, de l'
environnement
et
de l''énergie (DIAE), en particulier avec
les callaborations suivantes:

Cellule Renaturation des cours d'eau et des rives
-  Service cantonal d'écotoxicologie (Ecotox) s
Service Inf-eau-déchets
-  Service des forêts, de la protection de la nature et du paysage (SFPNP)
-  Service cantonal de géologie
-  Service du lac et des cours d'eau
-  Service des contrôles de  l'assainissement
-  Muséum d'histoire naturelle

et avec le concours de :
-  la Communauté de Communes du Genevois
-  la Direction départementale de l'Agriculture et des Forêts de Haute-Savoie
-  l'AGPN et la revue « la Salamandre »

Photographies:  :
-  Ecotox, Inf-eau-déchets, Service des forêts, de la protection de la nature et du paysage (SFPNP), cellule de renaturation.

Dessins:  :
-  Carinne Charvet et René Wulser.
   Dessins de poissons tirés de l'ouvrage de
   M. lunel, avec l'aimable autorisation du Muséum d'histoire naturelle.

Graphisme: la virgule de Polo, Genève

Glossaire

Affluent
   
Cours d'eau qui se jette dans un autre.

Alluvial(e)
Qui a rapport aux matières emportées et dé- posées par l'action d'un cours d'eau.

Bassin versant
Surface du territoire sur lequel les précipitations s'écoulent vers un cours d'eau.

Biodiversité
Variété des espèces vivantes qui peuplent un milieu.

Biotope
Milieu inerte offrant des conditions d'habitat favorables à un type d'organisme.

COD (carbone organique dissous) C'est le carbone lié à la matière organique dissoute, biodégradable ou non. Il provient pour une part de la production interne du milieu et pour une autre part de l'activité humaine.

Confluence
Endroit où deux cours d'eau se joignent.

Crue
Montée des eaux d'un cours d'eau à la suite de précipitations atrnosphériques abondantes ou
de la fonte des neiges. 

DBO5 (Demande biochimique en oxygène)
Paramètre donnant une estimation de la te- neur en matière organique biodégradable par la mesure de la quantité d'oxygène nécessaire à sa dégradation. Un homme produit chaque jour environ 70g de DBO5.

Débit
Volume d'eau qui s'écoule par unitJ! de temps (1 m3/s = 1000 litres par seconde).

Débit de crue
Débit élevé lors d'événements pouvant survenir tous les dix ans (crue décennale), tous les  30 ans ou tous les cent ans (centennale). Les crues les plus fortes se produisent lorsque des précipitations abondantes sont associées à la fonte des neiges.

Débit d'étiage (Q347)
Débit en période d'étiage. En Suisse, il est défini comme le niveau atteint ou dépassé pendant 347 jours par année (Q347).

Débit médian
Débit atteint ou dépassé durant la moitié de l'année, soit 182 jours (Q182).

Débit moyen
Moyenne annuelle des débits.

Déversoir d'orage
Dans le cas des réseaux unitaires, les débits en cas d'orage deviennent trop importants pour être conduits aux STEP. Les déversoirs d'orage permettent d'évacuer ces eaux vers le milieu naturel (rivière, lac).

Diffus/diffuses {rejets, apports ou pollutions. ..)
Qualifie des charges polluantes qui n'ont pas de sources géographiquement déterminées. C'est en particulier le cas de la plupart des rejets liés aux activités de l'agriculture et de l'élevage.

Eaux usées
Elles comprennent les eaux domestiques ( cuisine, lavage, toilette, matières fécales, urines...) et les eaux résiduaires industrielles. 

Eaux pluviales (eaux claires)
Partie des précipitations atmosphériques recueillie par les toitures et tous les sols rendus étanches (parkings, chaussées, trottoirs), ainsi que l' eau qui s'écoule des fontaines publiques. 

Erosion
Arrachage par l'eau des matériaux constituant le lit ou les berges.

Etiage
Baisse périodique, généralement en été, du debit d'un cours d'eau; le plus bas niveau des eaux.

Faune benthique
Ensemble de la faune d'invertébrés vivants sur ou dans le fond des rivières (mollusques, vers, larves d' insectes etc.).

Gabion
Ensemble de pierres, généralement des galets, retenu par un traillis en forme de parallelépipède.

Glarier
Zone alluviale composée de galets, de gravier et de sable.

IBGN
Indice Biologique Global Normalisé (voir aussi sous "qualité biologique" et sous "objectifs de qualité") évalué de O à 20 tel que:
        Qualité      IBGN
   
très bonne      17 à 20

           bonne      13 à 16 

       médiocre       9 à 12 

      mauvaise       5 à 8
très mauvaise     -< à 4

Ichtyologie
Etude scientifique des poissons.

IPC (indice de pollution chimique}
Paramètre intégrateur qui regroupe en un seul chiffre les valeurs des quatre paramètres chimiques d'appréciation de la qualité des G , eaux (DBO5, COD, NH4+, Psol), La valeur de chaque paramètre est normalisée en la divisant par la valeur d'appréciation la plus basse (limite de la classe eau non polluée). L'IPC est la moyenne des quatre valeurs ainsi normalisées (voir le tableau ci dessous).

Lépidoptère
Ordre d'insecte à métamorphose complète, possédant à l'état d'adulte quatre ailes, tels que les papillons.

Lit
Creux naturel du sol, canal dans lequel coule un cours d'eau. Un lit mineur peut, naturellement ou artificiellement, être creusé dans le lit majeur. En période de basses eaux, l'évaporation est ainsi limitée.

Mise en séparatif
Séparation des eaux usées (Polluées) des eaux claires (non-polluées) .

NH4+ (ammonium)
Sous fonne dissoute dans l'eau, l'ammoniac (NH3) se trouve majoritairement sous fonne d'ions ammonium (NH4+). Il provient essentiellement des engrais agricoles et des effluents de STEP, sauf celles qui procèdent à la nitrification. L'ammoniac peut être toxique pour les poissons et la faune benthique. L'homme produit chaque jour environ 10 g d'azote qui passe rapidement sous forme ammoniacale dans les eaux usées.

Nitrification
Oxydation en nitrate de l'ammoniaque et des nitrites dissous dans les eaux.

IPC (indice de pollution chimique)

Appréciation           DBOs*            COD*           Ammonium(NH4+)*      Psoluble*           IPC*
                               mg/L              mg/L              mgN/L                            mgP/L                         

pollution
non polluée          inférieur à      inférieur à          inférieur à                     inférieur à      inférieur à 
                              1,8                   1,3                   0,04                             0,03                  1,5     
faible                    1,8à3,0           1,3à2,0              0,O4àO,15                  0,03àO,10          1,5à3,1  
nette                     3,0 à 5,0          2,Oà3,5             0,15àO,4                    0,10àO,3             3,là8,0 
forte.                     plus de 5,0   plus de 3,5        plus de 0,4                plus de 0,3   plus de 8,0  

NO3-(nitrate)
Espèce chimique ayant essentiellement pour origine les engrais agricoles et les effluents de STEP. C'est un engrais pour les plantes aquatiques et les algues.

Objectifs de qualité
Les principaux paramètres utilisés en France pour iuger de la qualité de l'eau et fixer des objectifs de qualité sont:

                                   1A                  1B                 2                   3                    Hc  
                             Excellente          Bonne        Moyenne       Médiocre        Horts classe

DBO5*(mgO2/L)           <- 3                3 à 5            5 à 10          10 à 25             > 25           
DCO*(mgO2/L)             <-20             20 à 25         25 à 40          40 à 80             < 80           
Ammoniaque
(NH4+)*(mgN/L)        <- 0,08          0,08 à 0,4       0,4 à l,5          I,5 à 6,2            < 6,2         
I
BGN*                        <- 17              16 à 13         12 à 9             8 à 5               <- 4           

Ordonnance fédérale (ODEU)
L'ordonnance fédérale sur le déversement des eaux usées du 8 décembre 1975 fixe en particulier les objectifs suivants en matière de qualité physico-chimique pour les eaux courantes: DBO5 < 4 mg O2/l, COD < 2 mg C/l, NH4+ < 0,5 mg N/l, NO3 < 25  mg/l.
Le 1" janvier 1999 est entréle en vigueur l'ordonnance sur la protection des eaux ( OEaux) dont les objectifs sont légèrement différents.
Pour des raisons de cohérence avec les autres fiches, l'utilisation de ODEU a été maintenue.

Orthopère
Ordre d'insecte broyeur à métamorphose complète et dont les ailes membraneuses ont des plis droits (criquet, sauterelle, grillon, mante religieuse) 

P soluble (phosphore soluble)
Forme du phosphore qui a essentiellement pour origine les engrais agricoles et les effluents de STEP sans déphosphatation. C'est un engrais pour les plantes aquatiques et les algues. L'homme produit chaque jour environ 1,5 à 2 grammes de phosphore.

Qualité biologique
L'analyse de la qualité biologique exprime les effets des dégradations chimiques et physiques
du milieu sur les organismes aquatiques. Elle est basée sur l'observation de la faune benthique qui détermine un indice de qualité biologique globale normalisé de l'eau (voir IBGN) allant de 1 à 20 et qui permet de classer les cours d'eau en 5 catÉgories. 

Qualité physico-chimique
Les paramètres physico-chimiques les plus couramment mesures sont le pH (degré d' acidité), la conductivité, l'oxygène dissous, la DBO5, ainsi que la teneur en phosphore, sulfate, chlorure, COD, calcium, magnésium et en différentes formes de l'azote. La recherche de produits antiparasitaires, de micropolIuants et de métaux lourds peut compléter ces analyses.

Qualité sanitaire
La qualité sanitaire est évaluée selon des critères chimiques et surtout bactériologiques qui permettent d'apprécier si une eau peut être destinée à la baignade. La qualité bactériologique et la protection piscicole font que la baignade est déconseillée dans toutes les rivières genevoises.

Régime
Ensemble des phénomènes régissant les variations de débit d'un cours d'eau: glaciaire (qui dépend de la fonte des glaciers), nival*
(alimenté par les neiges) ou pluvial (qui dépend des pluies).

Réseau primaire (Etat)
Collecteurs principaux conduisant les égouts aux STEP.


Réseau secondaire (Communes) 

Canalisation des eaux usées reliant les habitalions ou industries au réseau primaire, et les eaux pluviales vers le milieu récepteur. 

Réseaul privé
Canalisations de petit diamètre partant des éviers, WC, baignoires, etc., raccordées au réseau secondaire des égouts.

Réseau ou système séparatif 
Système composé de deux réseaux distincts, l'un conduisant les eaux usées vers une STEP, l'autre conduisant les eaux pluviales vers le milieu naturel (rivière, lac).

Réseau ou système unitaire
Réseau d'égouts collectant les eaux usées et les eaux de ruissellement (nivales et pluviales) dans une même canalisation.

Solifluxion
Glissement de terrain.

Station d'épuration (STEP)
Station d'épuration des eaux usées d'origine domestique ou industrielle.

Embouchure de la Laire dans le Rhône.

Statut du cours d'eau
Sur sol suisse, le propriétaire responsable de l'entretien du cours d'eau peut être le canton, une commune ou un privé. Sur sol français, la propriété des cours d' eau peut être publique ou privée et s'arrête alors au centre du lit.

Bassin versant* de La Laire

Fiches-rivières déjà parues:
1 l'Allondon (2ème édition) 
N° 2 la Versoix (épuisée)
N° 3 l'Aire
N° 4 l'Hermance
N° 5 la Drize
N° 6 la
L
aire

Fiches-rivières à paraître: 
L'Arve
Le Foron
Le Rhône
Le Marquet -Gobé -Vengero
Le Nant d'Avril
La Seymaz et ses affluents
La Versoix (réédition)


Département de l'intérieur, de l'agriculture, de l'environnement et de l'énergie

Pour toute information : 
Service cantonal d'écotoxicologie
23 avenue Salnte-CIatilde 
Case postale 78
1211 Genève 8
Tél. 022 / 781 01 03

Octobre 1999