Une rivière prenant sa source au pied du Salève et se jetant dans l'Aire

             La Drize

Des rivières vivantes ! 

Cela signifie maintenir ou retrouver une qualité de l'eau suffisamment bonne pour restituer aux cours d'eau leur diversité biologique et leur rôle écologique.

Qu'il s'agisse du lit de la rivière, des rives ou des zones d'inondation, l'objectif du projet de « Renatura- tion » est de restaurer ce milieu naturel.

Fini les cours d'eau rectilignes devant évacuer le plus rapidement possible l'eau des rivières. Désormais, la gestion hydrologique doit assurer une alimentation régulière des rivières afin que la vie puisse s'y développer sans être perturbée par la sécheresse ou par des arrivées massives d'eau. C'est grâce à la subtile connaissance du milieu naturel que, tout à la fois, on recrée un paysage et l'on protège les populations des inondations dues aux crues.

Afin de tenir compte de l'ensemble du bassin versant des cours d'eau genevois, une collaboration franco-genevoise s'est organisée. Des accords conjoints, dits « contrat rivière », sont donc signés pour que la renaturatfon d'un cours d'eau soit effective de part et d'autre de la frontière.

Très tôt, la santé des rivières a été une préoccupation devant l'ampleur du développement urbain (Camille Martin architecte et archéologue, 1877-1928) : "Parmi les tâches qui s'imposent à ceux qui ont mission de préparer le développement des villes, celle d'assurer la conservation des sites est l'une des plus importantes et des plus difficiles à accomplir [...]. Les vallons de l'Aire, de la Drize et de la Seymaz, méritent aussi d'attirer le promeneur qui veut s'éloigner de la ville sans emprunter les routes bruyantes et poussiéreuses. On a déjà commencé à protéger ces réserves naturelles et à les rendre plus accessibles au public, mais il y aurait encore beaucoup à faire dans ce domaine, si l'on voulait tirer parti des ressources que fournit le territoire genevois [...]. Nous espérons susciter de nouveaux défenseurs des beautés nature[[es de notre pays. Ceux qui connaîtront mieux les richesses que nous possédons, aimeront peut-être davantage cette terre privilégiée et ils uniront leurs efforts pour faire respecter sa beauté. "

Ces phrases sont plus que jamais d'actualité...

Robet Cramer
Président du Département de l'intérieur, de l'agriculture, de l'environnement et de l'energie

Sommaire

-  éditorial
-  richesses naturelles
-  découverte du site
-  carte géographique
-  accès à la promenade
-  promenade: Collège de Staël - Croix-de-Rozon
-  généralités
-  une rivière en danger
-  histoire
-  état actuel
-  qualité globale
-  état de l'assainissement
-  principaux rejets et sources d'altération
-  actions et mesures de revalorisation proposées
-  glossaire
      les mots suivis d'un astérisque (*) renvoient au glossaire

La Drize prend son nom à l'entrée du territoire suisse. En amont, il s'agit d'un réseau complexe d'affluents* dont les principaux sont le ruisseau de la Tate (ou ruisseau d'Archamps) et le ruisseau de la Clef (ou ruisseau de Collonges). A pente souvent forte, ils coulent en grande partie en zone rurale, au fond de petits ravins boisés d'accès parfois difficile. Sur territoire genevois, la Drize reçoit les affluents du Nant-de-sac, de la Bistoquette et du ruisseau des Marais. 

Jonction de la Drize et du Nant de la Bistoquette.

Richesses naturelles

Le ruban de verdure, d'importance régionale, que constitue la Drize dans le paysage, s'apparente souvent à de véritables espaces verts linéaires et sert de support à une continuité visuelle.

A l'ombre de l'imposant Salève dont la présence est rappelée sans cesse, ce cours d'eau semble revêtir peu d'importance. Pourtant, dans une zone rurale, ces espaces naturels offrent à chaque instant des éléments à découvrir et dévoilent de véritables tableaux. Au fil des saisons, la perception peut être tout à fait différente, les couleurs spectaculaires de la masse végétale tranchent avec la zone agricole.

Cette région abrite un important patrimoine naturel et paysager que la pression urbaine n'épargne pas. La construction de nouvelles infrastructures et l'évolution des techniques agricoles sont, à tout moment, susceptibles de modifier le paysage de façon indésirable.

C'est pourquoi depuis quelques années, des efforts particuliers sont menés dans la région pour recréer des espaces de qualité.

La chouette chevêche (ici un poussin) n'est pas rare dans nos forêts,

Découverte du site

Le parcours proposé permet de passer de la ville à la campagne, d'un espace urbanisé et structuré à une zone naturelle.

La Drize à la hauteur du manège d'Evordes...

Tout au long de son cours, on découvre l'écosystème tour menté de la rivière. Trop souvent utilisé comme lieu de dépôt et dégradant ainsi la vie biologique, ce cours s'éloigne de la ville progressivement. On avançe dans un cordon de verdure d'où l'on observe un paysage pittoresque, façonné par l'agirculture. Un verger se dévoile petit à petit à notre vue. Au printemps, le bourdonnement des abeilles, butinant de fleur en fleur, attire notre attention; le chant des oiseaux, le chuintement de l'eau qui coule dans ce paysage ravivent nos sens.

En cheminant tranquillement, on a le sentiment d'oublier la notion du temps.

et ses sous-bois à proximité du Pont de Drize.

Carte du site

Accès à la promenade

la ligne de bus TPG 45 fait le lien entre les deux extrémités de la promenade: collège De Staël et Croix-de-Rozon. Vous pouvez ainsi décider de la longueur de votre promenade ou interrompre à tout moment votre marche en rejoignant la route principale. Référez-vous aux arrêts TPG signalés dans la description générale (et indiqués sur la carte) pour retourner en bus à votre point de départ. Consultez les horaires car les passages sont peu fréquents.

Le parcours peut bien évidemment se faire dans les deux sens. Si nous vous suggérons de terminer votre marche à Croix-de-Rozon, c'est que d'une part ce village offre plusieurs lieux d'accueil (cafés-restaurants), en cas d'attente du bus 45, et que d'autre part il existe un parking pour votre voiture. (Le tronçon de la promenade jouxtant le village se fait sur territoire français. Il faut donc prévoir d'emporter des papiers d'identité).

A prorimitédu Collège de Staël, les berges ont été stabilisées.

Une abeille dans une fleur de sauge (dont le pistil récolte le pollen que l'insecte porte sur son dos) .

Promenade

Collège De Staël - Croix-de-Rozon (2 h 30)

Parquer sa voiture dans le parking du terminus de la ligne du bus [TPG 3] , juste avant le poste de douane de Croix-de-Rozon. Prendre le bus 45 jusqu'à l'arrêt « Grange- Collomb » [TPG 2] et descendre le chemin Grange-Collomb jusqu'à la Drize. Sans véhicule, prendre le tram 12 et descendre à l'arrêt « De Staël» [TPG 1], remonter le chemin Grange-Collomb jusqu'au pont enjambant la Drize.
Le point de départ [A] de la marche se situe au niveau du pont du chemin Grange-Co!lomb sur la rive gauche de la Drize.

Point de départ [A]
L
a route de st-Julien derrière soi, les garages et le bâtiment de construction tubulaire dépassés, suivre le sentier remontant la rivière. Un passage bien aménagé et ombragé serpente le long de la Drize. Traverser la rivière par un petit pont pour la longer sur sa rive droite en direction du Pont de Drize. Un peu avant ce dernier, dans un coude de la rivière, légèrement en retrait, se déverse le Nant de la Bistoquette. Sous le pont de Drize [B], remonter vers la route de Drize.

Le cours d'eau entre Pierre-Grand et Troinex

Le pont de Drize [B]
Emprunter le pont, traverser la Drize et s'engager de l'autre côté de la route dans le chemin des Moulins de Drize. Sans déboucher sur la route de Troinex, revenir à sa droite par !'avenue des Frênes, s'engager en ligne droite dans
le petit sentier pédestre des Eclaireurs, pour retraverser la Drize (passerelle).

Suivre à gauche le chemin de Drize puis à droite le chemin Lullin et longer les courts de tennis jusqu'au chemin de la Fondelle. Contourner l'auberge communale « La Chaumière » [C] jusqu'au chemin jacques Ormond.

La chaumière [C]
Jusque là: 45 minutes 
Traverser la place de la Mairie de Troinex et prendre la direction de la Croix-de-Rozon. 100 mètres plus loin, emprunter sur la gauche le chemin des Bis-de-Troinex. longer les serres, les ruchers et une plantation d'arbustes. Toujours sur la gauche, peu après avoir dépassé quelques charmantes maisonnettes de bois donnant sur la Drize, le sentier se rétrécit pour
traverser une haie d'arbustes. Passer une petite dénivellation, à la hauteur d'un pylône électrique en bois, le chemin prend alors sur la gauche et se rapproche de la rivière. Suivre le sentier à l'orée du sous-bois ou pénétrer à l'intérieur du bois pour suivre le cours de la Drize que l'on remonte sur la rive gauche jusqu'au chemin d'Evordes. Sans traverser la Drize, suivre à droite la route jusqu'au croisement « Pierre-Grand, Croix-de-Rozon » [D].

«Pierre-Grand» [D]. 
Jusque là. 1 heure 40
Prendre la direction de Pierre-Grand, traverser le hameau et franchir la Drize par le chemin des Bornands. A droite, après la dernière maison, s'engager à travers champs pour rejoindre l'orée du
sous-bois et la rivière. Remonter son cours jusqu'au manège d'Evordes [E] en admirant au passage un magnifique cèdre, planté en 1813, sur la rive droite de la rivière, peu avant la borne de la frontière.

Manège d'Evordes [E].
Jusque là: 2 heures
Sous le manège, traverser la Drize par un petit pont de pierre et longer
le cours d'eau en direction de Croix-de-Rozon. jusqu'à la douane, ce dernier tronçon délimite la frontière franco-genevoise.

Dépasser Injonction entre les ruisseaux de la Clef et de la Tate donnant naissance à la Drize [F] , et environ 50 mètres plus loin, rejoindre la rive droite française en enjambant le ruisseau de la Tate.

Confluence des ruisseaux de la Clef et de la Tate donnant naissance à la Drize [F]
Remonter en ligne droite le ruisseau de la Tate jusqu'au poste de douane français. Une fois la frontière traversée, rejoindre le terminus de la ligne de bus 45 (ou le parking). Fin de la promenade (2 h30 sans enfants).

Généralités
                  
les mots suivis d'un astérisque (*) renvoient au glossaire

Vers Troinex, le petit pont de bois.

Statut* du cours d'eau
Cantonal sur tout son cours suisse. Privé sur le cours français

Communes concernées du bassin* versant
France:
Archamps, Bossey, Collonges-sous-Salève.
Suisse: Bardonnex, Troinex, Veyrier, lancy, Plan-les-Ouates, Carouge, Genève.

Surface du bassin* versant
A Grange-Collomb (amont voûtage):
22,6 km2 (dont 14,5 km2 de bassin versant français)

A l'embouchure*: 26, 2 km2 (dont 14, 5 km2 de bassin versant français)

Longueur du cours
Environ 7 ,5 km depuis l'entrée sur territoire suisse. Depuis la frontière franco-suisse jusqu'à l'embouchure, la dénivellation est de 90 mètres (480 à 390 rn).

Cours endigué ou canalisé
De Grange-Callomb jusqu'à sa canfluence avec l'Aire, la Drize est souterraine. Afin d'assurer une meilleure protection contre les crues, un complément a récemment été réalisé dans le cadre de la construction de l'autoroute de contournement pour évacuer 10m3/seconde supplémentaires.

Débit moyen*
A Pierre-Grand:
estimé à 170 I/s
                          Débit médian* estimé à 100 I/s

A Grange-Collomb:  estimé à 300 I/s
                                Débit médian estimé à 190 I/s

Débit de crue*
A Pierre-Grand:
Débit 10 ans estimé à 10 m3/s 
                         
Débit 100 ans estimé à 16 m3/s

A Grange-Collomb: Débit 10 ans estimé à 17 m3/s
                               Débit 100 ans estimé à 26 m3/s

Débit d'étiage* (Q347)
A Grange-Collomb:
estimé à 20 I/s (provenant presque exclusivement du ruisseau des Marais)

Sous le domaine d'Evordes,

Régime*
Régime nivo-pluvial. Les plus fortes crues semblent provenir de pluies tombant sur une couverture neigeuse existante ou sur des sols déjà saturés en eau.

Affluents* principaux
Sur territoire suisse: -
le ruisseau des Marais (longueur 1345 rn dénivellation 10 mètres seulement)
                                 - le nant de Sac
                                 - le nant de la Bistoquette

Sur territoire français: - le ruisseau de la Tate (ou ruisseau d'Archamps) .le ruisseau de la Clef (ou ruisseau de Collonges), qui reçoit les eaux du ruisseau de Villard, du ruisseau du Chêne et du ruisseau du Paray
                                   - le ruisseau Vovray (sur Archamps)
                                   - le ruisseau Pontet (sur Archamps et Collonges) 

                                   -
et le ruisseau des Places (sur Archamps).

Le ruisseau de la Clef traverse Collnges-sous-Salève.

Une rivière en danger

Ce cours d'eau, d'aspect naturel jusqu'ici, est aujourd'hui sérieusement menacé par l'urbanisation de son bassin versant* et par la disparition progressive de certaines zones d'expansion des crues* (aussi appelées zones d'inondation).

Ceci est susceptible de provoquer:
  -  une aggravation des inondations, en particulier en zones construites;
  -  une augmentation des érosions qui, outre l'impact négatif qu'elles produisent sur les sites concernés, nécessiteront localement la réalisation de travaux de protection lourds et coûteux, peu favorables pour la rivière elle-même;
  -  la disparition, à terme, du cordon boisé qui est un des éléments essentiel et fondamental de cette rivière.

D'autres dangers menacent nos rivières:  les décharges sauvages, les égouts.

Histoire

du cours d'eau...
1780-1790:
construction du canal de Carouge détournant une partie des eaux de la Drite pour alimenter les manufactures de la ville (la date de désaffection de ce canal est mal connue, il est probable qu'elle ait eu lieu après 1950). 1934: voûtage de la Drize de Grange-Collomb à la confluence avec l'Aire. Création d'un dépotoir (bassin de décantation) à l'amont du voûtage. 1940: crue de la Drize provoquant l'inondation de la route de St-Julien ainsi que certaines zones de la Praille et de Carouge. 1995: création d'une galerie de réserve, en doublement du voûtage de la Drize, qui permet d'augmenter la capacité d'évacuation des crues et de reprendre les eaux de l'autoroute de contournement de Plan-les-Ouates. 1998: remise à ciel ouvert d'un tronçon canalisé du nant de la Bistoquette et création à l'aval du bois du Milly d'un bassin d'écrêtage* des crues ainsi que d'un nouvel affluent: le fossé des Tattes.

et du bassin versant*
1780-1790:
début des travaux d'assèchement des marais de Bossey (Troinex).1941-1945: importants travaux de drainage dans le secteur Bardonnex/Charrot. 1945-1983: importants travaux de drainage dans le secteur Troinex/Croix-de-Rozon. Dès 1945: fort développement des zones urbanisées.
       Avant les années 1960, il n'y avait pas d'assainissement centralisé. Les effluents* des immeubles étaient évacués, après traitement dans des fosses septiques, dans les réseaux de collecte (souvent des drainages, en zone sub-urbaine), lesquels se déversaient dans les cours d'eau. Depuis, les eaux usées des habitations ont été évacuées sur la STEP* d'Aïre. Pour éviter un risque de pollution en cas d'accident, un déshuileur* a été construit sur le ruisseau des Marais pour traiter les eaux de l'autoroute A40.
       L'autoroute A40, ouverte en 1983, traverse le bassin versant d'ouest en est. Elle passe à proximité de la rivière et le trafic de camions-citernes y est important.

Etat actuel

Etat du lit et des berges
Le lit naturel est stabilisé à certains endroits par des seuils ou des murs. Les berges sont naturelles sur la majorité du cours. Localement, des ouvrages protègent les propriétés ou les constructions riveraines. Des signes d'érosion marquée sont visibles à plusieurs endroits, preuve que la rivière accepte difficilement les débits de crue supplémentaires qu'elle doit subir depuis plusieurs dizaines d'années.

Occupation des sols
Suite à la construction de l'autoroute A40 notamment, les surfaces urbaines ont fortement évolué côté français et sont désormais sensiblement égales à celles que l'on compte côté suisse. Selon les plans de zones suisses et les plans d'occupation du sol français, il apparaît que c'est surtout sur territoire français que les surfaces urbaines sont appelées à se développer.

Activités agricoles
France: élevage et cultures diverses.
Suisse: cultures maraîchères intensives, grandes cultures

Activités industrielles
Quelques activités industrielles et artisanales.

Une partie semi-canalisée.

Bassin versant* et paysage
Le bassin versant a un caractère rural et montagneux pour la partie amont et un caractère périurbain, puis urbain, à l'aval. Une tendance à l'urbanisation et à l'étanchéification sur l'ensemble du bassin versant est constatée.

Crues*
Les crues de la Drize sont en augmentation suite à l'urbanisation du bassin versant. Les capacités limitées de certains tronçons de cours d'eau (Drize) ou de canalisation (ruisseau des Marais) provoquent des inondations locales. Une suppression de ces secteurs de débordement aurait cependant pour effet d'accroître considérablement les débits de pointe et de faire apparaître de nouveaux problèmes à l'aval: inondations dommageables dans des zones urbanisées (Croix-de-Rozon, Pierre-Grand, Troinex) et problèmes d'érosion sur l'ensemble du cours resté naturel. Le maintien de ces inondations, voire leur gestion par l'aménagement de zones de rétention, est donc essentiel pour la survie de la Drize, par exemple pour éviter la disparition des cordons boisés. Des solutions locales devront néanmoins être mises en place dans les zones où ces inondations touchent des constructions existantes.
Des projets d'urbanisation à proximité du cours d'eau, et dans la zone inondable (par ex. à Collonges-sous-Salève), seraient dramatiques car susceptibles d'augmenter les débits de manière très importante (par suppression de l'effet de rétention).

Erosion*
L'ensemble des berges de la Drize présente des traces marquées d'érosion, preuve que l'ampleur et la fréquence des crues augmentent.

Qualité globale

Qualité* physico-chimique des eaux
En France, l'objectif de qualité des affluents principaux de la Drize est 1A (excellente, voir glossaire sous « objectif de qualité ») pour leur partie amont et 1B (bonne qualité - pollution modérée) à l'aval des zones agricoles ou urbanisées. Cet objectif est loin d'être atteint, la qualité constatée étant médiocre à très mauvaise en période d'étiage.

En Suisse, la qualité des eaux est jugée en fonction des objectifs fixés dans l'ODEU*:

Objectifs ODEU* respectés dans ptus de 10 échantillons sur 12:

Secteur                                      DBO5*        COD*        NH4+*        NO3-*
Evordes                                         oui            non            oui            oui    
Rivolette (amont r. des Marais)        non            non            oui            oui       
Grange-Collomb                             oui             non            oui            oui   
Ruisseau des Marais                      oui             non            oui            non   

Pollution chimique
Indice de pollution chimique IPC*

Secteur                                            Pollution         Paramètre déclassant
Evordes                                                nette                COD*, P sol*            
Rivolette (amont r. des Marais)               faible                COD*, P sol*            
Grange-Collomb                                    faible                COD*, P sol*            
Ruisseau des Marais                              nette               COD*, NH4+*, P sol*

Qualité biologique* globale

Secteur                                                Qualité  
Ruisseau d'Archamps (F)                        médiocre
Ruisseau de Collonges (F)                      mauvaise
Evordes                                                 mauvaise
Grange-Collomb                                     mauvaise

Station d'épuration (STEP),

Les causes principales de la mauvaise qualité biologique globale de l'eau sont les pollutions agricoles diffuses et ponctuelles.

Qualité sanitaire*
Malgré le raccordement des eaux usées collectées dans le bassin versant sur la STEP* d'Aïre, la qualité sanitaire reste mauvaise.


Truite fario, ou truite de rivière

Qualité piscicole
Contrairement à l'Aire, la Drize ne fait théoriquement l'objet de repeuplement en truitelles que dans les eaux suisses. Un pointage réalisé dans le ruisseau de la Clef en amont de la buse* sous l'autoroute A40 n'a pas permis de confirmer la présence de poissons, bien que ce tronçon puisse être considéré comme potentiellement piscicole (cours naturel diversifié, débit permanent, absence de dégradation visible du milieu aquatique). En aval de l'autoroute, plusieurs truites ont, en revanche, été trouvées mortes au mois d'août 1994, vraisemblablement suite à une pollution accidentelle.

Le ruisseau des Marais, qui abritait autrefois une population de truites sédentaires, est actuellement impropre à la survie du poisson pendant la plus grande partie de l'année.

En amont de la confluence* avec le ruisseau des Marais; la Drize est potentiellement favorable au développement de salmonidés (truites) mais il existe un problème de débits en été (à certains endroits l'eau passe sous les cailloux !) et de qualité des eaux. Lit et berges sont parfois« abîmés» par les riverains, rivière étranglée dans la zone villa. En aval de la confluence avec le ruisseau des Marais: mêmes problèmes que dans le secteur amont, avec en plus des pollutions chroniques (engrais) et aiguës (pesticides) provenant du ruisseau des Marais et rendant très précaire la survie des poissons (mortalités fréquentes).


Truite fario, ou truite de rivière

Altération et assainissement

PRINCIPALES SOURCES D'ALTÉRATION
Pollution d'origine agricole et maraîchère
Pollution diffuse* liée à l'utilisation d'engrais (azote, phosphore) et de produits phytosanitaires.

Rejets de stations d'épuration (STEP) Néant. Toutefois il reste encore des zones non raccordées dont les installations particulières d'épuration sont sources de pollutions ponctuelles.

Déversoirs* d'orage
Dans les zones de construction équipées en réseau unitaire, des rejets par les déversoirs* d'orage
peuvent se produire lors de fortes pluies, voire même de pluies moyennes.

Déversements accidentels
Des déversements accidentels, liés au trafic motorisé et aux diverses activités agricoles, artisanales ou industrielles sont parfois rencontrées dans la région et restent possibles.

ÉTAT DE L'ASSAINISSEMENT
Le réseau d'égouts
Dans la partie française, le réseau d'assainissement est majoritairement séporatif*, mais quelques secteurs sont encore unitaires*.

Dans la partie suisse, le réseau d'assainissement est constitué de 40 % de réseau unitaire* et 60 % séparatif*.

Stations* d'épuration (STEP)
La seule STEP qui subsistait dans le bassin, celle de Collonges-sous-Salève (France), a été supprimée en 1990, les eaux usées qu'elle traitait étant désormais conduites à la STEP d'Aïre (Genève).

Assainissement individuel et collectif privé
On compte environ 1'000 habitants, dont 80% sur sol français, qui ne sont pas raccordés sur le réseau collectif d'assainissement. Il s'agit de logements unifamiliaux (assainissement individuel) ou de plusieurs habitations (assainissement collectif privé). Ils sont généralement équipés d'installation de traitement des eaux usées dont les effluents sont d'ordinaire rejetés dans le milieu par épandage ou infiltration dans les sols. Ces rejets sont donc considérés comme diffus*. Une partie des canalisations des zones non raccordées reste toutefois branchée sur le réseau d'eaux pluviales ou de drainage.

Le petit pont d'Evordes. peu après le grand cèdre, avec les deux bornes frontières

Etude détaillée du bassin versant

Une étude de diagnostic franco-genevoise « Revalorisation des bassins versants de l'Aire et de Ia Drize » a été réalisée sur mandat conjoint de l'Etat de Genève et du Syndicat à vocation muttiple du canton de Saint- jutien-en-Genevois (Haute-Savoie), devenu depuis une Communauté de communes. Terminée en 1995, elle décrit les scénarios possibles de revalorisation de ces cours d'eau.

La première phase de l'étude, commencée en 1993, a tout d'abord consis té en un bilan de la situation qui a confirmé que plusieurs facteurs étaient responsables de l'altération de la qualité des eaux de ces cours d'eau {rejets pollués, insuffisance de débit, érosion des berges, etc.).

La seconde phase a permis de définir des objectifs de revalorisation et de préconiser les mesures permettant de les atteindre. Les objectifs re tenus sont les suivants:
-   MaÎtriser les crues
-   Rétablir une bonne qualité biologique
et bactériologique des eaux. 

-   Augmenter la valeur écologique globale des rivières et de leur vallon. 
-   Valoriser les fonctions dedétente et de loisir pour la population.
-   Supprimer les nuisances pour les riverains (odeurs, déchets etc.).

Résumé des Actions et mesures de revalorisation proposées

Actions permanentes
-  
Recherche des causes depollutions et prise de mesures correctives. Par exemple pour le bassin versant du ruisseau du Marais, une étude a déterminé la provenance de la pollution azotée.
-   Suppression des pollutions provenant de mauvais raccordements.
-   Invitation aux communes concernées du bassin versant à accélérer la réalisation des équipements séparatifs en vue de supprimer les déversoirs* d'orage.
-   Entretien des équipements de collecte et de traitement des eaux.
-   Nettoyage et entretien des cours d'eau.
-   Entretien, réhabilitation et gestion des équipements en assainissement individuel.
-   Suivi des pompages agricoles à but d'irrigation (en France).

Mesures de revalorisation prioritaires
-  
Gestion des crues de la Drize par la création de bassins de rétention et de zones d'expansion des crues (sur territoires suisse et français). Ces réalisations permettront également de réduire les problèmes d'érosion.
-   Recalibrage du ruisseau d'Archamps à Croix-de-Rozon.
-   Maintien de la zone d'inon- dation entre Collonges-sous- Salève et Pierre-Grand, et si possible amélioration de cette zone en vue d'une meilleure rétention des crues.
-   Revitalisation des cordons boisés le long de la Drize.

Mesures complémentaires 
-   Aménagement de bras latéraux de cours d'eau, petits affluents de la Drize à renaturer.
-   Gestion des ressources en eau des bassins versants.

Plan d'action
Un comité composé de représentants des administrations suisses et françaises a été mis en place pour suivre l'étude Aire- rize. A la suite de la signature en décembre 1997 du protocole « d'accord transfrontalier pour la revalorisation des rivières du genevois » par les instances franco-suisses, la Communauté de Communes du Genevois (France) et l'Etat de Genève ont convenu de réaliser un contrat de rivières transfrontalier pour la revitalisation de ces rivières. Les démarches sont en cours.

Cette fiche-rivière a été élaborée
par l
e Département de l'intérieur,
de l'agriculture, de l'envirannement
et
de l'énergÎe (DIAE), en particulier avec
la
collaboration du:
-  
Service cantonal d'écotoxicalogie (Ecotox)
-   Service cantonal de géologie
-   Service des contrôles de l'assainissement
-   Service des forêts, de la protection de la nature et du paysage (SFPNP)
-   Service Inf-eau-déchets
-   Service du lac et des cours d'eau .Cellule Renaturation des cours d'eau et des rives
 et avec le concours de la:
 
-   Communauté de Communes du Genevois
 -   Direction départementale de l'Agriculture et des Forêtsde Haute-Savoie
Photographies: Ecotox, Inf-eau-déchets, SFPNP, Ouvrage de M. Lunel du Musée d'Histoire naturelle
Graphisme: La virgule de Polo, Genève

  Affluent
 
Cours d'eau qui se jette darIs un autre. 

 Alluvial(e)
 
Transportant ou comportant des alluvions: galets, sable, résidus terreux arrachés au lit du cours (Tout cours d'eau étant alluvial, se dit particulièrement dans le cas de lourds charriages. blocs, pierres, galets).

 Avifaune
 
Ensemble des oiseaux.

Bassin versant
Surface du territoire sur lequel les précipitations s'écoulent vels un cours d'eau. 

Biodiversité
Variété des espèces vivantes qui peuplent un milieu.

Biotope
Milieu inerte offrant des conditions d'habitat favorables à un type d'organisme.

Buse (busage)
Tuyau, généralement en béton, utilisé pour assurer l' écoulement souterrain d'un ruisseau à travers une route, une voie ferrée etc.

Capacité d'autoépuration
Pouvoir d'une rivière de dégrader les matières organiques et d'assimiler ou de détruire des polluants industriels ou domestiques qui y sont déversés. Un cours naturel et l'agitation de l'eau en surface (cascades, chutes etc.) fa vorisent ce processus dans lequel les micro- organismes jouent un rôle important.

COD (carbone organique dissous)
C'est le carbone lié à la matière organique dissoute, biodégradable ou non. Il provient pour une part de la production interne du mi lieu et pour une autre part de l'activité hu maine.

Confluence
Endroit où deux cours d'eau se joignent  (confluence : fait de confluer).  

Correction 
Modification du tracé d'un cours d'eau conservant au lit, contrairement à la canali sation, un aspect plus ou moins naturel. 

Crue 
Montée des eaux d'un cours d'eau à la suite de précipitations atmosphériques abondantes ou 
de la fonte des neiges. 

Cunette 
Rigole pratiquée à la base d'un égout ou d'un canal pour améliorer l'écoulement des eaux et l'entraînement des particules solides. 

CurageOpération consistant à enlever les dépôts vaseux et les végétaux surabondants.

DBO5 (Demande biochimique en oxygène)
Paramètre donnant une estimation de la teneur en matière organique biodégradable par la mesure de la quantité d'oxygène nécessaire à sa dégradation. Un homme produit chaque jour environ 70g de DBO5.   

Débit
Volume d'eau qui s'écoule par unité de temps (1 m3/s = 1000 litres par seconde).

Débit de crue
Débit élevé lors d'événements pouvant survenir tous les dix ans (crue décennale), tous les 3 0 ans ou tous les cent ans (centennale). Les crues les plus fortes se produisent lorsque des précipitations abondantes sont associées à la fonte de neige.

Débit d'étiage
Débit en période d'étiage. En Suisse, il est défini comme le niveau atteint ou dépassé pendant 347 jours par année (Q347) .

Débit moyen
Moyenne annuelle des débits.

Débit médian
Débit atteint ou dépassé durant la moitié del 'année, soit 182 jours (QI82).

Déshuileur
Procédé pennettant d'éliminer les hydrocarbures liquides des eaux à évacuer.

Déversoir d'orage
Dans le cas des réseaux unitaires, les débits en cas d'orage deviennent trop importants pour être conduits aux STEP. Les déversoirs d'orage pennettent d'évacuer oes eaux vers le milieu naturel (rivière, lac).

Diffus/diffuses  (rejets, apports ou pollutions. ..)
Qualifie des charges polluantes qui n'ont pas de sources géographiquement déterminées. C'est en particulier le cas de la plupart des rejets liés aux activités de l'agriculture et de l'elevage.

Eaux usées
Elles comprennent les eaux domestiques (cuisine, lavage, toilette, matières fécales, urines...) et les eaux résiduaires industrielles. 

Eaux pluviales (eaux claires)
Partie des précipitations atmosphériques recueillie par les toitures et tous les sols rendus étanches (parkings, chaussées, trottoirs), ainsi que l'eau qui s'écoule des fontaines publiques. 

Ecrêtement des crues
Processus par lequel l'amplitude maximum des crues est diminuée par des dispositifs de rétention (bassins artificiels)

Effluent
Ce qui s'écoule d'une source naturelle (cours d'eau issu d'un lac ou d'un glacier) ou d'une installation (eaux rejetées par une STEP, un ensemble d'habitations, une industrie...). 

Equivalent-habitant
Notion utilisée pour exprimer la charge polluante d'un effluent ou la capacité de traitement d'une STEP. La capacité d'une STEP est généralement supérieure au nombre d'habitants raccordés pour tenir compte des eaux usées industrielles ou artisanales et, dans certaines zones, des périodes de pointes touristiques.

Erosion
Arrachage par l'eau des matériaux constituant le lit ou les berges.

Etiage
Baisse périodique, généralement en été, du débit d'un cours d'eau; le plus bas niveau des eaux.

Exutoire
Lieu de déversement (d'une station d'épuration ou d'un déversoi d'orage dans une rivière, d'une rivière dans une autre ...).

Faune benthique
Ensemble de la faune d' invertébrés vivants sur ou dans le fond des rivières (mollusques, vers, larves d'insectes etc.) .

Galerie de décharge
Ouvrage permettant de prévenir les inondations en conduisant les eaux de crues vers un milieu, le Rhône dans le cas de l'Aire, ayant la capacité de les recevoir.

IBGN
Indice Biologique Global Normalisé (voir aussi sous " qualité biologique" et sous "objeclifs de qualité" ) évalué de O à 20 tel que:
         Qualité IBGN
       
très bonne 17 à 20 

               bonne 13 à 16 

            médiocre 9 à 12 

            mauvaise 5 à 8
     très mauvaise S à 4

IPC (indice de pollution chimique) Paramètre intégrateur qui regroupe en un seul chiffre les valeurs des quatre paramètres chimiques d'appréciation de la qualité des eaux (DBO5, COD, NH4+' Psol). La valeur de chaque paramètre est normalisée en la divisant par la valeur d'appréciation la plus basse (limite de la classe eau non polluée). L'IPC est la moyenne des quatre valeurs ainsi normalisées (voir le tableau page suivante).

IPC (indice de pollution chimique)

Limicole
Qui vit dans la vase ou qui y cherche sa nourriture.

Limnimètre
Système de mesure du niveau de l'eau dans un lac ou un cours d'eau. L'estimation des débits des cours d'eau est basée sur cette mesure.

Lit
Creux naturel du sol, canal dans lequel coule un cours d'eau. Un lit mineur peut, naturellement ou artificiellement, être creusé dans le lit majeur. En période de basses eaux, l'évaporation est ainsi limitée.

Lixiviation, lixiviats
Les lixiviats sont les eaux, chargées de certains produits solubles, résultant d'une lixiviation, soit le lavage d'un mélange de solides (p. ex. eaux d'une décharge).

NH4+ (ammonium)
Sous fonne dissoute dans l'eau, l'anmmoniac (NH3) se trouve majoritairement sous forme d'ions ammonium (NH4+). Il provient essentiellement des engrais agricoles et des effluents de STEP sauf celles qui procèdent à la nitrification. L'ammoniac peut être toxique pour les poissons et la faune benthique. L'homme produit chaque jour environ 10 g d'azote qui passe rapidement sous forme ammoniacale dans les eaux usées.

Nitrification
Qxydation en nitrate de l'ammoniaque et des nitrites dissous dans les eaux.

Nival
Alimenté par la neige.

NO3-(nitrate)
Espèce chimique ayant essentiellement pour origine les engrais agricoles et les effluents de STEP. C'est un engrais pour les plantes aquatiques et les algues.

ODEU
Ordonnance fédérale sur le déversement des eaux usées du 8 décembre 1975 qui fixe en particulier les objectifs suivants en matière de qualité physico-chimique pour les eaux courantes .DB05 < 4 mg 02/l, COD < 2 mg C/l, NH4+ < 0,5 mg N/1, NO3 < 25 mg/l.
Le 1er janvier 1999 est entrée en vigueur l'ordonnance sur la protection des eaux ( OEaux) dont les objectifs sont légèrement différents. Pour des raisons de cohérence avec les autres fiches, l'utilisation de ODEU a été maintenue.

Objectifs de qualité
les principaux paramètres utilisés en France pour juger de la qualité de l'eau et fixer des objectifs de qualité sont:

Potentiel piscicole
Quantité viable de poissons au volume d'eau. 

Piscivore
Qui se nourrit de poissons.

P soluble (phosphore soluble)
Forme du phosphore qui a essentiellement pour origine les engrais agricoles et les effluents de STEP sans déphosphatation. C'est un engrais pour les plantes aquatiques et les algues. L'homme produit chaque jour environ 1,5 à 2 grammes de phosphore.

Qualité biologique
L'analyse de la qualité biologique exprime les effets des dégradations chimiques et physiques du milieu sur les organismes aquatiques. Elle est basée sur l'observation de la faune benthique qui détermine un indice de qualité biologique globale normalisé de l'eau (voir IBGN) allant de I à 20 et qui permet de classer les cours d'eau en 5 catégories. 

Qualité physico-chimique
Les paramètres physico-chimiques les plus couramment mesurés sont le pH (degréd'acidite), la conductivité, l'oxygène dissous, la DBO5. ainsi que la teneur en phosphore, sulfate, chlorure, COD, calcium, magnésium et en différentes formes de l'azote. La recherche de produits antiparasitaires, de micropolluants et de métaux lourds peut compléter ces analyses.

Qualité sanitaire
La qualité sanitaire est évaluée selon des critères chimiques et surtout bactériologiques qui permettent d'apprécier si une eau peut être destinée à la baignade. Ni l'Aire ni la Drize ne répondent, et de loin, à ces critères. La qualité bactériologique et la protection piscicole font que la baignade est déconseillée dans toutes les rivières genevoises.

Régime
Ensemble des phénomènes régissant les variations de debit d'un cours d'eau: glaciaire (qui dépend de la fonte des glaciers), nival* (alimenté par les neiges) ou pluvial (qui dépend des pluies).

Réseau primaire
Collecteurs principaux (grosses canalisations) des égouts conduisant aux STEP.

Réseau secondaire
Canalisations des eaux polluées reliant les habitations ou industries au réseau primaire; canalisations de petit diamètre partant des éviers, WC, baignoires, etc.

Réseau ou système séparatif
Système de canalisations composé de deux réseaux distincts, l 'un conduisant les eaux usées vers une STEP, l'autre conduisant les eaux pluviales vers le milieu naturel (rivière, lac).

Réseau ou système unitaire
Réseau d'égouts collectant les eaux usées et les eaux de ruissellement (nivales et pluviales) dans une même canalisation.

Station d'épùration (STEP)
Station d'épuration des eaux usées d'origine domestique ou industrielle.

Stations de pompage ou de relevage
Installation permettant de relever des eaux, dans le cas présent des eaux usées, à un niveau suffisant pour assurer un écoulement gravitaire dans le réseau aval de canalisations. 

Statut du cours d'eau
Sur sol suisse, le propriétaire responsable de l'entretien du cours d'eau peut être le canton, une commune ou un privé. Sur sol français, la propriété des cours d'eau peut être publique ou privée et s'arrête alors au centre du lit.

Taux d'imperméabilisation Proportion de la surface rendue imperméable par la construction de routes ou de bâtiments et qui a ainsi perdu les capacités de rétention d'eau d'un sol naturel.

Département de I'inténeur, de l'agriculture, de l'environnement et de l'énergie

Fiches-rivières déjà parues: 

N ° l L'Allondon, épuisée
N° 2 La Versoix, épuisée
N" 3 l'Aire
N" 4 L'Hermance
N" 5 La Drize

Fiches-rivières à paraître:
N° l l'Allondon, réédition
N° 2 la Versoix, réédition
la Seymaz et ses affluents 

l'Arve
le Foron
le Marquet -Gobé -Vèngeron la laire
le Nant d'Avril
le Rhône

Pour toute information: 
Environnement
2, Rue de l'Hôtel-de-Ville
Case postale 3918
1211 Genève 3
Tél. 022/3192359

Mars 1999