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Pollution de l'Allondon, l'Etat de Genève demande réparation Suite à la grave
pollution qu'a subi l'Allondon, dans la nuit du 27 au 28 août 2001 et à ses
conséquences catastrophiques sur l'écosystème de cette rivière, le Conseil
d'Etat a décidé d'intervenir par toutes voies de droit civiles,
administratives et pénales, en vue d'obtenir réparation du dommage et afin
que des sanctions soient prises à l'encontre de ses auteurs. Rappel des faits. Dans
la nuit du 27 au 28 août 2001, un produit toxique s'est déversé dans le cours
d'eau et a également perturbé le fonctionnement de la station d'épuration
française de Saint-Genis, dont l'effluent s'écoule dans l'Allondon; plusieurs
milliers de poissons (truites fario, ombres de rivière, chabots) sont morts. Alertés, le SIS
(Service cantonal d'incendie et de secours), les collaborateurs du service
des contrôles de l'assainissement (SCA) et les gardes de l'environnement du
SFPNP (Service cantonal des forêts, de la protection de la nature et du paysage)
sont immédiatement intervenus. Après 60 heures de travail, l'hécatombe ne
faisait plus de doute : 1700 poissons avaient été ramassés. Le 29 août, les
autorités françaises nous informaient avoir trouvé le responsable et
identifié le produit toxique, de la soude caustique, déversée dans des
conditions qui doivent encore être établies, dans le réseau des eaux claires
puis dans celui des eaux usées. Une instruction pénale, dans laquelle l'Etat
de Genève entend se constituer partie civile, s'est immédiatement ouverte en
France. Des prélèvements opérés
dès le 29 août par le service d'hydrobiologie ont révélé que la macrofaune
avait été gravement atteinte, mettant en péril la survie de toute la faune
pour laquelle elle sert de nourriture de base. Afin d'évaluer le dommage sur
la piscifaune, des pêches de contrôle ont eu lieu le 3 septembre sur tout le
cours suisse et limitrophe de l'Allondon. Des pêches d'inventaire effectuées
en été 2000 servent aujourd'hui de référence. La mortalité a été totale
jusqu'à 5 kilomètres en aval de la station d'épuration de St-Genis, allant
ensuite en décroissant jusqu'au secteur de l'embouchure qui ne semble pas
avoir été touché. Au vu des premiers résultats, on peut d'ores et déjà
estimer que 4 à 5 ans d'efforts seront nécessaires pour remettre le cours
d'eau en état. Le Conseil d'Etat
rappelle les mesures d'urgence déjà prises et les mesures à long terme
envisagées. Mesures d'urgence. Par
arrêté du Conseil d'Etat du 29 août, la pêche et la baignade ont été
interdites jusqu'à nouvel avis. Mesures à plus long
terme. Un plan d'assainissement est à l'étude avec les autorités françaises
pour discuter du projet de raccordement des eaux usées suisses et françaises
et de l'extension de la station d'épuration du Nant d'Avril située sur Suisse
dont l'effluent s'écoule dans le Rhône. Par ailleurs, le gouvernement
genevois entend élaborer rapidement, d'entente avec ses partenaires français,
un plan de mesures afin de préserver autant que possible la qualité de
l'Allondon face aux accidents qui risquent hélas de se reproduire encore
d'ici la construction d'une nouvelle station d'épuration. Chancellerie
d'Etat |
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