Petite rivière
franco-suisse qui faisait le bonheur des pique-niqueurs et des pêcheurs,
l’Allondon a subi, le 28 août dernier, une très grave
pollution qui a anéanti presque entièrement les populations
piscicoles. Le Conseil d’Etat a décidé mercredi de prendre
toute une série de mesures visant à la fois à réintroduire la
vie dans le cours d’eau et à punir les coupables de ce désastre
écologique.
Afin de permettre aux populations de
truites et d’ombres de se reconstituer, l’Etat a choisi, en
accord avec la Commission de la pêche, de procéder à un
repeuplement conséquent. Logiquement, il demande également aux pêcheurs
de prendre leur mal en patience. Des restrictions de pêche
exceptionnelles seront imposées de l’entrée sur le territoire
suisse de l’Allondon jusqu’au pont sous Russin.
Double dénonciation
Quant aux responsables présumés de la
catastrophe, ils devront vraisemblablement répondre de la
pollution devant la justice. Le Conseil d’Etat a déposé, le 11
décembre dernier, une dénonciation pénale auprès du Ministère
public. Des démarches parallèles ont été entreprises en France
auprès du procureur de la République de Bourg-en-Bresse. En août,
plusieurs plaintes avaient également été déposées par des
autorités françaises.
Il est en effet apparu très rapidement
que la source du désastre se situait dans le Pays de Gex. C’est
une entreprise suisse de traitement des eaux, délocalisée dans
le technoparc de Saint-Genis-Pouilly, qui en porte la
responsabilité. Son directeur a reconnu les faits, mais affirme
qu’il s’agit d’un accident dû à la défaillance d’une
pompe.