Victime d’une grave pollution, l’Allondon sera ressuscitée (24/01/2002)
 
POINT PRESSE - Repeuplement et dénonciation pénale sont au menu.
Eric Budry
  Photo Pascal Frautschi
Petite rivière franco-suisse qui faisait le bonheur des pique-niqueurs et des pêcheurs, l’Allondon a subi, le 28 août dernier, une très grave pollution qui a anéanti presque entièrement les populations piscicoles. Le Conseil d’Etat a décidé mercredi de prendre toute une série de mesures visant à la fois à réintroduire la vie dans le cours d’eau et à punir les coupables de ce désastre écologique.

Afin de permettre aux populations de truites et d’ombres de se reconstituer, l’Etat a choisi, en accord avec la Commission de la pêche, de procéder à un repeuplement conséquent. Logiquement, il demande également aux pêcheurs de prendre leur mal en patience. Des restrictions de pêche exceptionnelles seront imposées de l’entrée sur le territoire suisse de l’Allondon jusqu’au pont sous Russin.

Double dénonciation

Quant aux responsables présumés de la catastrophe, ils devront vraisemblablement répondre de la pollution devant la justice. Le Conseil d’Etat a déposé, le 11 décembre dernier, une dénonciation pénale auprès du Ministère public. Des démarches parallèles ont été entreprises en France auprès du procureur de la République de Bourg-en-Bresse. En août, plusieurs plaintes avaient également été déposées par des autorités françaises.

Il est en effet apparu très rapidement que la source du désastre se situait dans le Pays de Gex. C’est une entreprise suisse de traitement des eaux, délocalisée dans le technoparc de Saint-Genis-Pouilly, qui en porte la responsabilité. Son directeur a reconnu les faits, mais affirme qu’il s’agit d’un accident dû à la défaillance d’une pompe.