| La pêche en rivière
s’ouvre samedi, même dans l’Allondon
(07/03/2002) |
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| HALIEUTIQUE - La
grave pollution estivale oblige toutefois à des
restrictions. |
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| DOMINIQUE
CHOUET |
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| L’Etat,
notre bon maître, nous signale que la
saison de pêche en rivière s’ouvre
samedi qui vient, 9mars. Il nous
rappelle immédiatement et en caractères
gras que cette ouverture s’effectuera
"sous surveillance". On n’en
est pas encore à la caméra vidéo,
mais l’œil du Département de l’intérieur,
de l’agriculture et de
l’environnement demeure vigilant.
C’est que, les ressources halieutiques
des cours d’eau du canton étant ce
qu’elles sont, on ne peut pas pêcher
ce qu’on veut où l’on veut. Certes,
assure le Service des forêts, de la
protection de la nature et du paysage,
la situation, globalement, s’améliore,
notamment en vertu des travaux entrepris
dans le cadre de la renaturation des
cours d’eau. Ces travaux ont déjà
contribué de manière significative à
améliorer et l’habitat, et les
possibilités de déplacement des
poissons.
Par exemple, sur la Versoix, le
dernier verrou anti-poïkilothermes a
sauté à la fin de l’automne avec la
mise en service de l’échelle qui
permet de courber l’usine électrique
Jean-Estier, vers la Bâtie. Les
truites, qui pouvaient depuis 1997
passer le barrage des Usiniers, depuis
1999 le Moulin-du-Pont, et depuis 2000
le Martinet, peuvent désormais remonter
du Léman jusqu’au marais de Divonne.
Il paraît qu’elles ne s’en privent
pas.
Pour l’Allondon, le tableau est
moins riant. Chacun se souvient et ceux
qui l’auraient oublié ont tort que
cette rivière a été victime, dans la
nuit du 27 au 28 août, d’une grave
pollution qui avait largement ratiboisé
sa faune et entraîné des conséquences
désastreuses sur tout l’écosystème
du cours d’eau, où pêche et baignade
avaient été interdites dès le
lendemain. Cinq mois après ce désolant
malheur, les observations de Service
cantonal d’hydrobiologie permettent de
dire que la restauration biologique des
eaux s’est faite plutôt rapidement,
au point que l’on "ne constate
plus aucune séquelle sur la macrofaune",
alors que les invertébrés continuent,
malheureusement, à proliférer
anormalement.
D’entente avec la Commission de la
pêche, le Conseil d’Etat a décidé
d’autoriser à nouveau le monde à
taquiner le goujon dans l’Allondon,
avec toutefois les restrictions que
voici: une seule truite par jour, et de
33cm au moins, défendu de capturer les
ombres, et pas de pêche au ver. Cela
jusqu’au pont de Russin. Plus bas, la
truite peut mesurer jusqu’à 40 cm.
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