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Le projet de loi pour
la revitalisation de l’Aire sur un premier tronçon genevois et pour l’étude
d’ensemble (PL 8490) a été déposé devant le Grand Conseil le 21 mars 2001.
Le public pourra découvrir le projet de revitalisation dans le cadre du 150e
anniversaire de la commune de Confignon les 14, 15 et 16 septembre prochains
à la salle communale de Confignon.
1.Etat de santé de l'Aire
La vue rectiligne du cours d'eau de l’Aire fait partie du paysage de la
Plaine du même nom. Elle offre aux riverains et promeneurs une image «
domestiquée » d’un cours d’eau qui, jusque dans les années 20, début de la
construction du canal, inondait régulièrement les terres agricoles.
Cependant, dans son corset de béton, l’Aire est devenue gravement malade et
souffre, aujourd’hui, d’une grande pauvreté biologique. L’altération de son
eau et de ses rives rend pratiquement impossible le développement de la flore
et de la faune aquatique.
En 1993, l’étude de revalorisation du bassin de l’Aire, entreprise
conjointement par les autorités genevoises et françaises concernées, a
confirmé ce constat et, au delà d’un simple bilan, cette étude a préconisé un
certain nombre d’actions indispensables à la revitalisation de l’Aire sur
l’ensemble de son cours et de ses affluents.
2.Revitalisation de l’Aire (tronçon frontière nationale - Pont du
Centenaire - Onex)
Pour que vive l’Aire, il est devenu nécessaire de poursuivre les mesures
d’assainissement des eaux usées, d’assurer la gestion de l’hydrologie de son
bassin versant ainsi que l’entretien de son lit et de ses rives.
La revitalisation de cette rivière constitue une composante indispensable
pour lui restituer ses fonctions biologiques principales et rétablir la
plupart des usages dédiés au cours d’eau. Annoncé dans le rapport du Conseil
d’Etat au Grand Conseil (RD 312), du 14 janvier 1999, ce projet est un point
fort du programme de renaturation des cours d’eau et des rives du canton de
Genève. De plus, la revitalisation de l'Aire s’inscrit dans une démarche qui
s'applique à l’ensemble des cours d’eau du Genevois, « le contrat de rivières
transfrontalier ».
En l'occurrence, « le contrat de rivières du Genevois », comprenant le cours
d'eau de l’Aire et son bassin versant, est l’un des premiers accords entre
les autorités suisses et françaises visant à redonner vie aux rivières du
Genevois. Les actions de renaturation préconisées par l'étude susmentionnée
seront réalisées dans le cadre de ce contrat dont l'élaboration arrive à
terme.
3.La procédure : première étape pour un projet
Les cours d’eau situés en zone suburbaine sont souvent l’objet d’attentes
contradictoires venant de milieux divers. Les interactions entre
l’aménagement du territoire, le domaine bâti, la zone rurale et la
renaturation des cours d’eau nécessitent une collaboration pluridisciplinaire
forte pour élaborer un projet d’envergure.
Dans cette optique, le département de l’intérieur, de l’agriculture, de
l’environnement et de l’énergie a choisi d’entreprendre l'étude de
revitalisation du cours d'eau de l'Aire en ouvrant une procédure dite de «
mandats d’étude parallèles » au sens des normes de la société des ingénieurs
et architectes. Cette procédure est moins contraignante qu’un concours dans
le sens où elle permet au mandant de disposer plus librement des projets.
Ainsi, lors d'une phase de présélection, quatre groupes pluridisciplinaires
ont été retenus pour élaborer durant 4 mois un projet devant respecter les
objectifs du cahier des charges tels que territoire, paysage et aménagement,
hydrologie et morphologie, entretien du cours d’eau, nature et faune. Il
s’agit de :
· Groupe GAMAR, composé des bureaux : SD Ingénierie Genève SA, Biol Conseils
SA, Holdener et Leutenegger, Mayor - Beusch, Paysagestion SA ;
· Groupe Aire-Vive, composé des bureaux : GREN biologie appliqués sàrl,
Bonnard & Gardel SA, ACAU, P. Bernard, G. Henchoz et Arpège communication
sàrl ;
· Groupe Co-existences, composé des bureaux : Emch+Berger SA, Devanthéry
& Lamunière et B. Marchand ;
· Groupe Superpositions, composé des bureaux : G. Descombes, ADR sàrl,
Fedderson & Klostermann, BIOTEC biologie appliquée SA et Léman Eau.
En janvier dernier, un jury, composé d’experts dans les domaines précités, de
représentants des communes riveraines, de l’agriculture et d’associations de
protection de la nature, a relevé la très bonne qualité des projets qui
répondent pour l’essentiel, aux objectifs imposés. Les candidats ont cherché
à tenir compte du tracé naturel de la rivière sur la presque totalité de son
parcours, d'une bonne diversité biologique ainsi que de cheminements
piétonniers adaptés au site.
4.Le projet retenu
Le projet du groupe Superpositions est celui que le jury a retenu au terme de
ses travaux. Il concilie nature, paysage, aménagement, fonctions et usages du
cours d’eau, loisirs et détente. Il se distingue notamment sur les points
suivants :
· ouverture très généreuse du paysage sur la rivière ;
· conservation de la trace historique du canal en créant des « jardins »
représentatifs des espèces végétales présentes après renaturation du site ;
· promenade sur tout le tracé du cours d’eau tenant compte également de la
protection des lieux sensibles.
Ce projet répond ainsi aux attentes des riverains et de la population.
5.La réalisation
Le Grand Conseil a été saisi, ce printemps, d’un projet de loi en vue
d’accorder les crédits nécessaires à l’étude d’un projet définitif.
Dès lors, l’ensemble du projet de revitalisation pourra être envisagé par
étapes sur une période de 5 à 8 ans. De façon à respecter au mieux la liberté
de décision et de choix du parlement, chaque étape de renaturation a été
conçue avec cohérence. Ainsi la réalisation d’une étape n’implique pas
forcément l’exécution des suivantes.
Pour tout renseignement :
Service de
Renaturation des cours d’eau et des rives
022/327 70 84
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