10 ans pour sauver nos rivières
La qualité des eaux des rivières et du lac Léman est une préoccupation constante des autorités qui en ont fait une priorité dans le cadre de la politique globale de l'eau et du programme « 1O ans pour sauver nos rivières » .
La quasi-totalité des cours d'eau s'écoulant à travers le canton de Genève ont la plus grande partie de leur bassin versant sur le territoire français voisin. Seule la Seymaz a un cours entièrement situé sur le territoire cantonal.
Ceci nous a orienté vers le développement d'une politique transfrontalière de l'eau, englobant non seulement notre territoire cantonal mais le bassin du Genevois, voire celui du Léman dans leur ensemble.
Depuis quelques années, les autorités françaises et genevoises concernées, préoccupées par l'état des cours d'eau du bassin du Genevois, ont entrepris conjointement un certain nombre d'études de revalorisation. Celles-ci portent en particulier sur l'Aire et la Drize, le Vengeron et I'Hermance. Leurs conclusions permettront d'engager d'importantes opérations de renaturation de ces cours d'eau.
Aujourd'hui, nous poursuivons nos efforts en vue de la conclusion d'un contrat portant sur l'ensemble du bassin du Genevois, démontrant une fois de plus, de manière tangible,
notre volonté de résoudre ensemble les problèmes qui nous sont communs.
La réalisation du programme de revalorisation s'effectuera par la définition d'un plan d'action cohérent par bassin versant.
Les fiches rédigées sur les rivières du Genevois entendent rendre compte de ces efforts et sensibiliser le lecteur à la richesse de notre patrimoine naturel et à l'urgence de le réhabiliter.
Claude Haegi
Président du Département de l'intérieur. de l'environnement et des affaires régionales
l' Aire
Les affiuents
1'Aire ne prend son nom qu'à partir de St-Julien-en-Genevois. En amont, il s'agit d'un réseau complexe d'affiuents* dont les principaux sont le Grand Nant, le Nant de la Folle,
le Ruisseau de Ternier et l'Arande.
A pente souvent forte, ils coulent en grande partie en zone rurale, au fond de petits ravins boisés d'accès parfois difficile.
La plaine de l'Aire
Les bords de l' Aire -de la frontière française au Pont du Centenaire -sont principalement constitués de bandes de l'ancienne forêt riveraine et de cultures. La canalisation de l' Aire a laissé quelques restes de forêt autour des anciens méandres de la rivière, auxquels sont venus s'ajouter des
massifs dus à des plantations sur des terrains peu aptes à l'agriculture.
Renarde et renardeaux
La plaine est caractérisée par la présence de très nombreuses cultures maraîchères. Des serres, des tunnels d'exploitation structurent le paysage.
L'activité de ce secteur, la richesse des terrains exploités en permanence depuis des décennies en font un territoire riche en mouvement et en variations.
On ne peut observer que peu de faune extraordinaire. Seules les espèces traditionnelles, telles que renards et blaireaux, sont rencontrées.
Récemment, une réserve naturelle a été créée: la réserve des Bossenailles.
Elle n'est pas accessible au public, mais représente un refuge considérable pour la faune. Des aménagements pour reptiles et batraciens ont été effectués et leur présence témoigne de la qualité du milieu.
*voir glossaire en fin de fiche
Découverte du site
Les trois promenades proposées ont en commun de vous faire découvrir
des îlots de nature intense à proximité de lieux très habités ou de routes à grand trafic qui nous rappellent la civilisation actuelle.
Ces autoroutes et autres axes de communication sont nécessaires à notre société. Dans la région, ils sont particulièrement nombreux et ont morcelé la campagne paisible et tranquille d'autrefois. De ce découpage, de petites zones résiduelles ont pu subsister, mais avec un appauvrissement important de la diversité, car ces espaces ne sont que très peu en communication entre eux. Il est cependant primordial de les sauvegarder. Ils sont la richesse de nos paysages où se côtoient les témoins de notre passé et les empreintes de la société d'aujourd'hui.

Blaireaux
l'Aire et Le Voiret (une heure)
Prendre le bus 4 ou 44 en direction des Palettes ou des Voirets jusqu'à rarrêt «Pont-Rouge», ce dernier se trouvant alors à droite, un peu en contrebas. Si vous êtes en voiture, prenez la rampe du Pont-Rouge, puis tout de suite à gauche le chemin des Vignes pour parquer le long du muret juste avant le pont. Mieux, faites la balade à renvers en vous parquant
aux Palettes.
Passer le pont de bois pour remonter la rive droite de r Aire par un joli chemin bien aménagé.
En suivant rindication «circuit des deux rivières» des panneaux jaunes des chemins pédestres, passez raire de jeu et de pique-nique du Pont du Gué pour rejoindre la route du Grand- Lancy par un petit escalier de béton. Traversez la route pour retrouver en face le chemin des Liserons qui continue au bord de r Aire jusqu'à la confluence du Voiret que nous traversons sur une passerelle.

Le Voiret sous l'école "En Sauvy"
Suivant le petit vallon du Voiret, nous empruntons, à la fin du chemin des Liserons, le chemin des Verjus sur une centaine de mètres, puis sur la gauche le chemin Haccius. 50 mètres plus loin, sur la gauche, descendre vers la passerelle «En Sauvy» pour remonter le Voiret sur sa rive droite, en contrebas de l'école «En Sauvy». La balade peut s'arrêter là (arrêt de bus 4144 sur l'avenue du Curé-Baud) ou continuer le long du Voiret en direction de l'école des Palettes. Traversez le chemin du Petit Voiret pour reprendre, en face, le sentier le long du ruisseau. Juste après la jonction entre le Voiret et le Petit Voiret, prendre à gauche sous l'avenue du Curé-Baud la passerelle du «Terrrain d'aventures». Suivez les méandres urbanisés de ce petit ruisseau jusqu'à ce que s'achève, au terrain de jeux pour enfants, son cours à l'air libre. Derrière le grand immeuble en Y, que l'on contourne par la droite, se trouve le terminus du bus 44.
Nant de la Folle (une heure)
Suivre la N 201 reliant St-Julien à Cruseilles. Aux «Mouilles», face au cafè «Le Retour du Salève», prendre à droite en direction de Feigères. Avant Feigères, en contrebas du village, emprunter sur la gauche la petite route indiquée «La Salette» et monter jusqu'à la Chapelle «Notre-Dame de la Salette» où il est possible de se parquer.
A pied, redescendez cette même petite route en direction de Feigères, et suivez le chemin du Châtelard. Passez
le pont et suivez la route longeant, sur votre gauche, le ruisseau de la Folle en direction du «Moulin Desborne». Arrivé à ce dernier, propriété privée, vous vous engagez sur le chemin d'exploitation qui monte sur la
gauche, longeant la forêt.
Face au Salève, le ruisseau de la Folle en contrebas sur la droite, nous découvrons une petite vallée préservée, un havre de tranquillité. A travers les pâturages, le chemin longe une petite vigne, la dernière de cette zone autrefois viticole.

Le Nant de la Folle sous I'Agnellu
Quelques mètres plus loin, un sentier descend sur la droite pour rejoindre dans un petit bois le ruisseau de la Folle.Un petit pont permet de monter jusqu'à I'Agnellu. Le chemin forestier est raide et peut s'avérer boueux, mais la vision du ruisseau, la traversée en ligne droite d'un vieux verger et le panorama depuis le village de I'Agnellu valent le détour.
Suite à cette petite escapade, facultative, revenir sur le chemin d'exploitation longeant la vigne. Ce chemin est également emprunté par des cavaliers
et peut parfois se révéler boueux.
Une douce ascension vous amène à «La Selle», hameau composé de deux ou trois maisons, dont un gîte rural de France.

L'arrivée sur le replat (hormis le bruit de la nationale et les futurs travaux du tronçon autoroutier vers Annecy) ofTre un superbe panorama : Le Vuache, la cluse du Rhône et le Jura sur la gauche, puis le lac Léman et la pointe de
Collonges-Bellerives, enfin le Salève à droite. Avant le croisement suivant, menant à la ferme «Enex», le chemin d'exploitation sur la gauche permet de cheminer au travers des champs cultivés, face au Jura, jusqu'à la ferme «Sur le Moulin».
Passé celle-ci, la route sur la droite permet de rejoindre «Notre-Dame de la Salette», notre point de départ.

Ruisseau de Ternier (45 minutes)
De la N206, proche de la gare ferroviaire de St-Julien et face à l'hôtel
«Savoie», traverser les voies ferrées et prendre l'avenue de Ternier. Il est possible de parquer sur la bas côté droit de la route, juste après la «carrosserie des
Alpes».

Le ruisseau de Ternier avant le pont de pierre
A pied, vous continuez l'avenue de Ternier jusqu'à la dernière maison pour vous engager légèrement sur la droite dans un chemin encore asphalté, laissant sur la gauche le chemin de terre menant à un parcours «vita». Vous longez le Ruisseau de Ternier sur une bonne distance avant de le
traverser par un joli pont de pierre.
Ce tronçon est une zone d'infiltration et le ruisseau peut se trouver à sec (cours souterrain).
Le chemin se poursuit vers le haut de la colline le long d'une forêt, sur la droite, et d'un vieux verger avec des ruches sur la gauche. Devenu chemin d'exploitation, il débouche sur le plat dans un paysage agricole de cultures, face au Salève.
L'autoroute de contournement déploie devant nous sa «forêt de candélabres «, qui n'est pas sans qualités esthétiques, avant que le chemin nous invite à longer un vieux mur de pierres.
Celui-ci conduit aux abords de la nationale 201, que nous côtoyons quelques mètres en restant bien sur notre droite par le chemin devenu asphalté. Nous redescendons face au Jura sur St-Julien pour emprunter, toujours sur notre droite, le chemin «Viollet».
Nous quittons l'asphalte juste avant le domaine de «La Côte», poursuivant le chemin Viollet à travers la campagne.
Une descente à travers bois nous fait retrouver le ruisseau de Ternier, que nous traversons par un petit pont. Le Ternier est ici semi-aménagé, longeant les habitations du quartier sud de St- Julien.
Le chemin des Viollet prend fin quelques mètres plus loin rejoignant l'avenue de Ternier, bouclant ainsi notre promenade.
Histoire
Cours d'eau
1890-1893 : Premiers travaux de correction* entre Thairy et le pont de Lully.
1921-1936 :Aménagement de la Plaine de l'Aire. Correction du cours d'eau entre la frontière et le Pont de Lullyavec, notamment, la construction du dépotoir (bassin de décantation) de Certoux. Canalisation du cours entre
le pont de Lully et le pont des Marais. Correction entre le Pont des Marais et le Pont du Centenaire.

L'Aire canalisée
1938-1940: Canalisation depuis le Pont-Rouge jusqu'à 200 rn de 1'Arve.
Inspection du département des travaux publics en 1961: «De la frontière à l'Arve, des eaux très chargées coulent dans l'Aire. Vu la sécheresse, il ne coule dans l'Aire que des eaux usées. Le cours d'eau devient un véritable égout (...) Sur tout le cours non canalisé on trouve des ordures et de la ferraille. l' Aire est très polluée et très envasée» .
1964-1970 : Couverture de l'Aire
entre le Pont-Rouge et l'Arve pour permettre l'extension de la zone industrielle de la Praille et la construction de la route des Jeunes et de la Voie Centrale.
1981-1982: Rehaussement des digues sur le secteur corrigé entre le pont de Certoux et le pont de Lully (suite aux crues de 1976 et 1979).
1987 : Mise en service de la galerie de décharge des crues au Rhône. Depuis 1993, les eaux de ruissellement du
bassin versant autoroutier de la Nia sont déversées dans le Rhône via cette galerie de décharge*.
Généralités
Bassin versant*
Dès 1860: Importants déboisements sur les pentes du Salève et du Mont-Sion, à l'origine d'un fort alluvionnement et de crues sans précédent.
1921-1936: Remaniement parcellaire et importants travaux de drainage dans la plaine de l'Aire.
1934-1936: Drainages importants en aval du Pont-Rouge.
Dès 1950: Forte urbanisation de certaines zones du bassin versant.
Avant les années 1960, il n'y avait pas d'assainissement centralisé.
Les effiuents* des habitations étaient évacués, après traitement par des fosses, dans les réseaux de collecte (souvent des drainages, en zone suburbaine), lesquels se déversaient dans les cours d'eau.
L'autorouteA40, ouverte en 1983, traverse le bassin versant d'ouest en est. L'autoroute A41 , dont la construction doit démarrer prochainement, longera le vallon du Nant de la Folle.
Statut* du cours d'eau
Cantonal sur tout son cours suisse. Privé sur le cours français.
Principales communes concernées du bassin versant*
France: Archamps, Beaumont, Feigères, Neydens, Présilly, St-Julien. Suisse: Bardonnex, Bernex, Confignon, Genève, Lancy, Onex,
Perly-Certoux, Plan-les-Ouates, Soral.
Surface du bassin versant*
A Thairy (F) :
45,2 km2 dont 45,2 km2 de bassin versant français
A la galerie de décharge*
:
62,0 km2 dont 49,5 km2 de bassin versant français
Au Pont-Rouge
:
67,7 km2 dont 49,5 km2 de bassin versant français
A l'exutoire* (y
c. Drize) :
95,1 km2 dont 63,9 km2 de bassin versant français
Longueur du cours
Environ 11 km, dont 9,1 km sur sol Suisse, depuis Saint-Julien où le cours d'eau prend le nom d'Aire. En amont, il s'agit d'un réseau complexe d'affiuents* dont les principaux sont le Grand Nant (ou Nant d'Ogny), le
Nant de la Folle (ou Nant de Feigères), le Ruisseau de Ternier et l'Arande.
Cours endigué ou canalisé
Sur Suisse :
4 km endigué et 1,5 km de canal couvert
Débit moyen*
A Thoiry (F) :
Estimé à 650 l/s
A Mourlaz (amont galerie de décharge)
Estimé à 800 l/s
Débit médian* estimé à 400 l/s
Au Pont-Rouge
:
Estimé à 900 l/s
Débit médian estimé à 500 l/s
Débit de crue*
A Thoiry (F) :
Décennale: 36 m3/s Centennale: 70 m3/s
A la galerie de décharge * :
Décennale: 58m.3/s
Centennale: 97 m3/s
Au Pont-Rouge
:
Décennale: 37 m3/s
Trentennale : 47 m3/s
Débit d'étiage*
A Thairy (F) : estimé à 6-8 Ils
A Mourlaz (amont galerie de décharge*)
:
estimé à 45 J/s
(en majorité rejets de STEP*)
Au Pont-Rouge
:
estimé à 70 l/s
(en majorité rejets de STEP)
Mesures hydrologiques
Un limnimètre* est installé à Thairy (St-Julien-en-Genevois) et un autre à Mourlaz, en amont de l'autoroute et de la galerie de décharge. Deux pluviographes sont en fonction à proximité de ce dernier.
Régime*
Régime pluvial. Les plus fortes crues observées ce siècle (1934 et 1979) sont néanmoins dues à une concomitance
de pluies associées à une fonte de neige.
Affluents* principaux
Les Ruisseaux du Rat, de Soilly, de la Pesse et de la Côte Mulet se jettent dans le Grand Nant. Les affluents du Nant de la Folle sont les Ruisseaux des Morsules, des Montailloux et du Petit Chable. Dans le Ruisseau du Ternier se jettent les Ruisseaux des Creux, du Comptant, de Beaumont, de Clarent
et le Nant de Bartoux, ce dernier recevant les eaux du Ruisseau de la Forge. Le Ruisseau du Mely et celui du Chameau sont des affluents de I'Arande.
Après que l'Aire ait pris son nom, les affiuents principaux sont le Voiret, la Lissole (sous tuyau) et la Drize.
Etat actuel
État du lit et des berges
Les affluents* (Grand Nant, Nant de la Folle, Ruisseau de Ternier,Arande)
En grande partie en zone rurale, à pente souvent forte.
On note des zones où affieurent des argiles pauvres en éléments grossiers et des zones riches en gros blocs ou des zones où les berges sont des graviers ou des galets. Dans les premières, la stabilité des fonds est généralement précaire et des travaux d'entretien peuvent s'avérer nécessaires. Les berges sont ponctuellement instables. Dans les secondes, le pavage est de bonne tenue et la stabilité des berges ne pose pas de réel problème.
Dans les zones habitées: nombreux aménagements (remblais, busages , etc.).
L'Aire
En amont du dépotoir de Certoux, l'Aire ne pose pas de problème particulier. Sur le cours inférieur, en revanche, le fonds du canal est fortement colmaté (boues noirâtres riches en matières organiques et à l'odeur souvent nauséabonde).
Le lit et les berges sont en grande partie artificiels, donc défavorables pour la faune et la flore.
Occupation des sols
Le taux d'imperméabilisation* du bassin versant est relativement faible (< 7%). Les zones imperméables se situent pour 53,6% sur territoire suisse,
dont plus de 35% en aval de la galerie de décharge au Rhône.
En se basant sur les plans de zone suisses et sur les plans d'occupation du sol français, il apparaît que la surface imperméable pourrait plus que doubler sur territoire français (+ 138% avec un développement à saturation), tandis que l'augmentation sur Suisse sera moindre (+ 27%).
Bassin versant* et paysage
Contexte boisé dans la partie amont, souvent d'un grand intérêt paysager par la présence d'unités de natures diverses.
Crues*
Les crues importantes de l'Aire ont nécessité de multiples interventions (citées sous «histoire») afin de limiter les dégâts aux zones d'inondation naturelles devenues agricoles ou bâties. Le bassin versant amont de la galerie de décharge est faiblement urbanisé (taux d'imperméabilisation actuel : 4,8%). Les crues sont observées lors de pluies de longue durée. L'urbanisation croissante et la construction de
l'autoroute A41 en direction d'Annecy auront pour conséquence des crues plus fréquentes.

Crue de l'Aire (1984) près du Pont du Centenaire
Si des mesures pour limiter les effets de l'imperméabilisation accrue ne sont pas prises, on peut craindre un accroissement du problème d'érosion* sur les secteurs non aménagés (problème déjà constaté actuellement) et une augmentation des risques d'inondation des secteurs de capacité insuffisante.
Le bassin aval présente un taux d'imperméabilisation beaucoup plus élevé (28,3%) et réagit donc principalement aux orages intenses de courte durée.
Erosion*
Les crues sont un facteur d'érosion important, notamment dans le bassin versant amont. Pour le bassin versant aval, les érosions ont notablement diminué depuis la mise en service de la galerie de décharge au Rhône; il semble en revanche que le lit du cours d'eau subisse un colmatage excessif.
Qualité globale
Qualité biologique* globale
En amont de la confluence avec le Nant deTernier, la qualité des eaux du Nant de la Folle est considérée comme moyenne. Les causes de pollution sont des rejets domestiques dans le haut du cours et le rejet de la STEP de Feigères-Neydens plus en aval. Suite à sa réhabilitation, la pollution due à la décharge du SIVOM de St-Julien a en revanche diminué.
Qualité biologique* globale 1992
Secteur
quaslité
pont de Certous très mauvaise
Pont-Rouge
très mauvaise
Les causes de la très mauvaise qualité biologique globale de l'eau à partir de l'agglomération de St-Julien sont en particulier: étiage* très sévère, eaux usées non épurées, effiuents des STEP de St-Julien (France) et de la Plaine de l'Aire (Genève), canalisation du cours, pollution diffuse* agricole.
Qualité sanitaire*
Il n'y a pas d'analyses connues sur le cours français. La qualité sanitaire est très mauvaise côté suisse, ce
qui a justifié, depuis 1982, une interdiction de la pratique de la pêche et du pompage d'eau à des fins agricoles sur territoire genevois.
Qualité piscicole
Des immersions de truitelles sont effectuées dans le Nant de la Folle, où vivent de très nombreuses loches franches. Malgré un repeuplement en 1994, un inventaire n'a pas permis de recenser de poisson dans le Ruisseau de Ternier à l'amont de la prise d'eau de l'étang d'Huffin, probablement en raison de la mauvaise qualité sanitaire de ce secteur. La population de truites observée dans le Grand Nant pourrait en revanche se maintenir
naturellement, ce cours d'eau ne faisant pas l'objet de repeuplement.
A l'aval de la retenue de Thairy, les truites sont peu abondantes et proviennent probablement des populations présentes plus en amont. La retenue de Thairy constitue un obstacle infranchissable pour les poissons qui ne peuvent remonter vers des secteurs moins dégradés.
Plus en aval, la situation est catastrophique. Le cours suisse de l'Aire est fermé à la pêche car le poisson est dangereux pour la consommation. Les repeuplements ont été abandonnés, subsistent des vairons, des chevaines et des loches.
Le secteur canalisé est un milieu totalement hostile pour le poisson (mauvaise qualité de l'eau, débit très faible et
température élevée en été, absence de caches pour le poisson).
Dans le secteur en aval du tunnel de décharge de crues, lit et berges sont soumis à de fortes pressions des riverains. Le débit est très faible en été. Le fond de la rivière semble se colmater du fait que les crues, moins fortes, ne brassent plus suffisamment les graviers.

Qualité physico-chimique* des eaux
En France, l'objectif de qualité de l'Aire et de ses affiuents principaux est 1A *
(excellente, voir glossaire sous objectif de qualité) pour la partie amont de ceux-ci et
1B (bonne qualité -pollution modérée) à l'aval des zones agricoles ou urbanisées. Cet objectif est loin d'être atteint, la qualité constatée étant médiocre à très mauvaise en période d'étiage.
En Suisse, la qualité des eaux est jugée en fonction des objectifs fixés dans l'ODEU* (voir glossaire) :
Objectifs ODEU* respectés dans plus de 10 échantillons sur 12 en 1990:
Secteur
DBO5*
COD
NH4+* NO3-*
Pont de
Certoux
non
non
non
non
Pont des
Marais
non
non
non
non
Pont-Rouge
non
non
non
non
Pollution chimique.
indice de pollution chimique IPC* (voir glossaire)
Secteur
Pollution
Paramètres déclassants
Pont de
Certoux
forte
DBO5, COD, NH4+, P sol*
Pont des
Marais
forte
DBO5, COD, NH4+, P sol*
Pont-Rouge
forte
DBO5, COD, NH4+, P sol*
État de l'assainissement
Le réseau d'égouts
Dans la partie française, le réseau d'assainissement est très majoritairement
séparatif*, mais quelques secteurs en centre-ville sont encore unitaires*, ce qui perturbe les systèmes
d'assainissement. En outre, il arrive que des branchements non conformes soient effectués par des particuliers lors de travaux d'aménagement de leurs bâtiments.
Dans la partie suisse, le réseau d'assainissement est constitué de 25 % de réseau unitaire* et 75% séparatif*..
Stations d'épuration (STEP) *
Les eaux usées du bassin versant de l'Aire sont acheminées vers cinq stations d'épuration: St-Julien et Neydens pour la partie française,
Plaine de l'Aire (Confignon), Aïre et, dans une moindre mesure, Chancy pour la Suisse. L'exutoire de ces deux dernières est situé sur le Rhône.
La STEP de Neydens (5'300 équivalents-habitants)* se déverse dans le Nant de la Folle en aval de Feigères. Une
amélioration et un contrôle périodique des réseaux sont nécessaires (diagnostic en
cours).
L' Aire est le milieu récepteur de la STEP de St-Julien, d'une capacité de 7'400 équivalents-habitants, dont l'exutoire est situé juste en amont de la frontière franco-suisse. Cette STEP est très largement surchargée.
La STEP de la plaine de l'Aire (5'350 équivalents-habitants) est localisée environ au milieu du trajet genevois de la rivière. Elle est également largement sous-dimensionnée, puisque l'on compte environ 8'000 équivalents-habitants raccordés.
La dilution par le milieu récepteur est nettement insuffisante pour ces deux dernières STEP, d'où le projet de raccorder leurs eaux usées sur celle d'Aïre.
Assainissement individuel et collectif privé
On compte environ 2'000 habitants, dont 80% sur sol français, qui ne sont pas raccordés sur le réseau collectif
d'assainissement. Il s'agit de logements unifamiliaux (assainissement individuel) ou de plusieurs habitations
(assainissement collectif privé) qui sont généralement équipés de fosses septiques à deux ou trois compartiments dont les effiuents sont d'ordinaire rejetés dans le milieu par épandage ou infiltration dans les sols. Ces rejets sont donc considérés comme diffus*. Une partie des canalisations des zones non raccordées reste toutefois branchée sur le réseau d'eaux pluviales ou de drainage.
Activités agricoles
France: élevage et cultures diverses. Suisse: cultures maraîchères intensives, en partie sous serres, grandes cultures.
Activités industrielles
Diverses activités, en particulier à St-Julien et à Feigères et dans la zone industrielle de Plan-les-Ouates.
La décharge de Feigères a été récemment adaptée. Les lixiviats* sont traités par la STEP de Neydens.
La décharge de Neydens doit être abandonnée dès la mise en service de l'usine d'incinération des déchets domestiques et industriels banals de Bellegarde.
Principaux rejets et sources d'altération du cours d'eau
Pollution d'origine agricole et maraîchère
Pollution diffuse* liée à l'utilisation de produits phytosanitaires et de
fertilisants de synthèse (azote, phosphore).
Rejets de STEP
Leur impact est important en raison de l'insuffisance des installations et du fait de la faiblesse des débits à certaines périodes.
Déversoirs d'orage*
Dans les zones de construction équipées en réseau unitaire et en tête des stations d'épuration, des rejets par les déversoirs
d'orage* peuvent se produire lors de fortes pluies, voire même de pluies moyennes.
Déversements accidentels
Des déversements accidentels, liés aux diverses activités industrielles rencontrées dans la région, sont possibles.
Une étude détaillée du bassin versant
Une étude de diagnostic franco-genevoise «Revalorisation des bassins versants de l'Aire et de la Drize» a été réalisée par le bureau ECOTEC ENVIRONNEMENT SA sur mandat conjoint de l'Etat de Genève et du Syndicat à vocation multiple du
canton de St-Julien-en-Genevois (Haute-Savoie), devenu depuis une communauté de communes. Terminée en 1995, elle décrit les scénarios possibles de revalorisation de ces cours d'eau.

Aire : le Pont du Gué
La première phase de l'étude, commencée en 1993, a tout d'abord consisté en un bilan de la situation qui a confirmé que plusieurs facteurs étaient responsables de l'altération de la qualité des eaux de ces cours d'eau (rejets pollués, insuffisance de débit, érosion des berges, etc.).
La seconde phase a permis de définir des objectifs de revalorisation et à préconiser les mesures permettant de les atteindre.
Les objectifs retenus sont les suivants :
- Rétablir une bonne qualité biologique et bactériologique des eaux.
- Lever les interdictions de pêche.
- Augmenter la valeur écologique globale des rivières et de leur vallon.
- Valoriser les fonctions de détente et de loisir pour la population.
- Supprimer les nuisances pour les riverains (odeurs, déchets etc.).
Résumé des actions et mesures de revalorisations proposées
Actions permanentes
- Recherche des causes de pollutions et des mesures correctives.
- Suppression des pollutions provenant de mauvais raccordements.
- Invitation aux communes concernées du bassin versant à accélérer la réalisation des équipements séparatifs en vue de
supprimer les déversoirs d'orages*.
- Entretien des équipements de collecte et de traitement des eaux.
- Nettoyage et entretien des cours d'eau.
Mesures de revalorisation prioritaires
- Raccordement des eaux usées des STEP de la Plaine de l'Aire et de
St-Julien au réseau de la STEP d'Aïre.
- Aménagement de bassins de soutien d'étiage sur territoire français afin d'assurer à l'Aire un débit minimum.
- Décanalisation de l'Aire entre Lully et Confignon afin d'améliorer les capacités d'épuration* naturelle du cours d'eau et d'augmenter la valeur écologique et paysagère du site.
Mesures complémentaires
- Aménagement de bras latéraux de cours d'eau, petits affiuents de l'Aire à renaturer.
- Gestion des ressources en eau des bassins versants, restitution éventuelle d'eau captée en période estivale.
Plan d'action
Un comité composé de représentants des administrations suisses et françaisesa été mis en place pour suivre l'étude
Aire-Drize. Ce comité de suivipoursuit depuis lors son action pour que, en fonction des possibilités
financières des administrations et des collectivités concernées, les mesures préconisées soient mises en oeuvre.
Le projet de raccordement des eauxusées de St-Julien et de la plaine del'Aire sur la STEP d'Aïre est le plus
avancé et les travaux devraient débuter au printemps 1998.
Cette tiche-rivières a été élaborée avec le concours :
-Service de la protection de la nature et des paysages (DIER)
-Service de l'écotoxicologue cantonal (DIER)
-Direction de l'assainissement (DIER)
-Service du géologue cantonal (DIER)
-Service du lac et des cours d'eau (DTPE)
-Communauté de Communes du Genevois
-Direction départementale de l'agriculture et de la forêt (DDAF) de la Haute-Savoie
Glossaire
Affluent
Cours d'eau qui se jette dans un autre
Bassin versant
Surface du territoire sur lequel les précipi- tations s'écoulent vers un cours d'eau.
Buse (busage)
Tuyau, généralement en béton, utilisé pour assurer l'écoulement souterrain d'un ruis- seau à travers une route, une voie ferrée etc.
Capacité d'auto épuration
Pouvoir d'une rivière de dégrader les matières organiques et d'assimiler ou de détruire des polluants industriels ou domestiques qui y sont déversés. Un cours naturel et l'agitation de l'eau en surface (cascades, chutes, etc.) favorisent ce processus dans lequel les micro-organismes jouent un rôle important.
COD (carbone organique dissous)
C'est le carbone lié à la matière organique dissoute, biodégradable ou non. Il provient pour une part de la production interne du milieu et pour une autre part de l'activité humaine.
Confluent
Endroit où deux cours d'eau se joignent (confluence: fait de confluer).
Correction
Modification du tracé d'un cours d'eau conservant au lit, contrairement à la
canalisation, un aspect plus ou moins naturel.
Crue
Montée des eaux d'un cours d'eau à la suite de précipitations atmosphériques aboudantes ou de la fonte des neiges.
DBO5 (Demande biochimique en oxygène)
Paramètre donnant une estimation de la teneur en matière organique biodégradable par la mesure de la quantité d'oxygène nécessaire à sa dégradation. Un homme produit chaque jour environ 70 g de DBO5.
DCO (Demande chimique en oxygène)
Paramètre donnant la teneur en matière organique oxydable par voie chimique (oxydation par le permanganate de
potassium).
Débit
Volume d'eau qui s'écoule par unité de temps (I m3!s = l '000 litres par seconde).
Débit de crue
Débit élevé lors d'événements pouvant survenir tous les dix ans (crue décennale), tous les 30 ans ou tous les cent ans (centennale). Les crues les plus fortes se produisent lorsque des précipitations abondantes sont associées à la fonte de
neige.
Débit d'étiage*
Débit en période d'étiage*. En Suisse, il est défini comme le niveau atteint ou dépassé pendant 347 jours par année (Q347).
Débit moyen
Moyenne annuelle des débits.
Débit médian
Débit atteint ou dépassé durant la moitié de l'année, soit 182 jours (QI82).
Déversoir d'orage
Dans le cas des réseaux unitaires, les débits en cas d'orage deviennent tror importants pour être conduits aux STEP .Les
déversoirs d'orages permettent d'évacuer ces eaux, qui contiennent un certain
pourcentage d'eaux usées, vers le milieu naturel (riviére, lac).
Diffus/diffuses (rejets, apports ou pollutions ...)
Qualifie des charges polluantes qui n'ont pas de sources géographiquement déterminées. Cest en particulier le cas de la plupart des rejets liés aux activités de l'agriculture et de l'élevage.
Eaux usées
Elles comprennent les eaux domestiques (cuisine, lavage, toilette, matières fécales, urines...) et les eaux résiduaires
industrielles.
Eaux pluviales (eaux claires)
Partie des précipitations atmosphériques recueillie par les toitures et tous les sols rendus étanches par du
béton ou du bitume (parkings, chaussées, trottoirs), ainsi que l'eau qui s'écoule des fontaines publiques.
Effluent
Ce qui s'écoule d'une source naturelle (cours d'eau issu d'un lac ou d'un glacier par exemple) ou d'une installation (eaux rejetées par une STEp, un ensemble d'habitation, une industrie...).
Equivalent-habitant
Notion utilisée pour exprimer la charge polluante d'un effluent ou la capacité de traitement d'une
STEP. La capacité d'une STEP est généralement supérieure au nombre d'habitants raccordés pour tenir compte des eaux usées industrielles ou artisanales et, dans certaines zones, des périodes de pointes touristiques.
Erosion
Arrachage par l'eau des matériaux coustituant le lit ou les berges.
Etiage
Baisse périodique, généralement en été, du débit d'un cours d'eau; le plus bas niveau des eaux.
Exutoire
Lieu de déversement (d'une station d'épuration ou d'un déversoir d'orage dans une rivière,...).
Faune benthique
Ensemble de la faune d'invertébrés vivant sur le fond des rivières (mollusques, vers, larves d'insectes etc.).
Galerie de décharge
Ouvrage permettant de prévenir les inondations en conduisant les eaux de crues vers un milieu, le Rhône dans le cas de l'Aire, ayant la capacité de les recevoir.
IBGN
Indice de qualité biologique global normalisé (voir sous «qualité biologique» et sous «objectifs de qualité»)
IPC (indice de pollution chimique)
Paramétre intégrateur qui regroupe en un seul chiffre les valeurs de quatre paramètres chimiques d'appréciation de la qualité des eaux (DBO5, COD, NH4 + , P sol). La
valeur de chaque paramètre est normalisée en la divisant par la valeur d'appréciation
la plus basse (limite de la classe eau non polluée). L'IPC est la moyenne des quatre valeurs ainsi normalisées.
Appréciation
DBO5* COD*
Ammonium (NH4+)* Psoluble*
IPC*
mg/L
mg/L
mgN/L
mgP/L
pollution
non polluée inférieur à
inférieur à
inférieur à
infèrieur à
infèrieur à
1,8
1,3
0,04
0,03
1,5
faible
1,8à3,0
1,3à2,0
0,O4àO,15
0,03àO,10 1,5à3,1
nette
3,Oà5,0 2,Oà3,5
0,15àO,4
0,1OàO,3
3,là8,0
forte
plus de 5,0 plus de 3,5
plus de 0,4
plus de 0,3 plus de 8,0
Limnimètre
Système de mesure du niveau de l'eau dans un lac ou un cours d'eau. L'estimation des dèbits des cours d'eau est basée sur cette
mesure.
Lit
Creux naturel du sol, canal dans lequel coule un cours d'eau. Un lit mineur peut, naturellement ou artificiellement, êtrecreusé dans le lit majeur. En
période de basses eaux, l'èvaporation est ainsi limitée.
Lixiviation,lixiviats
Les lixiviats sont les eaux, chargées de certains produits solubles, résultant d'une
lixiviation, soit le lavage d'un mélange de solides (p. ex. une décharge).
NH4 + (ammonium)
Sous forme dissoute dans l'eau, l'ammoniac (NH3) se trouve majoritairement sous forme d'ions ammonium (NH4 +). Il provient essentiellement des engrais
agricoles et des effiuents de STEP, sauf celles qui procèdent à la
nitrification*. L'ammoniac peut être toxique pour les poissons et la faune benthique. L'homme
produit chaque jour environ 10g d'azote qui passe rapidement sous forme ammoniacale dans les eaux
usées.
Nitrification
Oxydation en nitrate de l'ammoniaque et des nitrites dissous dans les eaux.
Nival
Alimenté par la neige.
NO3- (nitrate)
Espèce chimique ayant essentiellement pour origine les engrais agricoles et les effiuents de STEP. C'est un engrais pour les plantes aquatiques et les algues.
Objectif de qualité
Les principaux paramètres utilisés en France pour juger de la qualité de l'eau et
fixer des objectifs de qualité sont :
1A
1B
2
3
Hc
Excellente Bonne
Moyenne Médiocre
Hors classe
DBO5*(mgO/L) -<3
3à5
5àl0
10à25
>25
DCO*(mgO/L)
-<20
20à25 25à40
40à80
>80
Ammoniaque
(NH4+)*(mgN/L) -<0,08
0,08àO,4 0,4àl,5
1,5 à 6,2
>6,2
IBGN*
-<17
16à 13 12à9
8à5
-<4
ODEU
Ordonnance fédérale sur le déversement des eaux usées du 8 décembre 1975 qui fixe en particulier les objectifs suivants en matiére de qualité physico-chimique* pour les eaux courantes: DB05 < 4 mg
O2/l, COD < 2mgC/L, NH4+ <0,5 mg N/l, NO3 < 25 mg/I.
P soluble (phosphore soluble)
Forme du phosphore qui a essentiellement pour origine les engrais agricoles et les effluents de STEP sans déphosphatation. C'est un engrais pour les plantes aquatiques et les algues. L'homme produit chaque jour environ 1,5 à 2 grammes de
phosphore.
Qualité biologique
Contrairement aux méthodes chimiques et bactériologiques, qui caractérisent l'état du cours d'eau au moment du prélèvement, la qualité biologique donne une image de son état global. Elle est basée sur l'observation de la faune benthique* qui détermine un indice de qualité biologique globale normalisé de l'eau (IBGN) allant de
1 à 20 et qui permet de classer les cours d'eau en 5 catégories: très bonne (17-20), bonne (13- 16), médiocre (9-12), mauvaise (5-8) et très mauvaise
(-< 4).
Qualité physico-chimique
Les paramètres physico-chimiques les plus couramment mesurés sont le pH (degré d'acidité), la conductivité, l'oxygène
dissous, la DBOS*' ainsi que la teneur en phosphore, sulfate, chlorure, COD,
calcium, magnésium et en dillèrentes formes de l'azote. La recherche de produits
antiparasitaires, de micropolluants et de métaux lourds peut compléter ces analyses.
Qualité sanitaire
La qualité sanitaire est évaluée selon des critères chimiques et surtout
bactériologiques qui permettent d'apprécier si une eau peut être destinée à la baignade. Ni
l' Aire ni la Drize ne répondent, et de loin, à ces critères.
Régime
Ensemble des phénomènes régissant les variations de débit d'un cours d'eau : glaciaire (qui dépend de la fonte des glaciers),
nival* (alimenté par les neiges) ou pluvial (qui dépend des pluies).
Réseau ou système séparatif
Système de canalisatious composé de deux réseaux distincts, l'un conduisant les eanx usées vers une
STEP l'autre conduisant les eaux pluviales vers le milieu naturel (rivière, lac).
Réseau ou système unitaire
Réseau d'égouts collectant les eaux usées et les eaux de ruissellement dans une même canalisation.
STEP
Station d'épuration des eaux usées d'origine domestique ou industrielle.
Stations de pompage ou de relevage
Installation permettant de relever des eaux, dans le cas présent des eaux usées, à un niveau suffisant pour assurer un écoulement gravitaire dans le réseau aval de canalisations.
Statut du cours d'eau
Sur sol suisse, le propriétaire du cours d'eau peut être le canton, une
commune ou un un privé. Sur sol français, la propriété des cours d'eau peut être publique ou privée et s'arrête alors au centre du lit.
Taux d'imperméabilisation
Proportion de la surface rendue imperméable par la construction de routes ou de bâtiments et qui a ainsi perdu les capacités de rétention d'eau d'un sol naturel.

Pour toute information
Direction générale de l'environnement Département de l'intérieur,
de l'environnement
et des affaires régionales
2, rue de I'Hôtel-de-Ville
Case postale 3918
1211 Genève 3
Tél. 022/3192359
Fiche-rivières N' 3/Mai 1997
Fiches-rivières déjà parues N°l. L'Allondon
N°2. La Versoix
N°3. L'Aire
Fiches-rivières à paraître 1'Arve
La Drize
Le Foron
1'Hermance
La Laire
Le Marquet -Gobé -Vengeron Le Nant d'Avril
Le Rhône
La Seymaz et affluents
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L'environnement, une chance pour l'économie. Département de l'Intérieur, Genève.