PRINTEMPS 2005

L’ HERMANCE
JOURNAL DE LA PÊCHE
N°40

L’HERMANCE
Société de pêche sportive & association pour la protection
des rives de L’HERMANCE et des bords du lac
1248 HERMANCE
LA PAGE DES SOCIÉTÉS DU
VILLAGE
Tennis Club
d’Hermance
Voici le printemps qui arrive et le moment d’échanger vos raquettes des
neiges contre votre raquette de tennis.
Dans le courant du printemps les terrains auront droit à un petit
rafraîchissement pour leur redonner tout l’éclat auquel ils ont droit.
On en profitera pour changer les filets. Nos balais pour balayer les
terrains seront remplacés par des traînes, enfin nos bouliers auront même
droit à des boules toutes neuves. De plus, la toiture de notre couvert vers
les tennis, abîmée lors de l’ouragan du mois de novembre 2004, sera enfin
refaite à neuf.
Cette année et une grande année pour le club car il va fêter ces 20 ans.
Alors entraînez-vous assidûment pour être fin prêt pour notre grande fête
qui aura lieu le 17 septembre 2005.
Bon début de saison et vive le tennis.
AGUET Paloma
IMPRESSUM
L’HERMANCE SOCIETE DE PECHE
SPORTIVE ET ASSOCIATION POUR LA
PROTECTION DES RIVES DE
LHERMANCE ET DES BORDS DU LAC
1248 HERMANCE
Rédaction
Peter SÖNNICHSEN
Tél. 022 794 4969
Abonnements
Lise MEYLAN
Route d’Hermance 461 B
1248 Hermance
Tél. 022 751 27 95
Prof. 022 328 61 22
Textes et annonces
Peter SÖNNICHSEN
Ch. des Pontets 17
1212 Grand-Lancy
Impression
Imprimerie POT
Communes Réunies 78
1212 Grand-Lancy
Comité de l’Hermance
Président: Michel
CHRISTINET
Vice-Président: Romain GINDRE
Secrétaires: Lise
MEYLAN
Trésorier. Louis THORENS
Membres: Peter SÖNNICHSEN Julien MONNEY
Victor FELL
Cotisations annuelles
Membres actifs 30.- Fr.
juniors 10.- Fr.
Parutions
3 numéros par
année
EDITORIAL
L’HERMANCE DANS LA TOURMENTE:
Les mauvaises nouvelles:
Cette année, la société de pêche a du faire face à trois démissions: celle
de son président, Michel Christinet, qui doit
renoncer à assumer cette fonction pour des raisons de santé. Celle de Louis
Thorens, notre trésorier, qui après de longues
années de bons et loyaux services souhaitait passer la main. (Il nous laisse
une trésorerie “propre, en ordre”). Enfin, manque de chance, Victor
Fell nous quitte également. Nous les
regretterons tous les trois. Il a été très difficile, lors de l’assemblée
générale, de faire face à une telle hécatombe. Il s’agissait d’éviter la
mésaventure des années 80, période durant laquelle la société était quasi
tombée en léthargie.
A la lecture du procès—verbal de l’assemblée générale, vous vous rendrez
compte que nous avons du opter pour une solution de fortune en ce qui
concerne la trésorerie! Toutes les candidatures pour reprendre le flambeau
des mains de Louis sont les bienvenues. Celles pour être membre du comité
aussi. (Deux ou trois personnes).
Les bonnes nouvelles:
Romain Gindre a accepté d’être notre président, Julien
Monney sera notre vice—président. Tous les deux ont prouvé qu’ils
étaient parfaitement capables d’assumer ces fonctions, au regard du très
beau travail accompli au sein de la section “juniors”. Nous leur accordons
toute notre confiance, et la garantie de notre soutien. La jeunesse est
l’avenir de la société!
Grâce à eux et avec l’aide de vous tous, nous continuerons à faire de la
Société de Pêche d’Hermance, un exemple de dynamisme!
VOYAGES / VACANCES
Pologne 2004
Après des
semaines de recherches, après de nombreuses visites sur Internet avec ma
tille afin de dénicher le séjour de rêve, notre choix s’est arrêté sur une
proposition de Budget voyage.com qui offrait 5 jours de pêche à la mouche en
Pologne avec un guide en prime.
Donc début septembre, comme prévu, nous atterrissons à l’aéroport de
Cracovie. Dans le hall, une jeune femme nous attend pour nous conduire à
notre fameux lieu de pêche..., qui se situe à 25 Km de l’Ukraine et 33 Km de
la Slovaquie. La rivière sur laquelle nous allons nous éclater durant ce
voyage, se prénomme la Sann.
Parcours oblige, nous montons dans une BMW. En essayant de savoir où nous
pourrions changer de l’argent et combien de temps durerait le trajet, nous
avons vite compris que ni le chauffeur, ni la jeune femme ne parlait un mot
de français. Ainsi, après 6 heures de route dans un silence de plomb, nous
arrivons enfin devant un sympathique petit hôtel au milieu de la campagne de
Hoczew. C’est surprenant, nous comprendrons vite
qu’auparavant, ce bâtiment était une usine à fabriquer des briques et qu’ils
ont construit l’hôtel à partir de l’ancien four de cette usine.

C’est un peu tendu, non
pas à cause de ce long et silencieux voyage ou du fait que nous ne parlons
point le polonais, mais à cause de cette façons si particulière qu’ont les
Polonais à conduire, que nous nous présentons à l’accueil. Pour un polonais,
une route à 2 voies devient une route à 3 voies afin que cette dernière,
totalement imaginaire, devienne une piste de dépassement Un conseil ne
prenez pas votre vélo en Pologne, vous n’en sortirez pas vivant! En effet,
pour eux, une piste cyclable ou une voie réservée pour les voitures c’est la
même chose!
Bon, à l’accueil, un homme se présente. Il se nomme Léo. Il dit parler
l’allemand, mais nous pourrons vite nous rendre compte qu’il comprend cette
langue comme nous nous connaissons l’anglais ! Ça n’a pas été très longtemps
un problème. Nous avons vite fait d’apprendre cette langue si universelle
qu’est le « charabia ». Léo est un de nos guides et oui pour le prix d’un
nous avons la chance d’en avoir 2.
Après avoir fixé notre rendez-vous de départ à la pêche pour le lendemain à
9H°°, c’est avec un peu d’appréhension que nous allons prendre notre premier
repas polonais. Qu’est-ce que nous pouvons bien manger en Pologne ? A notre
grande surprise, il n’y a rien à redire. La cuisine est parfaite durant le
séjour, nous aurons des plats différents et plus excellents les uns des
autres, ce qui participe grandement à la réussite d’un séjour.
Après une bonne nuit, comme nous l’avions décidé, nous sommes prêts à 9H°°.
Malheureusement Léo n’est pas à l’heure. Il est 10h15 quand il arrive enfin.
C’est dans une Fiat 500 accompagné de Roberto notre deuxième guide et qui
est 2ème au Championnat de pêche à la mouche dans son pays, qui nous
accueille.
Roberto essaye tant bien que mal de nous expliquer que Léo a endommagé sa
voiture et que par conséquent, nous devons nous rendre à la pêche en Fiat
500, je vous laisse imaginer notre tête à 4 et avec notre matériel dans
cette voiture! Le voyage ne fut pas triste! Heureusement, il ne dura que 10
minutes. Arrivés au bout de la rivière, surprise, c’est aussi large que le
Rhône au Pont Sous-Terre avec un fond de 20 cm à
2 mètres. C’est comme des veines au milieu de la rivière !
Nous pouvons toujours la traverser, Il suffit de choisir son parcours.
Jessica et Léo
Le plus petit blanc. (La petite rivière)
Cette configuration nous l’avons trouvée sur tous les lieux de pêche. Le parcours profil de 6 km et le parcours libre. Nous n’avons pas rencontré de chutes. Ils n’en existe pas. Il y a seulement quelques rapides par endroit où le courant est assez fort. Nous sommes arrivés avec des mauvaises conditions car l’eau était teintée et haute, mais malgré cela, çà mouchait quand même et pour notre plus grand bonheur? Le matin, ça mouchait même plutôt bien et pendant une heure on a attrapé des truites et des ombres régulièrement avec des mouches montées sur hameçon de 16 et de couleur brun foncé.
différente des nôtres. Il m’en avait donné une, mais elle était
tellement laide que je n’osais pas me résoudre à l’attacher au bout de ma
ligne. En désespoir de cause, je l’ai fixée et j’ai vu qu’elle avait
tendance à couler. Par miracle ça a marché ! J’ai eu un poisson. J’ai hurlé
à ma fille Jessica de mettre une émergente en croupion de canard beige et
nous avons touché des plus belles.
Les poissons n’étaient pas gros. Maximum 28 cm. L’heure d’un bon casse
croûte arriva et c’est avec plaisir que nous avons mangé les énormes
sandwiches préparés par l’hôtel tout en continuant à observer les gobages.
Un peu de pluie est venue perturber le repas.
C’est la raison pour laquelle, une fois le repas terminé, j’ai décidé de
pêcher aux streamers pour voir ce qu’il y a de gros. Après quelques truites
de 28 à 35 cm, ils ont ouvert encore plus le barrage et cela devenait
vraiment désagréable de pécher parce qu’il y avait des feuilles et l’eau
était devenue sale et brune, mais ça gobait toujours. Alors, avec Jessica,
nous avons choisi de pêcher la petite rivière qui se jette dans la
Sann. C’est une petite rivière qui fait 6 bons
mètres de large. Les guides nous ont bien fait comprendre qu’il n’y avait
pas de poissons là-dedans et que ça ne valait pas la peine de nous fatiguer.
Seulement comme nous sommes têtus nous avons choisi d’y pécher quand même.
Nous ferons quelques petits blancs de 12 cm et des petites truites maximums
16 cm. Ceci est plutôt étonnant quant on voit la quantité de poissons qui se
trouvent dans la Sann. Nous apprendrons que
toutes ces petites rivières contiennent peu de poissons.

C’est seulement en hiver
au moment de la fraie qu’il y en a beaucoup. Le deuxième jour, difficile de
pêcher il y a un très fort vent, et un arbre est tombé sur la rive face à
Jessica ce qui l’a franchement surprise. L’après midi, nous avons visité la
région et nous avons découvert de grandes forêts ou vit encore une
cinquantaine d’ours. Les jours suivants, furent meilleurs. Le soleil est
revenu. L’eau était haute et il y avait toujours des gobages mais les
truites et les ombres ne se prenaient qu’en mouche noyée et à la nymphe.
Après l’insistance du guide, je me suis décidé à pécher comme eux avec 2
mouches. La monture est une nymphe casque d’or et une mouche noyée
irlandaise noire La nymphe est changée quand les touches diminuent.
C’est-à-dire 4 fois par jour. Vous avez la nymphe et 1m50 plus haut la
mouche noyée avec une vette de 10 cm.
Ceci me permettra un jour de faire prendre 9 fois, deux poissons dont une
fois, avec un ombre de 30 cm et une truite de 35 cm. Les mouches et les
nymphes utilisées sont les mêmes que chez nous. Les mouches sont en croupion
de canard avec des hameçons de 16 ou 18. Pour les nymphes, sont les grosses
qui fonctionnent Celles avec un casque d’or brun beige et
pheasant tails.
Seulement, l’eau était sale.
Nous avons constaté que la rivière contient des ombres ainsi que 3 sortes de
truites. Les truites Atlantiques, des truites
Méditerranéenes, et des truites avec des bandes et des tous petits
points. Peut-être la souche du pays. Nous n’avons pas fait d’Arc-en-ciel
bien qu’il y aille des piscicultures. D’après nos guides, ils ne font que
l’alevinage fario.
Un jour, je me
suis dit que j’allais compter le nombre de poissons que j’allais faire
pendant la journée, parce que le temps était clément pour une belle partie
de pêche. Départ de la pêche à 10H°° avec une pose à midi et une séance de
montage de mouches du pays avec nos guides, je suis arrivé à 18H°° avec 122
poissons. Des truites, des ombres, et même un huchon
de 32 cm.
De 18H°° à 19H°° je n’ai eu la force de compter. Ça mordait trop!
Malheureusement, c’était uniquement en mouche noyée, malgré tout ces gobages
autour de nous.
Deux vues de la Sann.
Le dernier jour, nous devions faire quelques courses. C’est pour cette raison que nous avons décidés de pêcher sur le parcours toute pêche et ou il est permis de garder le poisson. Je voulais voir si la densité de spécimens était aussi bonne.
Avec une cuillère No 5,
j’ai sorti une truite de 38/42 cm puis une autre de 32/35 cm. De plus je
n’arrête pas de toucher des petites pour qui le triple est bien trop gros.
Jessica n’aime pas cette pêche. Ainsi pour être sûre que je la comprenne,
elle a réussi à casser la canne après avoir manqué un poisson. Il paraît
qu’il y a de très gros huchons.
C’était une bonne partie de pêche malgré les mauvaises conditions et un
excellent moment de découverte avec ma fille.
Je me réjouis déjà d’avance en pensant à l’année prochaine. Je suis certain
d’y revenir et cette fois-ci, les bonnes conditions seront peut être au
rendez-vous. Nous vous conseillons de prévoir un séjour à Cracovie car c’est
une ville magnifique où vous pourrez flâner et faire du shopping. En effet
la vie n’y est vraiment pas chère et le paysage ainsi que l’ambiance y est
inoubliable..., Il y a de beaux monuments à visiter ainsi que de délicieux
restaurants. L’agence Budget Voyage nous a organisé ce voyage de manière
remarquable et malgré ce problème de la langue nous n’avons rencontré aucun
problème.
Gafilo
MANIFS
D’HERMANCE
Au théâtre un
Soir
Un des rendez-vous incontournables de l’hiver à Hermance, c’est évidemment
la représentation de la pièce, jouée par le Groupe Théâtral d’Hermance. Au
programme cette année: “Du vent dans les branches de sassafras”, genre de
Western de René de Obaldia. Pour l’occasion, deux jeunes néophytes se sont
lancées dans la mise en scène: Caroline Jacquier et Dominique
Udry.

Avec succès, car les
applaudissements du public étaient là pour le prouver. Ceci n’a pas empêché
les deux dames de tenir un rôle dans la pièce. Nous comprenons donc aisément
la joie de la présidente, Anne Walder, heureuse
que des jeunes se lancent dans l’aventure. En ce qui concerne l’histoire: la
famille de John Emery Rockfeller se trouve
assiégée par les indiens dans leur cabane. De la partie également le toubib
William (hic) Butler pour cause de grosse soif. Ils sont bientôt rejoints
par la seule survivante de la ville proche, Miriam, surnommée “Petit-Coup
Sûr”, une de ces pauvres filles qui n’ont pas eu beaucoup de chance dans la
vie. Un peu légère certes, mais maniant la carabine mieux que beaucoup
d’hommes. N’est-ce pas toubib? Mais tout le monde tient bien son rôle et
c’est ainsi qu’on a également beaucoup apprécié les chefs indiens “Œil-de-Perdrix”
et “Œil-de-Lynx” interprétés, les deux, par
Pierre-Yves Muller. Vous l’avez deviné: un bon et un méchant. Pour compléter
la soirée une petite cuisine: chili con carne (génial pour donner soif), la
soupe à la courge, portion de fromage, hot-dog et naturellement la fameuse
pâtisserie maison.

Comme toujours à des prix plus qu’abordables. Merci à toute l’équipe du GTH, au soleil ou à ombre, de nous procurer chaque année des soirées de joie.

POTINS !!
Carpes
sauvages
Ce sont des immigrants qui ont amené des carpes
sauvages du Danube dans la rivière Murray en Australie. Initiative qui
s’avère aujourd’hui carrément catastrophique; la plus grande rivière du
continent ne retrouve plus sa tranquillité. Les carpes déchirent les filets
des pêcheurs et labourent le lit de la rivière en détruisant le biotope.
Pire encore, on constate maintenant qu’elles sont même devenues carnivores,
car elles ne se gênent pas pour bouffer d’autres petits poissons. Un nombre
invraisemblable de ces carpes est transformé chaque année en engrais, mais
sans grande influence sur leur prolifération. Il faut tout de même prendre
cette information avec précaution, connaissant l’énorme préférence des
anglo-saxons pour sa majesté
—
“la truite”!
LA RECETTE !!
FILETS
DE PERCHES —
sauce aux amandes
Pour 4 personnes:
environs 800g de filets
de perches,
5 cuillers à café de jus de citron,
sel, —
poivre,
50g d’amandes épluchées,
2 cuillers à soupe d’huile d’olives,
1dl de fond de poisson,
1dl de Sherry,
1 feuille de laurier,
1 tranche de pain blanc laurier,
1 gousse d’ail,—
1 cuiller à soupe de persil haché,
1 prise de gingembre en poudre,
poivre de Cayenne
Préparation:
laver et sécher les filets,—
humecter avec un
peu de jus de citron,—
saler,
poivrer,
griller les amandes, rôtir les filets dans l’huile d’olives, les garder au
chaud, ajouter fond de poisson et Sherry, ajouter la feuille de laurier,
laisser cuire pendant 5 minutes,
couper
le pain en petits carrés, hacher l’ail, mixer le tout avec persil, amandes,
reste du jus de citron et sauce Sherry, assaisonner avec sel, poivre de
Cayenne et gingembre, servir avec le poisson et pommes vapeur.
CONNAISSANCE DE LA PÊCHE
Où sont les
truites?
Mise à part d’un matériel fin et des leurres justes, le succès au bord des
lacs à truites dépend surtout du fait de se
trouver à la bonne place et au bon moment. Logiquement celui qui pêche où se
trouve le poisson, a une chance d’en attraper.
Quelques conseils utiles pour vous aider.

Avec le vent:
Les truites voyagent volontiers avec le vent. Cela signifie qu’elles se
trouvent très souvent sur le bord contre lequel le vent souffle et où les
vaguelettes s’écrasent. Cela suffit justement pour oxygéner l’eau et amener
de petites particules de nourriture. Les truites s’approchent de ces
endroits et ceci même en hiver.

Le matin au bord:
Selon l’heure de la journée, les truites changent volontiers d’endroit.
C’est alors, très souvent, qu’on peut les observer tôt le matin près du
bord, pour se retirer plus tard vers le milieu du lac. La raison en est
certainement que le matin l’endroit est assez calme, mais qu’au fil de la
journée pêcheurs et promeneurs peuplent les bords. La preuve: la plupart du
temps on retrouve les truites à nouveau au bord vers le soir.
Les ronds en surface:
Quant le lac est calme, nombreuses sont les truites qui se trahissent, pas
seulement par leurs bonds, mais également par des ronds et petites
vaguelettes.
Si on remarque alors que dans un endroit c’est répétitif et que les truites
reviennent régulièrement à la surface, on devrait alors lancer notre leurre
à cet endroit. La probabilité veut que plusieurs, voir beaucoup, de truites
se tiennent ici. Comme elles se manifestent surtout à la surface, il est
préférable de ne pas présenter notre leurre trop profondément.

Aération:
Beaucoup de lacs à truites ont des installations d’aération. Souvent ce sont
des fontaines, endroits préférés des truites et en même temps très
attractifs pour le pêcheur. Idéal évidemment si on peut atteindre ces
fontaines depuis le bord. Il est évident qu’il faut être assez précis dans
ses lancers, car autrement on a vite fait de perdre la totalité de son
montage.
Les roseaux:
Les truites ne mordent pas uniquement sur pâte, asticot ou ver, mais bien
volontiers sur des petits poissons. Surtout les plus grands spécimens, qui
sont des chasseurs voraces. Si votre lac à une ceinture de roseaux, les
truites la traversent à coup sur à la recherche de petits poissons. Un essai
avec vif ou un poisson mort juste devant les roseaux, peut offrir des
surprises de taille pour le pêcheur.
POTINS !!
Cause
toujours —
ma carpe
Des centaines de croyants américains sont allés en pèlerinage sur le marché
de New-Square (New York). Ils voulaient voir
l’endroit ou une carpe a commencé à parler et a prononcé de sombres
prophéties. Le vendeur de poissons mettait la carpe sur la planche pour lui
couper la tête, quant il a cru entendre: “la fin est proche”. Déconcerté il
a été obligé d’entendre la suite: “à genoux pour la prière. Chacun doit
rendre des comptes”. Paniqué il lui coupa alors la tête. Folie religieuse
dans le pays des possibilités sans limite? Pourquoi pas, si l’on tient
compte que dans certains Etats des Etats-Unis, il est interdit d’enseigner
Darwin, parce que la bible prétend que la terre a été
créé en sept jours.
LA PAGE DES
SOCIETÉS DU VILLAGE
On est les
champions, on est les ……….
—
Dans le dernier
numéro de notre journal nous avons parlé du Rugby Club d’Hermance, qui
venait alors sauver sa saison en remportant la Coupe de Suisse.

Depuis ils ont fait beaucoup mieux, en ramenant le titre de champion de Suisse de leur périlleux déplacement à Zürich. Pourtant seulement quatrième de la saison régulière, Hermance a su relever son niveau et ramener le onzième titre de son histoire dans le village du bout du canton. Mais il faut reconnaître qu’un brin de chance était nécessaire, pour que le rêve se réalise. En effet, Hermance qui menait 8:0 à la pause a laissé le champ libre aux zürichois, en encaissant notamment trois essais.

Finalement ils n’ont
perdu que 17:11, encaissant ainsi le point de bonus pour la défaite avec
moins de huit points. Le calcul est simple, si Zürich avait transformé le
dernier essai ……—,
mais cela est une
autre histoire, car ils ne l’ont pas fait. En tous les cas, nos
félicitations au R.C.-Hermance pour le doublé
Coupe-Championnat.
Photos parues dans la Tribune de Genève du 16 novembre 2004
NOS POISSONS
“IRISH
BROWN TROUT”
-
pure souche
Des truites fario, d’une coloration magnifique,
ont fait le renom du nord-ouest de l’Irlande pour le pêcheur. L’un des lacs
le plus réputé pour héberger de superbes “brown
trouts” est le “Lough
Conn”. Visitons-le au mois de mai: d’abord c’est un simple “plouf” et puis,
comme tiré par des ficelles, plusieurs en même temps, jusqu’à que tout la
surface de l’eau bouillonne. L’éclosion des mouches de mai au “Lough
Conn” est un spectacle qu’on n’oubliera pas de si vite. Celui qui voit cela
pour la première fois a peut-être l’impression d’assister à une pluie qui
commence à tomber, sans mouiller.

Mais pour les insectes, c’est une question de vie ou de mort. Il faut savoir que la mouche de mai traverse six phases dans sa courte vie d’éphémère et dans chacune de ces phases elle est menacée. Il n’y en a qu’un faible pourcentage qui arrive à vivre leur petite journée d’existence. La plupart d’entre elles finissent dans les gueules brillantes des truites. Ou elles se font avaler, lorsque elles sont encore à l’état de nymphes, lors de leur remonte à la surface, ou au moment où elles déploient leurs ailes. On n’a pas besoin de se reconvertir en entomologiste, mais le cycle de vie de ces éphémères est extrêmement intéressant et décisif pour le pêcheur à la mouche.

Le “Lough Conn” est un magnifique lac d’une surface de 3000 hectares. Logement et point de rencontre des pêcheurs: le Motel “Pontoon Bridge”, entre Conn et Cullen. Vous ne risquez pas d’être le seul passionné: c’est le rendez-vous des pêcheurs à la mouche, venant parfois de très loin. Une particularité: les chambres ne sont pas numérotées, mais portent toutes un nom de mouche artificielle: “Alexandra”, “Thunder”, “Lightnight” ou encore “Peter Ross”. Avant de partir pour la pêche dans le “Lough Conn”, vous avez intérêt à prier le dieu de la pluie, car les “Brown Trouts” détestent le soleil. Alors pluie = fortes chances de bonnes prises. Pour ceux qui sortent en bateau et c’est le cas pour la grande majorité des pêcheurs, Ils feront bien d’observer attentivement la surface, car il y en a énormément de Hauts-fonds truffés de roches très pointues. Bien sûr, ces dangers sont signalés par des piquets, mais on a tout de même meilleur temps de faire très attention.

Des plongeurs (et également certains pêcheurs) parlent de “Brown Trouts” dépassant les cinq kilogrammes, mais la réalité nous apprend qu’un kilogramme c’est déjà pas mal et cela est forcement vrai.

Une coutume de la région
veut, que le soir dans le bar de l’hôtel “Pontoon
Bridge”, tout les poissons, pêchés dans la journée, soient présentés sur les
plateaux par les pêcheurs eux-mêmes. Et tout cela avec la musique, le Whisky
et la Guiness entre gens sympathiques.
POTINS !!
Un hameçon
—
pourquoi faire?
Les habitants de Tahiti adorent la chair des murènes. Mais comment faire
pour s’approcher de ces habitants des grottes et des fentes, qui savent très
bien se défendre. Facile: sans hameçon! Les indigènes prennent un bout de
bois rond d’environ 30 centimètres, l’enveloppent avec du raphia et plongent
vers les caches possibles des murènes. Sur place ils les excitent au maximum
jusqu’à ce que les poissons, qui sont à moitié aveugles d’ailleurs, mordent
dans le bois.

Si la murène mord, elle
reste crochée par les dents dans le raphia et on peut les remonter à la
surface ou le copain attend dans le bateau. Il parait qu’elles ne lâchent
jamais.
UNE BELLE
PRISE

C’est encore
une fois notre junior, Balthazar Witzig, qui
c’est donné la peine de m’envoyer la photo de son magnifique brochet, pêché
au mois de septembre 2004 devant Corsier. Il n’a
malheureusement pas pu peser la bête, mais la longueur de 1,18 mètres nous
indique tout de même un petit quelque chose. Bravo Balthazar!

Et maintenant allez vite regarder, comment le Monsieur attrape des poissons
! !
MANIFS
D’HERMANCE
Une
soirée très - “RAMONES”
____________________________________
Voilà, l’invitation qui nous est arrivée un jour de décembre 2004. Soit on
acceptait d’y aller ou bien …. ! Donc on a décidé de
dire ,
oui et ceci
malgré le derby Genève Servette-Fribourg
Gottéron. Vous saisissez l’importance de la
soirée. Heureusement que l’exigence de Sylvain en ce qui concernait le
déguisement était claire et nette, car, je dois l’avouer, je n’aurais pas su
si les “Ramones” étaient un club de Foot, de Rugby, voir une “société de
pêche”??? Il fallait donc se renseigner de plus près et c’est ainsi qu’une
veste (aux puces) et une perruque ont changé
de propriétaire. Ainsi équipés nous nous sommes alors lancés: direction
Hermance bea(t)ch.
Comme vous pouvez le constater en bas à on nous avait demandé de ne pas
oublier le cochon? Mais que faire, le notre s’est échappé à Rive! Pauvre
Sylvain! Arrivé dans la salle communale d’Hermance, nous nous sommes trouvés
en face de 50, ou 100, voir plus de “Ramones”. Hallucinant, tous mes frères
quoi! Plus tard, nous les ignorants (car on était tout de même plusieurs à
ne pas savoir où et à quelle époque fallait placer ce
groupe),
ont appris que tous les “Ramones” étaient décédés.

Cette mauvaise nouvelle nous a pas vraiment empêchés de faire la fête et de regarder le match d’hockey partiellement sur grand écran. Merci Sylvain! Et un et deux et trois zéro pour le Genève-Servette, forcement trois verres de plus. Entre-temps d’excellents spaghettis-bolo, salade ou (et) fromage ont fait que personne n’est tombé dans les pommes.
Faux "Ramones"
!!!
Mais dis moi, Edwige, comment fais-tu pour faire une quantité industrielle de spaghettis toujours al dente”? Car moi, dès qu’il y a plus que deux …. Et pendant tout ce temps là, possibilité de danser aux rythme des … ? Bravo, vous l’avez deviné — des “Ramones”! Merci Sylvain, pour l’invitation et naturellement à Edwige d’avoir soigné notre gosier et notre estomac.
SAUVEGARDE
Carnassiers
des mers -
presque exterminés
Les grands carnassiers des mers ont été, suite à une pêche trop dense,
exterminés à près de 90 pour cent. C’est le résultat d’une étude mondiale
sur le peuplement de nos océans. C’est le journal canadien “Nature” qui a
présenté ces analyses. D’après lui, il ne restera plus que 10 pour cent de
marlins, thons, morues, flétans, raies ou requins par rapport à l’année de
comparaison, 1952. C’est grave!
NOS POISSONS
LES
TRUITES GEANTES DANOISES

Les habitués des lacs à truites au Danemark, ont déjà vu pas mal de gros
poissons et ne sont pas si faciles à épater. Mais ce qui se passe ces
dernières années dans le lac de Beutov au sud du
Jutland dépasse l’imagination.
Voyez plutôt la photo: on pourrait facilement croire à un montage. Mais non,
la truite arc-en-ciel pesait vraiment 14 kilogrammes. Une fois par mois, le
propriétaire ne remet, exprès, que de grosses truites et comme elles ne se
font pas tous prendre...

Mais celui qui pense qu’elles seront faciles à prendre, va très vite
déchanter: lors d’un concours, quelques jours après une grosse remise, aucun
poisson n’a été pris.
Les poissons
—
anti-nucléaires
De grands bancs de poissons ont perturbé le bon fonctionnement d’une
centrale nucléaire sur la côte est du lac Michigan aux Etats-Unis. Les
poissons ont “occupé” le système de refroidissement de deux réacteurs
nucléaires, qui ont du être arrêtés. Pendant très longtemps l’usine “Donald
—
Cook” n’a plus pu
fournir de l’électricité et les dommages ont étés énormes.

Maman, va regarder au frigo ce que j’ai pêché Quoi, qu’un
seul???
VOYAGES /
VACANCES
AVENTURE AMAZONE
- des brigands
dans la forêt tropicale
Piranhas, Peacock Bass ou
Payaras - dans la forêt amazonienne on peut rencontrer des brigands
avec une denture impressionnante, mais on découvre en même temps la
fascination indescriptible de la jungle. Le poisson le plus décrit de
l’Amazone, est sans aucun doute le piranha.

Il existe énormément d’espèces de ce terrible “mangeur”. Car même si les histoires ne sont pas toujours a prendre trop au sérieux, il n’en reste pas moins que le piranha est toujours prêt à bouffer tout qui lui passe devant ses dents très aiguisées La plupart des espèces de piranhas sont très petites, moins de 20 centimètres, mais les plus gros peuvent atteindre 45 centimètres et jusqu’à six kilogrammes. Avant on pensait que c’était le sang qui les attiraient, mais c’est plus probablement le mouvement désordonné d’un animal blessé qui les excite. Ils deviennent une véritable plaie pour le pêcheur qui s’essaie au moyen d’un poisson mort aux silures (qui peuvent atteindre jusqu’à 300 kilogrammes dans l’Amazone) ou la raie, car le poisson mort n’arrive que très rarement au fond.

Les indigènes disent, qu’un piranha, mort depuis plusieurs heures, ferme encore, dans un reflexe, la mâchoire sur quelque chose de mangeable. Un autre poisson qui nous donne des frissons, le “payara”. Avec ses dents en forme de sabres c’est un vrai cauchemar. Librement traduit payara veut dire quelque chose comme: hareng venu de l’enfer. Si vous avez un poisson comme ça au bout de votre ligne, vous saurez tout de suite de quoi il s’agit. Il saute au minimum une dizaine de fois hors de l’eau et ceci à une hauteur incroyable, pour avancer vers vous sur la nageoire caudale. Tout simplement hallucinant!

De toute façon, tout ce qui rampe ou nage dans la région amazonienne, est
muni de dents correctes.

Et si
il y a un poisson bête
qui n’a pas de dents, vous pouvez en être sur qu’il a un dard venimeux.
Comme par exemple la raie d’eau douce, très dangereuse. Il paraît qu’on se
tord de douleur pendant trois jours et qu’on reste au moins une semaine au
lit avec une très forte fièvre. C’est pour cette raison qu’il faut
absolument engager un guide indigène, si on y tient à sa partie de pêche (et
à sa peau) dans l’Amazone. Quant on parle de la pêche aux silures, l’Amazone
n’est pratiquement jamais citée et pourtant… Plus de 40 espèces de silures
peuplent la région.
Certaines atteignent à peine 12 kilogrammes, d’autres par contre plus de
300. On obtient les meilleurs résultats avec de leurres naturels, genre
vers, fruits ou poissons.

Bien que les leurres artificiels aient aussi du succès, il est préférable de ne pas les utiliser, car leur espérance de vie est très courte, vu les dents qui les guettent. L’un des plus beau poissons dans l’Amazone est sans aucun doute le “Tucunare”, plus connu sous le nom de “Peacock Bass”, une espèce de perche donc. Mais d’après les scientifiques il paraît qu’il appartient à la famille des “Cichlidae”, très connue dans le milieu des amateurs d’aquarium. Seules leur forme et leur gueule ressemblent étrangement à nos perches. Une partie de pêche dans l’Amazone est, paraît-il, de l’aventure pure et une expérience inoubliable!

POTINS !!
POISSONS
EXOTIQUES DANS LE RHIN
A nouveau on a signalé la prise d’un piranha dans le Rhin près de Cologne.
Incroyable —
les poissons
exotiques dans nos grands fleuves sont même pas
si rares. Les amateurs d’aquarium les abandonnent quant ils deviennent trop
grands. Bien entendu, il s’agit là de vrais amoureux de la nature, pas de
pêcheurs, qui eux tuent! Aimant la chaleur, ces poissons exotiques se
tiennent alors près des eaux de refroidissement des usines et grandissent
bien dans ces endroits.

Par contre, ils ne
présentent aucun danger pour les espèces indigènes, car le prochain hiver
vient à coup sur et ils meurent. Les piranhas ne sont pas les seuls
exotiques dans nos eaux: les poissons rouges d’Asie, les moules de Sibérie
ou les perches soleil de la grandeur d’une main, se plaisent bien chez nous.
Pour s’en débarrasser nous pourrions peut-être faire appel au Marsupilami!
Hooba!!!
VIE DE LA
SOCIÉTÉ
Procès-verbal
de l’Assemblée générale ordinaire de l’Hermance, société de pêche sportive
et
association pour la protection des rives de l’Hermance et des bords du lac
du jeudi 10 février 2005
La séance est ouverte à 18 h. 35
1) La liste des présences circule parmi les 14 personnes présentes à
l’assemblée. Monsieur François Robert est excusé.
2) Le procès-verbal de l’assemblée du 5 février 2004, publié dans le
journal N° 37 est approuvé.
3) Rapport du Président : En l’absence de Michel
Christinet et de son rapport, Romain Gindre prend brièvement la
parole pour dire que les deux activités de l’année écoulée ont été
l’ouverture en rivière et le concours au lac qui a rencontré un grand succès
tant du côté des juniors que des seniors. Nous déplorons malheureusement les
quelques disfonctionnements qui se sont produits lors de cette
manifestation. C’était une année un peu difficile, que nous qualifions
d’année de transition.
4) Rapport du mouvement Junior: Romain poursuit en expliquant que
l’année s’est très bien passée. Il y a eu une sortie au Lac des
Dronières près de Cruseilles en automne. Pour
les sorties à thèmes il est difficile de prendre tous les juniors ensembles
car pour bien s’en occuper, il n’en faut pas plus d’un ou deux à la fois. Il
y a plus de 15 juniors et en 2005 Romain et Julien vont faire une petite
enquête pour savoir qui est toujours intéressé, car ce serait plus concret
avec une dizaine de juniors motivés, plutôt que de faire des appels
inutiles. En ce qui concerne les cours il y a 4 juniors qui les suivent
activement le mercredi, ce qui n’est pas un bon jour car les jeunes ont déjà
d’autres activités. Il faut trouver le jour idéal qui convienne à tous. Pour
2005 il est prévu plusieurs sorties.
5) Rapport du
trésorier : au 31 décembre 2004 la fortune de la société s’élève à CHF.
16’678,25 répartis comme suit : Caisse CHF. 216,60
CCP CHF. 5’06 1,80
Raiffeisen
CHF. 11’399,85
soit CHF. 38,70 de moins qu’au 3 1.12.2003
6) Rapport des vérificateurs aux comptes: André
Holzer lit le rapport des vérificateurs qui se sont réunis le 7
février. Les comptes 2004 sont tenus avec exactitude. Il propose à
l’assemblée de donner décharge au trésorier, ce qui est accepté.
7) Admissions et démissions : Deux juniors sont venus renforcer les
rangs, il s’agit de Ludovic Berthet et de
Nataniel Herzog. Jean-Louis
Berthet est admis comme membre actif.
Pour ce qui est des démissions, il s’agit de trois membres du comité, Louis
Thorens, que nous remercions pour ses bons et
loyaux services pendant de très nombreuses années. Michel
Christinet, qui pour des raisons de santé doit
quitter la présidence après une année. Victor Feli,
a également donné sa démission du mouvement Juniors.
8) Election du comité: Au vue des trois démissions précitées, le
comité actuel propose de nommer:
Romain Gindre, Président
Jullien
Monney, Vice président
Lise Meylan, Secrétaire
Peter Sönnichsen,
membre
Il faut donc trouver un trésorier et d’après les statuts un deuxième membre
du comité. Lise pose la question au trois vérificateurs aux comptes si l’un
d’eux ne serait pas d’accord de fonctionner comme trésorier intérimaire.
Fernand Vidonne déplore le fait que nous n’ayons
trouvé personne, sachant depuis un an déjà que Louis quitterait sa fonction.
Toutefois, Louis accepte de rester membre du comité. Un trésorier devra être
trouvé au plus vite, mais entre temps Peter et Louis se chargeront de cette
tâche.
9) Election des
vérificateurs aux comptes : André Hoizer et
Pierre Piuz acceptent de rester vérificateurs
pour l’année 2005 et Fernand Vidonne suppléant.
Nous les en remercions.
10) Propositions individuelles: Lise prend la parole pour faire la
proposition suivante : lors d’une dernière assemblée générale, il avait été
émis l’idée d’élargir les activités de la société dans un sens plus
écologique et d’être moins axé exclusivement sur la pêche, ceci afin de
motiver certaines personnes à participer plus activement au sein de notre
société. Elle souhaite porter à la réflexion de l’assemblée, l’idée de se
rapprocher plus activement à la Fondation du Vallon de l’Hermance et de leur
proposer des actions communes. Ceci pourrait nous permettre d’unir les
énergies et avec une telle synergie parler plus positivement d’une réelle
protection de l’environnement, de renaturation de l’Hermance et tant
d’autres sujets, qui somme tout devraient être traité d’un commun accord et
non avec des vues divergentes. A l’heure actuelle, bien qu’il y ait deux
représentants (Romain Gindre et Jean-Louis Berthet)
de la société de pêche au sein du comité de la Fondation, il n’y a, aux yeux
du public, aucune activité concrète. Elle donne l’exemple suivant : Le 2
octobre 2004, avait lieu sur le Canton un Grand Nettoyage. Vingt communes
avait participé sous les formes les plus diverses à cette initiative sous
l’égide d’Environnement-Info. Hermance, pourrait
dès cette année faire partie de cette opération avec le traditionnel
nettoyage des rives, mais également avec le nettoyage du Vallon de
l’Hermance. Anières pourrait également s’associer à la démarche. Voilà une
première activité commune qui pourrait amener d’autres personnes que les
pêcheurs à s’impliquer au sein de notre société. Si cette proposition est
acceptée tant par la pêche que par la Fondation, Lise serait en mesure de
proposer quelqu’un du village, qui pourrait entrer au comité de la Pêche
pour faire le lien entre les deux entités, mais également avec les divers
services de l’Etat, cette personne étant par son travail très proche de ces
milieux de l’aménagement et de l’environnement.
Romain pense qu’à part le nettoyage, il n’y a pas assez de possibilité de
faire quoi que ce soit. Fernand pense qu’il est important de collaborer et
trouve que la proposition est intéressante.
Peter estime qu’il n’y a plus rien à faire avec l’Etat pour pouvoir
s’impliquer dans la gestion de la rivière.
André préconise que le comité poursuive la démarche en se fixant cet
objectif pour cette année.
11) Divers : Peter relève le fait qu’environ huit annonceurs ont
arrêtés et qu’il faudrait en retrouver au moins autant pour le journal. Il
fait donc appel à tous dans ce sens et rappelle
qu’une annonce coûte CHF. 100.- pour trois parutions par an.
Lise informe Balthazar que la société de pêche a apporté son appui et son
expérience pour l’organisation de la Coupe Balthazar durant les deux
premières années. Le comité a donc décidé que cette tâche n’entrait plus
dans le cadre des activités de la société estimant que Balthazar et son père
étaient en mesure de gérer seul ce concours.
La séance est levée à 19 heures 40
NOS POISSONS
Plan de
menu pour silures
Des savants roumains ont étudié les préférences
dans le choix de nourriture des silures. Pour cela ils ont vidé les estomacs
de 2250 silures de différentes tailles, pêchés dans le Danube. Il s’est
avéré que leur contenu se composait de: 50 % de poissons, 30
%
d’insectes de toutes
sortes, le 20 % étant constitué de crabes, d’écrevisses, de moules ou
d’escargots. Les résultats d’analyses, semblables dans d’autres cours d’eau,
ont donné de résultats pareils.

LA PAGE DES SOCIETÉS DU VILLAGE
Hiver
2004-05
Comme chaque
année, la saison hivernale n’est de loin pas la plus reposante.
Tout d’abord, il y a eu le traditionnel concert de Noël (dédié à Sophie qui
n’a pu jouer), qui, en ce mercredi 15 décembre, a rempli l’Eglise
d’Hermance. Les morceaux étaient variés (il y en avait pour tout les goûts)
et entrecoupés par des poèmes récités par des musiciens (bravo à tous mais
la note d’humour et l’intonation d’Alexandre pour « Laissez-moi chanter
Noël» m’ont bien fait rire !). Les musiciens ont été bien récompensés par
les nombreux applaudissements entre les morceaux et à la fin de la
prestation.
Le lendemain, par un froid de canard, l’UIH a
donné une petite aubade dans le préau pour le Noël des enfants. Ambiance
sympathique entre les jeunes musiciens, puisqu’ils avaient organisé une
fondue fromage sur le muret au terme du concert.

Puis, le 22 janvier, les
élèves de l’école de musique ont montré leur talent devant un petit parterre
de parents. Bravo pour leur travail mais pour les spectateurs, c’était
presque un peu trop long. Même les musiciens de l’UIH
se sont donnés à coeur joie, par petits groupes, durant le repas. Un grand
merci aux cuisiniers et aux personnes qui ont donné un coup de main pour que
cette soirée soit réussie.
Et enfin, la semaine suivante, les fans de ski ou de montagne, ont apprécié
la convivialité du Chalet la Bruyère: froid mais neige excellente!

Les petits «plus »
- Pendant une répétition
Il fait chaud. Gérard : A 35. Il faut comprendre: à la mesure 35
et non 35 degrés.
-- Après un morceau bien joué
Gérard: «Tout marche ». Et les musiciens étaient contents. Ce n’était pas un
compliment mais il fallait sortir le morceau « Two
marches ».
- Bienvenue à Emilie (flûte), à Mathieu (batterie) et à Pierre (cornet à
pistons).
- Bon rétablissement à Emilie et à Sophie.
-Beaucoup d’ anniversaires à fêter en janvier et
février, donc plusieurs fois des gâteaux à déguster en fin de répétitions.
- Merci à Hilde pour sa fidélité pendant presque
20 ans. Il y aura un vide dans le rang des saxophones mais une supportrice
de plus!!
- Félicitations à Bernard qui, nous l’espérons, initiera vite
Michaél à la musique.
Sylvie Rochat / 12.3.2005
CONNAISSANCE
DE LA PECHE
Pas de vifs
—
pas de prises
En ce qui concerne la pêche en mer, on peut prendre ses précautions: des
calamars sortis du bahut de congélation par exemple. Les Anglais utilisent
la seiche depuis très longtemps pour la pêche en mer, mais également les
Norvégiens. Même dans la mer Baltique, cet animal exotique peut vous
dépanner mieux qu’on ne le croit. (Vu que les calamars ont, par rapport à la
pieuvre, dix bras au lieu de huit, très durs et tenant extrêmement bien à
l’hameçon).

Ils dégagent une forte odeur, laquelle les rendent très attractifs pour les poissons de mer. On peut utiliser les calamars de différentes façons: en lanière pour les poissons plats, l’arrière train complet, par exemple, pour la lingue ou le congre ou également entier quant ils sont un peu plus petits. Les calamars sont des leurres peu ingrats: faciles à mettre même pour quelqu’un sans expérience, ils tiennent solidement à l’hameçon même dans des courants très forts ou des touches ratées. Ils peuvent être conservés dans le congélateur une éternité et coûtent finalement pas trop cher. En combinaison avec un morceau d’un autre poisson, le calamar est l’un des “tops” des appâts Dans la Méditerrannée ou aux Iles Canaries, pour la pêche depuis les récifs, il a d’ailleurs sa place depuis fort longtemps.
Car les nombreux petits poissons qui peuplent les récifs n’arrivent pas à l’arracher de l’hameçon, de ce fait il est clair que le calamar est très sélectif pour attraper des poissons d’une taille respectable. Les dorades, orphies et perches n’arrivent pas à passer à côté des calamars. Celui qui pense alors que le calamar est pour les poissons de l’Atlantique nord un être exotique, se trompe. Il existe même de nombreuses espèces de calamars dans les mers du nord, mais ils sont beaucoup plus petits que leurs cousins du sud. C’est d’ailleurs pour cette raison ils n’ont jamais été commercialisés. Mais ils existent et les carnassiers des côtes norvégiennes sont des gourmets et savent apprécier un bon morceau de calamar. Ils sont absents dans la mer Baltique … — —, mais cela n’empêche pas les bonnes prises!

SECTION
JUNIORS
Récit d’un dimanche
d’ouverture de pêche à la traîne d’un junior de L’Hermance
Dimanche 16janvier 2005, 6h30 du matin, il fait nuit et je monte sur mon
bateau en rade de Genève, pour me lancer pour la première fois à poursuite
de la truite de lac à la traîne.
Mon excitation est à son comble. Le temps d’enlever la bâche, de tout ranger et de mettre en marche les feux de bord et le moteur, je pars en direction de Port-Choiseul, me faisant plusieurs fois doubler par des Quicksilver affichant 80 chevaux rugissants.
J’atteins Versoix au lever du jour, signe du top départ de la permission de pêcher, quand je mets pour la première fois à l’eau les fameux écarteurs, un petit modèle, sur lesquels je place deux lignes, puis j’installe encore deux cannes, ce qui me fait quatre lignes en tout à l’eau. Une fois monté le signe de traîne, je démarre cette nouvelle expérience de pêche en direction de Coppet, par le milieu.
Le soleil ne perce pas, et un brouillard plane au-dessus de ma tête et sur les eaux calmes, un vrai lac d’huile, quand soudain à quinze mètres sur tribord vers le large, une magnifique truite chassant en surface fait le dos rond hors de l’eau en poursuivant sa proie. Elle fait au moins quatre-vingt centimètres voilà qui est encourageant.
La température de l’air flirte en dessous du zéro et il neigeotte, mais je n’ai pas froid, mon sang sans doute réchauffé par la perspective d’une capture d’au moins un spécimen de ce magnifique poisson, qui fait encore défaut dans mon palmarès.
Vers dix heures je n’ai
toujours rien dans ta filoche,
et je m’en vais à Corsier Port pour embarquer un
copain venu me rejoindre.
Tout de suite après qu’il soit monté à bord, surgissent deux gardes-pêche
sur leur bateau gris qui s’approchent pour nous contrôler. Après les
vérifications d’usage,
un « en ordre » est apposé sur mon tout nouveau permis de pêche et un
aimable salut lancé par-dessus bord. Nous mettons maintenant le cap sur
Founex, transversalement. Arrivés là-bas,
toujours rien, mais ma détermination ne faiblit pas.
C’est en retournant sur Corsier Port, pour
ramener mon camarade, à peu près vers le milieu du lac, que l’attaque se
produit. Une touche franche, bien visible, agite l’extrémité de ma canne,
une « Atlantide » bonne à tout faire, ma première
canne, que j’avais achetée Chez Nestor à mes débuts. Au bout du fil, une des
deux cuillers ”swiss salmo
perle” achetées la veille au “Fil de l’eau”. Mon coeur bat, pourvu que ce ne
soit pas un paquet d’algues ou une casquette tombée à l’eau qui
sont pris dans les hameçons.
Enfin, quand je l’aperçois, encore lointaine, ma joie éclate. Après mon
premier fliochage moteur en marche, la belle est
dans le bateau. II est midi et j’exulte. On danse à bord.
C’est un beau poisson d’environ cinquante centimètres qui est piqué dans le
haut du palais.
Aussitôt je téléphone à des amis adultes partis pêcher plus haut sur le lac.
L’un se trouve vers Rolle et a déjà trois prises,
d’environ quarante centimètres chacune, tandis que l’autre est encore pomme
vers Nyon malgré une vingtaine de cuillers alignées derrière lui. Comblé par
ma première prise, je décide de faire route vers Genève pour rentrer chez
moi prendre un bon déjeuner bien mérité, sans cesser d’admirer ma première
truite de lac, là dans le bateau.
Balthazar Witzig
NATURE

Rude, rude
l’hiver 2004— 2005 !!!

Photos de Christian
Louvrier (le Loulou quoi)
VOYAGES /
VACANCES
FASCINATION PERCHES
Des perches au milieu de la Baltique? Naturellement et ceci vers les îles
Haland, entre la Suède et la Finlande. Pourtant,
les îles sont plutôt connues pour la truite de mer, le brochet et surtout le
saumon. Car chaque année, au mois de mai, la côte ouest est le lieu d’un
grand rendez-vous de pêcheurs à la traîne. En l’an 2000 un saumon de,
tenez-vous bien, 23 kilogrammes a été capturé pendant ces journées de
Trolling (traîne) Cette époque est également le
début de la saison du brochet. Le record de 15,400 kilogrammes date de 1996.

Mais aujourd’hui on ne voulait pas parler de truite, saumon ou brochet, mais plutôt de la perche, très présente en automne. Sur Aaland vous trouvez plus de 2000 cabanons et maisons de vacances, les uns plus beaux que les autres et à des prix acceptables. Chacun trouvera ici la maison de vacances de ses rêves. Avec chaque cabane ou maison vous avez un bateau à disposition, équipé la plupart du temps avec un moteur cinq chevaux.

La région des perches est le Lumparland à l’est de Aaland. Sur les monts du Lumparn, comme chez nous sur les monts de Corsier, se tiennent alors volontiers les perches. Le Lumparn est un cratère de météorite d’environs 30 mètres de profondeur.

Pour la première sortie du pêcheur-touriste, il
est préférable d’engager un guide, car dans la multitude des roches il
faudrait beaucoup de chance pour trouver toute de suite les cachettes des
perches. Ici on pêche surtout avec des twist ou poissons en caoutchouc. Le
gros problème étant que le leurre n’arrive jamais jusqu’au fond vers les
plus gros poissons, il se fait toujours attraper lors de sa descente. Le
record de la région est tout de même magnifique..., une perche de 2,153
kilogrammes.

NOS POISSONS
Les
truites fario sont bêtes, mais difficile à
pêcher
Soyons honnêtes, la truite de nos rivières ne fait pas partie des poissons
les plus intelligents. Peu importe ce qui tombe dans l’eau, insecte ou
mégot, ver ou cuillère, d’abord on avale, le tri se fera plus tard. Mais
pourquoi a t’on autant peine à les attraper? Les
farios sont
peut-être pas très intelligentes, mais elles ont une excellente vue. C’est
alors qu’entre en ligne de compte l’habitude du pêcheur: une bonne place est
presque toujours pêchée depuis le même endroit. Si quelque chose bouge de ce
côté, les truites savent alors que quelque chose d’indigeste va tomber à
l’eau. Celui qui attaque le même trou par l’autre côté, a de bonnes chances
de réussite. Le vieux jeu recommence alors: quelque chose tombe à l’eau et …
gloups
… — —
—
NOS POISSONS
FASCINATION BROCHET
Un poisson magique, qualifié assez souvent de beau, sauvage, glouton,
puissant, majestueux ou dangereux. Beaucoup d’histoires sont liées à ce
carnassier, au bec de canard, rapide comme une flèche. Il est certainement
le poisson préféré de beaucoup de pêcheurs. C’est aussi le poisson qui peut
se pêcher en utilisant de nombreuses méthodes.
La question la plus important que se pose le pêcheur est: où aller et quand?
Celui qui se pose cette question a tout compris du brochet et de ses moeurs.
A quoi sert le plus moderne, et le plus cher, des poissons nageurs, s’il se
fait promener dans une eau sans brochets? Ou la canne
dernir cri, “faite main”, qui nous aide à lancer notre vif ou notre
poisson mort très, très loin, si le brochet se trouve tout près du bord?
Pour attraper des brochets, il faut d’abord les trouver. Mais ces gaillards
se retrouvent, au fil de l’année, dans différents biotopes. Dans les livres
spécialisés, le brochet est souvent classé comme un poisson préférant les
zones côtières. Mais ce n’est pas toujours valable.

Dans les grands lacs,
avec d’énorme bancs de poissons blancs ou de
perches, les brochets se concentrent sur ces proies,
qu’ils peuvent facilement suivre. Pendant les belles soirées d’été, dans les
petits lacs, on observe, souvent, un grand “splash”
au large: les rotengles, qui montent à la surface pour se nourrir
d’insectes, deviennent une proie facile pour les brochets. Dans les lacs où
les brêmes sont très nombreuses, les brochets
les poursuivent volontiers dans les profondeurs. Au printemps, on les trouve
surtout près du bord, dans des eaux de faible profondeur, ce qui explique la
terreur de tous les petits poissons!

Les brochets frayent surtout dans la végétation côtière. Mais dans beaucoup de grands lacs ou les lacs de montagne, cette végétation est absente. Les brochets choisissent alors des récifs ou des monts recouverts d’algues. Il peut très bien arriver qu’un brochet né dans un de ces milieux, ne connaisse jamais la côte. Ceci n’est pas sans conséquences pour le pêcheur. Il n’est pas forcément obligatoire d’offrir ses leurres tout près du bord, encore moins quand l’hiver est rude, la période de frai se poursuivant jusqu’au moi de mai. Les brochets se trouvent alors près de leurs frayères. En principe, on ne pêche pas le brochet pendant la période du frai.

Très souvent, à l’ouverture de la pêche, nos amis sont déjà partis! Si le brochet chasse au large, la traîne s’impose, afin de pouvoir couvrir une importante surface, sinon il faut fréquemment changer d’endroit. Pour la traîne, il est très important d’essayer différents leurres à différentes profondeurs. Plus tard, quand les poissons blancs viennent à leur tour frayer à proximité du bord, les chances reprennent! Fatigués par les efforts du frai, un peu à l’écart de la cohue, certains poissons deviennent une proie facile pour les brochets. Finalement, c’est la teneur en oxygène de l’eau qui défini le comportement des brochets.

A partir de 4 milligrammes d’oxygène par litre, les brochets ont assez d’air
pour respirer. Pour cette raison, il est très difficile de préciser avec
exactitude, surtout dans les grands lacs riches en oxygène, où se trouvent
les carnassiers. Il est tout à fait possible, qu’en plein été, vous ayez
attrapé un brochet par 20 mètres de profondeur, ou plus. La pêche en eaux
profondes n’est pas à la portée de tout le monde sans une bonne connaissance
des lieux de pêche.

Dans les petits lacs, aux fonds visibles, on a toutes les chances de les sonder les uns après les autres. Mais quels sont ces lieux de pêche? Le plus important est sans aucun doute le bord, là où le lac tombe dans les profondeurs. On peut également, cela vaut le coup d’essayer: dans les algues, les roselières, les champs de nénuphars. Pour le brochet, ces environnements sont de parfaites caches pour guetter le petit poisson. Autres endroits où l’on a des chances de rencontrer des brochets: les petites presque îles, ou plutôt les langues de terre qui s’étendent vers le large, sous l’eau. D’ailleurs, soit dit en passant, les brochets ne sont pas forcément solitaires! Ca ne veut pas dire qu’ils vivent en bancs. Mais à certains endroits, stratégiquement intéressants, comme les goulets, ils peuvent très bien s’arranger pour chasser à plusieurs. On a même observé une douzaine de ces carnassiers surveillant l’embouchure d’une petite rivière. Une autre règle concernant la pêche au brochet, également valable pour d’autres poissons, plus la température de l’eau baisse, plus ils se tiennent en profondeur.

A propos de température:
apparemment ni le chaud, ni le froid, n’empêchent le brochet d’avaler un bon
repas! Malheureusement, la plupart de nos lacs manquent d’oxygène, de ce
fait les brochets n’habitent plus les rofondeurs.
Mais, même dans ces lacs, ces carnassiers doivent manger, préfèrent-ils le
matin ou le soir? Les livres, ou plutôt leurs auteurs ont certainement
raison quant ils prétendent que les brochets bouffent tout ce qui leur passe
devant le bec! Des poissons, mais également des souris, des serpents, ou de
jeunes oiseaux aquatiques, et ce qui est étonnant: des poissons blancs de la
grosseur d’un doigt. Des vairons, et même des épinoches prennent le chemin
de
l’estomac des brochets. Ce qui expliquerait que de temps à autre, les
brochets ignorent complètement nos leurres.

Ceci n’est heureusement pas valable en eau libre, où chassent les gros brochets. Là, un leurre de 25 centimètres, ou plus, est toujours le bienvenu.

Un truc pour repérer où se trouvent les brochets: le vent. Car où ça souffle fort l’eau est plus oxygénée. Alors c’est simple: vent du nord = on pêche au sud! Encore un mot à propos de la température: la température optimale pour le métabolisme du brochet est de 19 degrés. Ce qui veut dire qu’à cette température ils digèrent plus vite et, de ce fait, mangent plus!

CONNAISSANCE
DE LA PECHE
La pêche
—
très populaire en
Chine !!!
Très mal vue pendant la révolution culturelle sous Mao
Tse Tung, parce que c’était un signe de
la bourgeoisie, la pêche connaît depuis quelques années un boom sans
précédant en Chine. Depuis un certain temps, on peut observer de plus en
plus de pêcheurs au bord de l’eau et leur nombre est, paraît-il, en
constante augmentation. Les rivières et lacs de la Chine sont très
poissonneux. Les pêcheurs sportifs cherchent surtout les carpes,
représentées par plusieurs espèces dans la république. Même le tourisme de
la pêche augmente et ce sont avant tout les japonais et les américains qui
se déplacent en Chine pour pratiquer leur hobby.
VIE DE LA
SOCIETE
L’OUVERTURE DE LA
PECHE EN RIVIERE
Mais oui, mais oui, le samedi 5 mars était bien le jour de l’ouverture de la
pêche en rivière, et ceci comme on le dit, contre vents et marées. Cette
année, le tout Genève de la pêche et de la politique, s’était
donné rendez-vous sur les rives de l’Aire “New
Look”! Pas tout à fait, car quelques irréductibles
hermançois ont bravé le froid pour tenter de faire sortir, en vain,
une truite de sa cache hivernale. Néanmoins notre président, Romain Gindre,
nous en a ramené une, d’une espèce blanche, apparemment très rare, mais que
nous n’avons pas eu le temps d’identifier avec certitude: elle a fondu
pendant l’apéro! En parlant de l’Aire et de truite, je me suis laissé dire
que pour l’occasion de ces festivités, on y a remis des poissons ayant déjà
la mesure??? Un privilège refusé depuis des années à la société de pêche
“L’HERMANCE”, pourtant prête à mettre la main au porte-monnaie pour mettre
sur pied une opération de ce genre!

Cette année, la salle
communale étant occupée par les pompiers, c’est donc à la cure, que pêcheurs
et amis de la société se sont retrouvés à partir de 11 heures, (un grand
merci à la Paroisse Catholique d’Hermance), pour un apéritif, offert par la
société, suivi d’un bon repas: une succulente fricassée genevoise
accompagnée de nouilles, préparée par notre traiteur André
Vidonne. Lise y a rajouté la salade et le
dessert, (une salade de fruits). Le tout très apprécié par la quinzaine de
participants. Les traditionnelles parties de cartes, (avec les non moins
traditionnelles engueulades), ont clos une bien belle journée, avec ma fois,
un peu moins de monde que d’habitude. Mais tout cela va bien naturellement
changer en 2006, tout comme la réglementation entre la Suisse et la France!

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